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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 18:30

caddie blog

Si nous avions eu encore quelques illusions sur ce que nous avalons au cours de nos repas, les deux dossiers de Marianne et du Point de la semaine dernière nous les auraient enlevées...

Ainsi, le prix étant la seule obsession des distributeurs, les industriels de l’agroalimentaire ont laissé la qualité sur le bord de la route ! Alors, on pourrait nous rétorquer qu’il fallait s’en douter et qu’il n’y a là aucun mystère : plus le prix est bas, plus la qualité s’en ressent ! Cela est mathématique. Mais moins de qualité, cela équivaut-il à aucune qualité ? Car en lisant les articles de ces deux hebdomadaires, on bascule carrément dans le mauvais, tout ce qui se fait de pire en matière de consommation. Et bien évidemment, on a encore à l’esprit la fraude des lasagnes au cheval... Mais d’autres exemples sont cités : du curry qui contient du jaune de méthyle, des faux fromages dans les hamburgers, du porc gavé aux antibiotiques....

Alors, dès qu’un scandale éclate, on se détourne des produits incriminés, on les boude pendant quelques mois puis lentement, la publicité aidant, on y revient....

Les revues notent la diminution sensible des petits commerces : le poissonnier, le boucher, le fromager... Ceux qui restent, connaissent un énorme succès, ce que l’on peut comprendre. Certains de ces artisans donnent dans le haut de gamme ; si l’on peut espérer trouver la qualité, il faut bien avouer que les prix s’envolent. Alors certains peuvent fréquenter ces boutiques quotidiennement, d’autres se feront plaisir à certaines occasions et pour d’autres, beaucoup d'autres, ils ne pourront que saliver devant les vitrines appétissantes...   

Alors, oui, pour de nombreuses familles, la grande surface est devenue incontournable pour des raisons de budget. Car l’idée de départ était simple : acheter en grandes quantités permettait de faire baisser les prix. Mais qui pouvait se douter que peu à peu la course au profit allait prendre le dessus, conduisant à la malbouffe ? Parce que les enquêtes amènent à ce constat amer !  

Pour ne pas plomber complètement l’ambiance, les magazines exposent quelques partenariats avec des entreprises artisanales bio qui donnent de quoi espérer. Ouf, nous pouvons respirer ! Mais attention que ces exemples ne soient pas qu'un simple affichage pour mieux nous faire ingurgiter des produits bas de gamme. 

 

Les consommateurs ont toujours la possibilité de privilégier des produits, non pas pour le prix mais pour la qualité, à condition qu’ils soient informés de ce que contiennent leurs assiettes. Et cela est une autre histoire... 

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 15:35

femme à la robe rouge - blog

Alors qu’en France, l’égalité entre les hommes et les femmes est encore loin d’être atteinte et que dans certaines parties du Monde, les droits des femmes sont menacés, on assiste ici et là, à l’expression de leur détermination ou de leur révolte.

La grève des femmes au journal Les Echos, le vendredi 7 juin, en est la dernière illustration. Cette grève des signatures a pour but d’attirer l’attention sur le fait qu’elles sont sous-représentées dans la hiérarchie du quotidien. Il est possible que ce mouvement d’humeur soit repris ailleurs, dans d’autres entreprises où les postes de cadres supérieurs sont largement occupés par la gente masculine. Quelques femmes ont réussi à s’imposer, telle Nadine Nougayrède qui a pris la tête de la rédaction du Monde en mars dernier, mais elles sont encore trop rares pour crier victoire. Du reste, deux entreprises ont ouvert le bal des sanctions financières pour non respect de la parité hommes-femmes, ce qui pourrait favoriser d’autres rébellions féminines...

En matière politique, deux femmes ont réussi à s’imposer dans la bataille pour la Mairie de Paris : Anne Hidalgo pour le Parti Socialiste et Nathalie Kosciusko-Morizet pour l’UMP. Ces deux femmes de caractère ont bien l’intention de montrer qu’elles ne seront pas uniquement la touche glamour pour la Capitale. Elles ont chacune du tempérament et nul ne doute que les débats seront animés...

Ailleurs, à Berlin, une autre femme, la Chancelière allemande, Angela Merkel, s’est imposée à la tête de la zone euro. Elle a endossé le costume de gardien du temple budgétaire et même si sa rigidité n’est pas appréciée, elle souffle le chaud et le froid sur les État européens...

Ces derniers mois, d’autres femmes que l’on n’attendait pas, ont grimpé sur le devant de la scène avec plus ou moins de violence. Il s’agit de la loi sur le mariage pour tous qui a enflammé une partie de notre Société. La Garde des Sceaux, Christiane Taubira, a porté cette loi avec une conviction qui a suscité l’admiration. Elle a su s’affirmer devant l’Assemblée Nationale et ses discours ont été applaudis.

L’opposition au mariage pour tous a mis sous le feu des projecteurs deux femmes : Frigide Barjot et Béatrice Bourges. La première que l’on connaissait dans un tout autre registre, a réussi à mobiliser sous la bannière, la Manif pour tous, des centaines de milliers de manifestants dans les rues de Paris et de Province. Le mouvement a fini par lui échapper et elle s’en est allée vers d’autres cieux, une formation, l’Avenir pour Tous, qu’elle espère voir prendre le relais de la contestation. Quant à la deuxième, Béatrice Bourges, l’autre égérie de l’anti-mariage gay et porte-parole du Printemps français, semble vouloir poursuivre le combat, alors que son mouvement est menacé d’interdiction...

Les FEMEN, ces combattantes jusqu’au-boutistes, ont beaucoup fait parler depuis le début de l’année ; dans l’enceinte de la cathédrale Notre-Dame de Paris pour dénoncer le "fascisme", devant la Grande Mosquée de Paris en brûlant un drapeau salafiste, à Berlin en opposition à la venue du Premier Ministre tunisien, à Kiev pour se moquer du Divorce du Président Russe, Vladimir Poutine. Rien ne semble les décourager et trois d’entre-elles viennent d’être emprisonnées en Tunisie suite à leur manifestation seins nus en plein centre de Tunis, en soutien d’une autre Femen, Amina.

En riposte, d’autres jeunes femmes ont organisé un mouvement Les Antigones, toutes de blanc vêtues... Si leur seul but est de faire de l’anti-FEMEN, leur mouvement arrivera-t-il à se démarquer ?

D’autres femmes moins médiatisées, des mères de famille, ont voulu aussi faire entendre leur voix pour dénoncer la violence dans les quartiers nord de Marseille, réclamant sécurité pour leurs enfants. D’autres femmes l’ont fait aussi en Corse avec défilé et pétition, réclamant la fin de la spirale de la violence. Seront-elles entendues ?

Et pour finir, cette image de la femme en rouge devenue le symbole de la révolte en Turquie. Cette jeune femme, fragile et désarmée, faisant face à un jet de gaz lacrymogène semble ignorer la violence qui l’entoure. Elle résiste simplement... Sa photo a fait le tour de la toile, la voici devenue une icône d’un combat pour plus de liberté...

 

Ainsi, est-on face à une lame de fond qui va entrainer les femmes au cœur des sociétés, leur donnant enfin la place qu’elle mérite ? Ou ces revendications seront-elles sans lendemain ? L’avenir, comme toujours, le dira....  

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 07:23

Il est un sujet qui a su évoluer avec le temps, mais, qui pour autant, ne se démodera jamais : les relations mère et fille. Un sujet qui a de plus toute sa place sur ce blog étant donné qu’il est réalisé par justement une mère et sa fille. Ce lien si fort et parfois destructeur est le sujet de nombreux films (LOL avec Sophie Marceau par exemple), de séries (Clémence, une adolescente qui devient mère à son tour), de livres de psychologues, mais aussi de personnages publics comme le « tu seras une femme, ma fille » de Nathalie Rykiel, la fille de la célèbre Sonia Rykiel, directrice de la marque éponyme. Et puis parfois ce sujet sort de la sphère purement privée pour exploser aux journaux télévisés de 20h, comme avec l’affaire de l’héritière du groupe L’Oréal, Liliane Bettencourt et sa fille. Leur querelle concernant la mise sous tutelle de la milliardaire nonagénaire a retenu la Une de l’actualité quelques mois, mère et fille se lançant dans des explications par journaux interposés.

Selon un article, publié par le magazine l’Express Style, il y a plus de trois ans, les relations mères filles auraient changé depuis les années 70. Suite au fameux mai 68 ? Où toute une génération a voulu instaurer une relation « amicale » avec ses enfants. Une rupture avec leur propre éducation qui se voulait plutôt stricte ?

Avant cette date, l’hebdomadaire affirme qu’avoir une fille était plutôt synonyme de malédiction pour une mère car elle lui transmettait la condition de la femme à l’époque, les risques du viol ou de mourir en couche. On a pourtant du mal à croire en une telle généralité. Mais, depuis l’émancipation des femmes, avoir une fille n’aurait plus le même sens. Au contraire, aujourd’hui le conflit intergénérationnel entre enfants et adultes tend même à se réduire considérablement. Les premiers sont de plus en plus précoces et veulent grandir trop vite, les seconds veulent rester jeunes plus longtemps. Il n’est donc pas rare de voir une mère et une fille échanger leur garde robe, pouvoir se parler très franchement de sujets mêmes intimes. Notre maman devient dans de nombreux cas notre meilleure amie. Avec l’avantage qu’une mère ne vous laissera jamais tomber, vous aimera toujours quoi qu’il puisse arriver et vous connaisse mieux que n’importe qui d’autre. Un modèle, une confidente, un repère, la mère a des rôles plus que primordiaux à jouer.

Mais parfois ce lien peut être fusionnel jusqu’à en devenir malsain. Pour certaines mères il s’agit de contrôler les fréquentations de sa progéniture, pour d’autres se mêler de tous ses choix de vie. Derrière tout cela, les psychologues y voient un amour infini, la peur que son enfant puisse s’accrocher aux difficultés de la vie, puisse souffrir. Ils y voient même dans certains cas une envie de posséder son enfant, ou de ne pas vieillir… Peu importe ce qu’il y a derrière, ce cordon doit un jour ou l’autre être détaché. Parfois il est tranché dans la douleur, parfois les fils s’effilochent naturellement et en douceur. Il n’existe pas de recette miracle ou de guide du bon parent. Chacun est un être humain avec ses qualités et ses défauts et on n’a pas d’autre choix que de faire avec.

 

Mais bon, même si ce lien est trop fort et empêche parfois au conjoint d’occuper une place à part entière, au moins cela prouve qu’il existe, non ?

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 10:44

feu voiturePour nos sociétés modernes, la violence qui s’invite sans arrêt sur nos écrans et dans nos vies, nous est de plus en plus insupportable. Les scènes qui s’offrent à nous, dont la dernière en date – le massacre à la machette d’un militaire anglais dans un quartier de Londres – nous épouvante. A chaque vision d’horreur, nous nous sentons agressés et nous oscillons entre peur et révolte. Ces sentiments éprouvés qui s’entrechoquent sont humains, tellement humains...

Chacun s’identifie aux victimes et le sentiment d’insécurité progresse.

Car la violence est partout : de la violence verbale aux actes terroristes en passant par des actes de délinquance, des actes d’incivilités et autres règlements de compte. Et puis la violence économique s’invite aussi dans le débat ; des ouvriers jetés hors de leurs usines sans ménagement et qui répondent à leur tour par des destructions et parfois, par des agressions.

Les chiffres devraient être là pour nous rassurer : les homicides sont en baisse constante. Et nous sommes loin de la violence de certaines parties du monde ou même des périodes de notre Histoire.

Mais l’angoisse est là. Alors, tout est bon pour faire des raccourcis, des amalgames et certains s’en font le réceptacle avec la risque de créer une bombe à retardement.

Car ne nous laissons pas abuser : nous sommes tous des victimes potentielles. C’est une violence à l’aveugle qui ne connait pas la couleur de peau, le statut social et la religion. Personne ne peut se prétendre à l’abri et donc, il revient à tous de s’en préoccuper.

Les discours sur la misère sociale ne sont plus audibles, même si les problèmes économiques expliquent aussi la violence. Mais pas seulement... Il y a des violences gratuites, des envies de se défouler pour certains, des réseaux mafieux, des problèmes d’intégration, d’assimilation... Personne ne peut les nier et à l’inverse, des populations se sentent reléguées, discriminées et cela aussi est à prendre en compte.

Comme quoi, la violence a plusieurs visages et elle doit être traitée. Pas facile, surtout en période de crise. Les fameux « il n’y a qu’à » « faut qu’on » trop souvent lancés en l’air mais la réalité est plus compliquée. Et surtout plus onéreuse. Car le nerf de la guerre, comme toujours, est bien là. Faute de moyens, les problèmes restent et empirent...

Car à laisser faire, la violence s’enkyste et d’une violence, on bascule dans une autre, de plus en plus grave, jusqu'à pouvoir embraser toute une société. Et qui aurait à y gagner ? Personne, hormis ceux qui attendent le chaos...

Alors, oui les discours de fermeté sont indispensables, les moyens sur la sécurité le sont encore plus. On dit la Justice trop complaisante, un sentiment d’impunité règnerait parmi les délinquants. Puis on apprend aussi que beaucoup de peines prononcées ne sont pas appliquées et que les prisons débordent.

La prise en compte des victimes est là aussi essentielle. Trop souvent, on entend dire que celles-ci sont encouragées à ne pas porter plainte pour ne pas faire gonfler les statistiques. Un fantasme selon les forces de l’ordre, mais cela se propage partout et c’est mauvais. Car il faut bien se dire que derrière une victime, il y a tout un entourage qui va être contaminé par la peur. Au bout du compte, une bonne partie de la population vit dans la hantise de l’agression.

Et puis, tous les problèmes sociaux qui ne doivent pas être négligés car eux aussi sont porteurs de violence. Le chômage qui détruit des familles, la misère qui s’installe, le sentiment d’être abandonnés par les pouvoirs publics. Tout cela forme un cocktail explosif...

Alors oui, la violence est là, bien ancrée dans notre société. Mais elle n’est ni irréversible, ni non plus à chaque coin de rue. 

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 09:01

On a beau avoir été prévenues des centaines de fois que les contes de fée n'existaient pas et qu'il ne fallait pas s'attendre à tomber sur le prince charmant, une petite part de nous n'a jamais pu s'empêcher d'y croire. Alors, quand une histoire, digne de Charles Perrault ou des frères Grimm, se réalise pour de vrai, on ne peut que s'en émouvoir et se passionner pour elle.

 Et c'est un peu ce qu'est devenue aux yeux du monde entier, l'union entre Kate Middleton, la roturière, et le futur roi d'Angleterre. Depuis ce mariage, suivi par des millions de personnes, cette jeune femme n'a cessé de fasciner. Ses moindres faits et gestes s'affichent, au moins une fois par semaine, à la Une de tous les tabloïds (on se rappelle des photos volées d'une Kate topless durant ses vacances en France), ses tenues vestimentaires sont décortiquées régulièrement dans tout bon magazine de mode qui se respecte et copiées par toutes les lectrices, au point de provoquer des ruptures de stock des moindres leggings ou robes portés par la princesse.

 La duchesse de Cambridge est passée en quelques mois du statut d'anonyme à celui de véritable phénomène, qui porte même un nom : "la Kate-mania".

D'où vient cette fascination pour cette belle jeune femme qui a dépoussiéré la vieille monarchie anglaise en y apportant un souffle de modernité, de classe, de douceur et de bonne humeur ?

 Kate réussit à concilier habilement ses images de princesse et de girl next door (une fille accessible et simple, qui pourrait très bien être Mme Tout-le-monde). Et c'est là sa force. Être une icône glamour et inaccessible, très peu pour elle. La princesse ne nous donne pas l'impression d'appartenir à un monde différent du nôtre, et pour cause, elle en est issue. C'est le genre de fille avec laquelle on se verrait volontiers passer une après-midi shopping et salon de thé, si ce n'était la femme du futur souverain du Royaume-Uni.

 Elle est proche des gens. Aucun cliché d'elle ne la montre autrement que souriante et attentive à son peuple.

 Et chose inédite : elle achète la plupart de ses vêtements aux mêmes adresses que nous. Oui, elle possède une belle collection de pièces Haute-couture (elle est duchesse après tout), mais elle s'approvisionne régulièrement chez les marques plus populaires que sont Mango, Zara ou Gap. Des prix plus à notre portée que ses robes signées Alexander McQueen. Sans compter les photos la représentant en jean faisant ses courses au supermarché comme le commun des mortels. La famille royale est descendue de son trône et vit presque comme nous. Ce qui ne la rend que plus sympathique. Et au final, nous rappelle ce que nous avons tendance très souvent à oublier : ils sont humains.

 Le phénomène Kate n'est donc pas prêt de s'essouffler. Des sites entiers lui sont dédiés et épluchent la moindre de ses tenues proposant d'acheter en ligne ses robes, chaussures, sacs et bijoux. Une publicité qui ferait pâlir de jalousie le plus célèbre des mannequins. Et cela, les grands couturiers l'ont bien compris et font les yeux doux, à celle qui a décroché à plusieurs reprises le titre de femme la mieux habillée d'Angleterre. Le célèbre quotidien de mode américain, Women's Wear Daily, a d'ailleurs lancé comme défi aux plus grands créateurs de créer une tenue pour la duchesse enceinte.

 Décidément, Kate Middleton a réussi un parcours plus que parfait : un mariage somptueux dans une robe simple et chic avec une future tête couronnée, un bébé, un physique de mannequin et la bonté d'une mère Thérésa. Une perfection teintée de simplicité qui a le don d'agacer certains, mais qui fait plaisir à voir, assommés que nous sommes de starlettes sans talents, vulgaires et aux poitrines refaites. 

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 17:26

musique blogUne fois de plus, la France a perdu la 58ème édition de l’EUROVISION avec 14 malheureux points ! Et qui est étonné ? Personne !

Non pas que la chanteuse, Amandine Bourgeois, ait fait une mauvaise prestation ; elle a fait ce qu’elle a pu et encore, avec beaucoup de courage compte tenu de ses problèmes de laryngite.

On a plus l’impression que le combat était perdu d’avance. Déjà, le fait de chanter en français semble pénaliser l’interprète, pour ne pas dire la disqualifier. Alors que l’anglais est de mise pour l’ensemble des chanteurs, nous tenons à faire valoir notre exception linguistique. Avec le résultat que l’on connait.

Du reste, chacun pressentait que c’était plié et pis, il paraissait même vital que l’on ne gagne pas, tant l’organisation d’une telle manifestation est hors de prix. Alors, devoir financer un événement de cette ampleur dont beaucoup se sont détournés serait un suicide fiscal !

Alors, pourquoi continuer à présenter une candidate qui, malgré toute sa bonne volonté, va chercher les profondeurs du classement ?

On peut se le demander car l’audience s’effrite d’année en année et ce sont 2,7 millions de téléspectateurs qui ont suivi le spectacle contre près de 4 millions l’an passé.

Car si tout n’a pas été tenté, beaucoup de pistes ont été explorées pour sortir de l’échec ; des interprètes connues et appréciées du public européen (Patricia Kaas, Anggun), une chanson déjantée des Fatals Picards...  et rien n’y a fait.

Est-ce de la poisse ? Des chansons qui ne collent pas avec l’événement ? La langue française ? Des votes de complaisance entre pays ?

Peut-être un peu de tout cela et on se dit que Marie Myriam, avec son titre L’oiseau et l’enfant en 1977, restera bien seule sur le podium....  

Et maintenant qu’une victoire semble plutôt hypothétique, qui va se lancer dans l’aventure ? 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 09:01

A moins de vivre loin de la télévision, d'internet et des journaux, il n'a presque échappé à personne, que l'actrice Angelina Jolie avait déclaré publiquement avoir subi une double mastectomie (ablation des deux seins) préventive.

 L'information passait en boucle l'autre soir sur la BBC : les raisons d'un tel choix, Brad Pitt témoignant toute son admiration (publiquement encore une fois) à sa femme, le fait que la mère de la célèbre interprète de Lara Croft était morte il y a quelques années d'une tumeur aux ovaires, des chiffres sur son pourcentage de contracter un cancer avant et après l'opération. Tout ce qui en principe relève du privé, maladie et famille, était là, étalé sous nos yeux surpris. On avait plutôt l'habitude des traques entre paparazzis un peu trop curieux et stars criant au respect de la vie privée. Pas cette fois.

 On a beau parfois se laisser aller à acheter la presse à scandale pour se délecter des derniers potins, tranquillement étendus sur notre serviette de plage, il était difficile de savoir comment accueillir une nouvelle aussi grave et aussi privée. Oui, on est malheureusement un peu trop habitués à apprendre les maladies de nos stars préférées, mais parfois dans le but de nous prévenir de leur absence sur scène durant les mois à venir. C'est un peu différent en l'espèce.

 Même le père de l'actrice aurait appris la nouvelle en même temps que nous tous. Ces vedettes vivent sous l'œil des caméras, des photographes en permanence. Leur vie ne semble plus vraiment leur appartenir, ils sont un peu comme des amis que l'on connaîtrait de vue et qui nous feraient partager leurs malheurs et leurs joies. On connaît leurs peines de cœur, leurs infidélités, leurs maladies, leurs amours. La frontière entre leur vie privée et publique est parfois très floue.

 On peut se dire malgré tout que son "coming out" est assez courageux et pédagogique. Angelina Jolie a en effet justifié son choix de révéler son opération pour que les femmes prennent conscience du risque qu'elles encourent et des choix médicaux qui s'offrent à elles. Une campagne contre le cancer plus vraie que nature et plutôt efficace. Certains spécialistes craignent que cette campagne ne crée une sorte de contagion et que des milliers de femmes cherchent à suivre son exemple.

 Alors oui, les raisons de cet étalage sont louables, mais n'y a t-il pas des affaires privées qui mériteraient de le rester ? 

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 18:01

IMGP7013L’affaire des jeunes femmes kidnappées et violées de Cleveland aura été un révélateur de nos sociétés modernes : celui de l’indifférence du voisinage. Comment trois jeunes femmes ont pu être maltraitées pendant une dizaine d’années sans que personne dans le quartier n’ait vraiment eu de soupçon ? Pourtant les maisons de ce quartier résidentiel sont à touche-touche et on se demande comment aucun appel à l’aide n’ait pu être entendu, hormis le jour de leur libération ?

Il fut une époque, pas si éloignée d’ailleurs, où les voisins pouvaient faire preuve, pour le coup, d’une curiosité malsaine. Les commérages allaient bon train et la rumeur enflait, souvent sans fondement. On suspectait untel de tromper sa femme parce que du jour au lendemain, sa tenue était plus soignée et qu’il rentrait tard au bercail, un autre avait dû gagner au loto car il avait subitement troqué sa vieille voiture contre une autre, beaucoup plus luxueuse... Toute anomalie dans le train de vie ne pouvait échapper à l’œil parfois inquisiteur des voisins.

Le voisinage était comme un spectacle de foire où chacun pouvait donner libre cours à son imagination parfois débordante. Bref, dans un même quartier, tout le monde savait presque tout sur tout le monde, pas toujours pour le meilleur, trop souvent pour le pire.

Et puis, les mentalités ont évolué. A présent, les gens qui nous entourent ne nous intéressent pas ou peu. Le voyeurisme s’est déplacé du quartier à la téléréalité ou aux magazines people. On préfère traquer les VIP via les médias plutôt qu’observer ses voisins dissimulés derrière les rideaux. On est très loin de « Fenêtre sur cour » d’Alfred Hitchcock et finalement, par certains côtés, c’est plutôt une bonne chose. Cela évite les ragots qui ont par le passé détruit bon nombre de réputations.

En revanche, dans la situation de Cleveland, un peu plus de curiosité aurait peut-être permis de mettre un terme rapide au calvaire des victimes d’Ariel Castro. Mais, en même temps, comment imaginer qu’un tel drame pouvait se dérouler derrière la façade de cette maison ordinaire ? Cette situation demeure exceptionnelle fort heureusement et donc, inutile de se poser la question sur les maisons de nos quartiers ! Elles ne regorgent pas de jeunes filles emprisonnées contre leur gré...

Malgré tout, il est des situations où notre vigilance peut s’avérer bénéfique. Comme pendant la canicule de 2003 où tant de personnes âgées sont mortes, seules, terriblement seules. Ou ce voisin qui dans une telle souffrance morale, a fini par se suicider, sans que personne n’ait soupçonné sa détresse.

Du reste, certains l’ont compris et l’instauration de la fête des voisins est un succès. Par ce biais, on recrée du lien social, lien qui aurait tendance à disparaître.

Ainsi, on voit bien toute la difficulté de ne pas s’immiscer dans l’intimité des voisins par pure curiosité, celle qui n’apporte rien sinon une satisfaction peu glorieuse. Mais il en va autrement de l’attention que l’on peut porter à ceux qui nous entourent et qui pourraient avoir besoin de nous. 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 09:41

Que n’a-t-on dévalorisé pendant de longues années les professions manuelles, réservées aux élèves en échec scolaire ! Et les parents de menacer leurs tendres chérubins de ces filières si les notes tombaient sous la barre fatidique des 10 sur 20... Certes, certains s’y sont dirigés par passion mais ils n’étaient pas légion.

Aujourd’hui, l’heure de la revanche a sonné. Faute de vocation, bon nombre de ces métiers sont en pénurie de main-d’œuvre. La plupart des ouvriers recrutés reçoivent des salaires corrects à faire pâlir de jalousie un étudiant Bac + 3, bac +4... Les bouchers, les menuisiers s’arracheraient presque à prix d’or et leurs employeurs tremblent à la perspective de les voir partir. Car pour l’embauche, c’est un vrai parcours du combattant et pourtant, dans certains secteurs, comme le bâtiment, ils sont prêts à prendre des jeunes et à les former sur le tas.

Et pour ceux qui sont à leur compte, beaucoup d’entre eux ne connaissent pas la crise ! Qui n’a pas attendu des semaines, pour ne pas dire des mois, avant de recevoir le devis pour des travaux d’électricité ou de plomberie ? Et le délai d’intervention est bien souvent de l’ordre des 6 mois ! Certains artisans débordés gonflent leur devis pour décourager le client. Et bien c’est raté, même à des tarifs plus élevés, on cède trop heureux de pouvoir réaliser la salle de bain de nos rêves ou revoir une installation électrique hors norme....

Le bouche à oreille fonctionne à merveille dans ces professions. On veut tel professionnel dont le travail est soigneux. Une réputation est un gage de succès et aussi de délai plus long pour le client.

Parfois même, l’artisan est attendu, tel le messie ! Comme ce fut le cas des couvreurs après les deux tempêtes qui ont dévasté une partie de la France à la fin du mois de décembre 1999.

La consécration vient des cuisiniers qui ont acquis le statut de star grâce aux émissions de téléréalité (Masterchef, Topchef...)

Évidemment, tout n’est pas rose dans ces métiers et certaines entreprises souffrent aussi de la crise. Les carnets de commandes peuvent se vider et c’est la catastrophe...

Malgré tout, ces métiers manuels ont retrouvé aujourd’hui leurs lettres de noblesse et ce n’est que justice. Les parents qui conseillent leurs enfants d’embrasser ces métiers pourraient bien leur faire échapper au chômage de masse qui touche douloureusement notre Pays... 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 17:26

Le secret de la réussite, quel que soit le secteur, aurait-il quelque chose à voir avec l’irrationnel ? Dans les affaires, en matière artistique ou dans le domaine politique, on se pose souvent la question.

Quand on interroge les personnes qui ont réussi dans leur entreprise, elles parlent certes de travail, évoquent le talent mais du bout des lèvres par humilité, mais surtout, elles évoquent le mystère.

Pourquoi un film a remporté un tel succès ? Pour quelles raisons une chanson va-t-elle avoir un retentissement extraordinaire ? Une entreprise commerciale deviendra-t-elle leader mondial ? Une ligne politique apportera-t-elle à un Pays la prospérité ?

Alors, certes, on peut parler d’avoir une bonne idée de départ, beaucoup de travail, de la persévérance et de la passion. Mais avec les mêmes ingrédients, tout comme une recette, on peut aboutir à une réussite comme à un échec. Il est des succès éclatants comme les entreprises AREVA, GOOGLE....  Des chansons populaires comme MY WAY de Paul Anka (adaptation de Comme d’habitude de Claude François) qui a eu un retentissement planétaire, YESTERDAY de John Lennon et Paul Mc Cartney.... Des films légendaires comme MIDNIGHT EXPRESS, LE PARRAIN, LA GRANDE VADROUILLE et tant d’autres...

Comment expliquer ces phénomènes ? La chance serait-elle un élément déterminant ? Peut-être pas, mais elle a une part non négligeable dans l’alchimie créée.

Il y a aussi une question d’opportunité. A un moment précis, telle idée va aboutir et à une autre époque, la même idée s’avèrera un désastre.

Oui, à parler avec un cinéaste, un auteur ou un entrepreneur, on réalise qu’il y a bien une part de mystère dans une réussite. Mieux, il y a même des projets que l’on pensait qu’ils échoueraient et finalement, le succès est au rendez-vous.

Une équipe de recherche de l'Université de Bristol a mis au point une équation permettant d'établir le potentiel de réussite d'une chanson. Mais cela ne marche pas à tous les coups, ce serait trop facile, non ? Le facteur hasard peut intervenir et là, pas moyen de savoir ce qu’il adviendra d’une chanson.

Ainsi, si dans un projet, il convient de s’investir à fond pour sa réussite, il ne faut pas non plus perdre de vue la chance qui, telle une baguette magique, viendra sourire à l’entrepreneur ou au contraire, la poisse qui anéantira tous les espoirs.

Mais c’est aussi cela la vie, une part de mystère qui fait que tout vaut la peine d’être vécu... Ne serait-il pas ennuyeux que les choses obéissent à une règle implacable et qu’il n’y ait de place à aucune surprise, bonne ou mauvaise, qui viendrait mettre son grain de sel ? 

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