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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 10:33

boeing-disparu---blog.jpg

Capture d'écran France24

Le Boeing 777 de la Malaysia Airlines semble s’être volatilisé ce samedi 8 mars dernier !

S’il n’y avait cette angoisse insupportable pour les familles de ne pas savoir, vacillant entre espoir et désespoir, cela pourrait servir de scénario à un prochain roman et une adaptation cinématographique.

Oui, mais il y a cettesituation de détresse et en face, des autorités désemparées, des experts déboussolés, des policiers qui cherchent sans savoir où chercher. Et une imagination débordante pour tenter de combler le vide.

Perdre ainsi tout contact avec un avion semble presque surréaliste. Que font les radars civils et militaires ? Comment peut-on couper manuellement les indicateurs et ainsi se couper du monde ? Pourquoi n’y-a-t-il pas au cœur de l’appareil un système de traçage qui échappe à l’intervention humaine ?

Après, si l’avion a été détourné de sa trajectoire, on se doute bien des difficultés pour le repérer, une zone de recherche qui s’est agrandie de manière démoniaque. La Chine va jusqu’à fouiller son territoire !

Jamais une disparition aérienne n’aura mobilisé autant de forces et de moyens. Même les internautes sont mis à contribution dans l’analyse des images satellites !

Et pour les explications sur cette disparition, c’est le brouillard !

Des enquêtes ont été lancées sur le pilote et le copilote qui semblent tenir un rôle essentiel dans ce possible détournement. Avant, il y avait eu la suspicion sur des passagers qui voyageaient avec des passeports volés.

Après, qu’est devenu l’appareil et ses 239 passagers ?  Atterrissage réussi sur l’une des 654 pistes recensées dans la région ? Amerrissage comme l’a suggéré ce matin sur le plateau d’I-télé Jean Serrat, un ancien commandant de bord ?

Et l’imagination de faire le reste…

Parce que là, on frôle l’overdose ! Quand on laisse une telle prise aux supputations, on en arrive aux théories les plus farfelues avec des aliens, un trou noir… Mais ce qui revient le plus, c’est l’avion qui serait transformé en avion-missile, et le souvenir des attentats du 11 septembre 2001 est ravivé… avec les peurs qui vont avec…

Mais alors, que sont devenus les passagers ? Sont-ils sur une île déserte, refaisant le remake de la série Lost ? Des naufragés du ciel devenus des Robin Crusoe? Ou sont-ils les otages de ravisseurs qui de manière perfide, font monter la pression pour ensuite revendiquer et exiger une rançon ?

Ou alors, l’appareil s’est-il abîmé en mer ? A-t-il tenté d’atterrir ou d’amerrir et a raté l’opération ?

Mais on souhaiterait une fin heureuse pour ces passagers, victimes innocentes embarquées dans une histoire folle.

 

Parfois, la réalité dépasse la fiction… 

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 11:35

Crimee---Blog.jpg

Capture d'écran France24

Alors que les dirigeants russes ont envoyé des troupes russes en Crimée et que bon nombre de nations dénoncent la violation du droit international, on assiste à un bras de fer dont on ne sait encore quelle en sera l’issue. Quoique !

Sur le terrain militaire, si le conflit devait s’envenimer, à part les Ukrainiens, qui irait défendre les frontières de cet Etat ? Qui peut décider si cette nation doit rester unie ? Ce sera bien à l’Ukraine de décider de son sort par la voix du peuple, à condition que la procédure de consultation ne soit pas entachée de fraude…

Mais ce qui semble être l’arme la plus redoutable pour tous les pays qui se mettent hors du jeu des règles internationales, c’est bien l’arme économique. Parce que l’on sait bien que la diplomatie ne peut pas tout, et qu’elle peut vite montrer ses limites…

L’asphyxie économique d’un pays est une arme puissante ! Cela fut le cas en Iran qui, Etat exsangue, a renoué le dialogue sur le nucléaire. Il en sera tôt ou tard de même avec la Syrie qui finira par plier sous le coup des blocages et autres mesures restrictives.

Et sur l’affaire ukrainienne, le Président russe, Vladimir Poutine, a ordonné aux militaires sur la frontière avec l’Ukraine, de rentrer dans les casernes. Cette décision n’est-elle pas guidée par une place financière qui avait plongé hier et un rouble qui avait brutalement chuté ? Tout cela n’était pas de bon augure et un pouvoir ne peut pas rester insensible à ces menaces économiques.  

A moins de vivre dans l’autarcie d’une Corée du Nord, les pays ont besoin de l’oxygène des marchés financiers. Et ceux-ci étant d’une grande volatilité, un grain de sable dans les rouages et un pays se retrouve en proie aux plus grandes difficultés.

Oui le monde a évolué et l’économie conduit de plus en plus les affaires internationales. De plus en plus, les pays dépendent des uns des autres, la forte demande énergétique, le besoin de croissance pour survivre, tout concourt à renforcer des liens plutôt qu’à les détruire. L’économie prend de plus en plus le pas sur le politique.

Est-ce un progrès ?

On pourrait le penser bien que des terrains de guerre soient toujours là, tenaces et qui échappent aussi à  ces logiques économiques (la plupart des guerres civiles qui minent l’Afrique…). Et puis, des pays en crise qui doivent faire des efforts peuvent avoir des envies de se libérer du carcan économique et tenter des aventures suicidaires…

A l'inverse, l’économie parfois, loin d’imposer la paix, peut aussi provoquer des rancœurs et finir par être à l’origine de conflits. Il n’y a qu’à voir l’animosité qui grandit parmi les populations vis-à-vis des pays qui, se défiant des lois sociales et des lois environnementales, donnent dans la compétitivité jugée de plus en plus déloyale. Et sans aller loin, en Europe, la polémique sur les travailleurs détachés ou cette comparaison incessante avec l’Allemagne qui fait monter des tensions… On voit les nationalismes exploser au cœur de l’Europe dont on verra probablement la traduction dans les élections européennes du mois de mai.

 

Oui, l’arme économique est devenue une arme redoutable et redoutée… Si elle peut faire plier des pays, elle pourrait devenir aussi source de conflits…

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 12:01

Votation-suisse-sur-l-immigration---blog.jpg

Capture d'écran France5

La réponse positive des Suisses à l’arrêt d’une immigration massive a fait l’effet d’une bombe un peu partout en Europe !

Oui, un coup de tonnerre parce que l’économie suisse est plutôt florissante et que cette immigration massive est constituée en grande partie d’Européens ; Français, Allemands, Italiens et Portugais !

Comme le faisaient remarquer les intervenants, hier, sur le plateau de l’émission de France 5, C dans l’Air, animée par Yves Calvi, si la Suisse, avec ses 3% de croissance, est dans le rejet, là où les économies vont mal, on imagine le résultat ! Il pourrait atteindre un score important, encore plus important que celui de la Suisse, à 50,3 %.

La crise économique n’expliquerait donc pas tout dans ce que l’on constate depuis plusieurs années, une montée en puissance des partis populistes européens ? La crise ne serait donc qu’un effet amplificateur ? Peut-être. Ce jour, un sondage TNS SOFRES indique que 34% des Français se disent en accord avec les idées du Front National qui prône l’arrêt de l’immigration.  

Et ce qui interpelle aussi, c’est l’origine de l’immigration : des Européens ! Oui, il y a comme un rejet de cette Europe de la libre circulation des personnes, de ceux qui viennent « envahir » un petit pays qui pense son identité en danger. Certes, il y a comme explication aussi une saturation des transports publics, une augmentation des prix de l’immobilier, des embouteillages... Mais cela n’explique pas tout ; ce sont ceux qui sont les moins touchés par cette immigration qui ont voté l’arrêt en plus grand nombre.

Oui, cette idée que l’immigration remet en cause l’identité des nations se fait de plus en plus prégnante parmi les populations. Pas seulement pour ceux qui viennent de l’extérieur des frontières de l’Europe, mais à l’intérieur même. Une sorte de défiance qui monte depuis plusieurs années et à laquelle les gouvernements devront répondre.

Parce que les élections européennes risquent de traduire dans les urnes ce rejet de la construction européenne, un repli sur soi qui semble toujours plus important, les dirigeants ont tout intérêt à prendre ce coup de semonce suisse comme une première mise en garde !

Oui il y a des efforts à fournir pour changer l’image de l’immigration d’où qu’elle vienne ! Comme le signalait dans l’émission C dans l’air, Jean-Dominique Giuliani, Président de la fondation Robert Schuman, l’Europe vieillit et dans quelques années, l’apport de populations étrangères sera nécessaire, pour ne pas dire indispensable.

En même temps, il serait idiot de nier que notre modèle social attire les plus démunis, que les pays européens resteront encore pour longtemps les pays les plus attractifs de la planète (sur 232 millions de migrants dans le Monde, l’Europe en accueille 72 millions) Bien sûr, il est impératif de protéger notre système social pour qu’il ne s’effondre pas comme il est en train de le faire par la crise, les abus…

Pour que l’immigration soit une chance pour un pays, il faut qu’elle soit la plus organisée possible. Pour que les nouveaux entrants se sentent intégrés et que les citoyens ne soient pas dans ce rejet qui pourrait conduire à toujours plus de haine et pourquoi pas des guerres civiles ? Il ne faut pas négliger les menaces, comme celles ont été exprimées dans cette manifestation JOUR de Colère du 26 janvier dernier… Cette manifestation était lourde de sens…

 

Oui cette votation suisse pourrait bien être le début d’un mouvement européen d’un rejet plus large… 

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 16:13

drapeau européen

Le débat du lundi 9 décembre portant sur « A quoi nous sert l’Europe ? » proposé par Yves Calvi dans l’émission Mots Croisés sur France 2 est révélateur de ce flou européen.

Il y a ceux qui pensent que l’Union européenne, telle qu’elle est construite, nous fait plus de mal que de bien, d’autres qui malgré ses lacunes, elle se porte bien ou pas trop mal et d’autres enfin que la construction ne va pas assez loin, abordant la question d’une Europe fédérale. En fait, tout était sur la table et à chacun de se faire  son opinion, si tous les arguments exposés ne l’ont pas égaré !

Oui, et pendant ce temps, l’Europe ne serait-elle pas victime de toutes ces tergiversations, naviguant entre deux eaux, entre le moins d’Europe et le plus d’Europe ?

Qui aujourd’hui, se risque à parler de l’idée européenne ? Il n’y a personne pour faire rêver d’Europe, pour créer une dynamique et donner envie aux citoyens de croire en une Union forte et prospère. Parce que l’union fait la force et que face à la mondialisation, on pourrait se battre plus efficacement.

Non, là on parle plutôt de dumping social avec des salariés détachés qui sont une menace pour l’emploi national. On parle de normes qui viennent empoisonner les entreprises françaises, d’une "équitaxe" qui donnent des sueurs froides aux clubs hippiques. On parle de frontières passoires qui donnent libre cours à tous les fantasmes d’invasions barbares. On ne cesse de reprocher à l’euro tout et son contraire ; s’il n’existait pas, nos exportations se porteraient mieux. Mais s’il n’existait pas, pourrions-nous emprunter à tout-va ?

Pis, l’Europe est même le bouc émissaire idéal pour faire passer des réformes douloureuses. On connait l’argument « C’est Bruxelles qui l’exige ! », la pilule est plus facile à avaler au niveau national, mais la potion européenne rendue plus amère !

Et quand on aimerait que l’Europe parle d’une voix forte et unie, il n’y a plus personne, notamment sur la scène internationale. On avait déploré l’absence de solidarité à l’occasion de l’engagement de la France au Mali et l’histoire semble se répéter avec l’intervention en Centrafrique.

Ce flou entretenu sur la marche de l’Europe risque de connaître une réponse tranchée des citoyens européens lors des élections européennes en mai prochain. Les partis traditionnels vont vers une défaite annoncée et le plus ironique, les partis les moins européens risquent d’être les plus représentés au Parlement européen. Peut-être pour lui signer son arrêt de mort ?

A ne pas donner à l’Europe un cap, à lui dessiner un destin, à la laisser endosser le costume du responsable de tous les maux des Etats, on l’expose à la voir exploser, se désintégrer…

Alors, à quelques mois des échéances électorales, n’est-il pas temps de se retrousser les manches pour faire naître un nouvel espoir en une Europe protectrice et prospère ?

L’Union européenne, telle que l’imaginaient les pères fondateurs, un espace de paix et de stabilité, ne mérite-elle pas mieux ? 

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 16:11

Roms---blog.jpg

Oui, si pour une fois, l’Union européenne pouvait faire preuve d’efficacité au sujet Ô combien sensible des populations Roms, ce serait un bon point pour elle aux yeux de tous les peuples européens. Et quelle leçon, elle pourrait donner aux eurosceptiques !

Oui, l’Union européenne pourrait contraindre la Roumanie et la Bulgarie à donner aux populations Roms la dignité qu’elles méritent. Des fonds structurels ont été prévus pour l’intégration de ces populations qui, il faut bien le reconnaître, sont discriminés, et chassés de leur propre pays. Le Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, reconnaissait que des progrès dans ces pays avaient été faits mais qu’ils avaient été insuffisants.

Alors pourquoi, l’Union européenne ne contrôle pas mieux la destination des fonds accordés ? Elle doit se montrer ferme et on sait bien que la contrainte financière sera la seule arme qui fera plier ces pays. Ceux-ci ont besoin de l’Europe pour se développer et ne doivent pas profiter de la générosité ainsi témoignée pour ne pas tenir leurs engagements envers ces personnes.

Sans l’Union européenne pour définir une ligne de conduite envers ces populations, les actions des uns et des autres ne seront pas efficaces et les discours des uns pour une intégration de tous les Roms venant sur notre territoire et des autres dont il ne saurait être question ici d’en rapporter les propos tant ils sont haineux, ne déboucheront sur rien de bon.

Car le Ministre de l’Intérieur, sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin, a bien affirmé que la France n’avait pas vocation à intégrer tous les Roms ou seulement une petite minorité. Non, la France n’a pas ou plus les moyens de procéder à cette intégration, il faut être lucide : pas de logements sociaux suffisants, pas de travail, pas ou peu de finances... Pour les Roms eux-mêmes, cette vie de misère dans des campements insalubres à la merci des évacuations, ne mènera à rien.

Et puis, il y a aussi des filières mafieuses dont les forces de police et la justice ont toutes les difficultés à démanteler. Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris, évoquait cette criminalité importante tout en précisant bien qu’il ne fallait pas mettre tout le monde dans le même panier. Sauf que beaucoup de citoyens font ces amalgames et certains politiques profitent de l’aubaine pour s’attirer des électeurs.

Oui, il serait temps que l’Union européenne intervienne dans l’intérêt des populations Roms pour améliorer leur sort dans les pays d’origine. Mais surtout, pour éviter que cette question ne devienne de plus en plus au centre des futures campagnes électorales où fatalement il y aura de la surenchère. Et des haines qui pourraient exploser ; des camps sont incendiés et des agressions sont commises ici ou là.

 

Alors, l’Union européenne sera-t-elle enfin à ce rendez-vous, à défaut de l’être sur bien d’autres sujets ?  

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 17:40

collin-powell-anthrax--blog.jpg

Qui a oublié l’image du secrétaire d’État Colin Powell agitant sous le nez des photographes et par là-même du monde entier, la fiole contenant de l’anthrax irakien lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU en janvier 2003 ?

Personne et surtout pas les opinions publiques des pays concernés par une possible intervention en Syrie ! Le Royaume Uni a été le premier à faire machine arrière. Barack Obama veut consulter le Congrès et pour ce qui concerne la France, 64% des Français sont opposés à un engagement de notre Pays !

Mentir aux populations pour de bonnes ou de mauvaises raisons conduit à la situation que nous connaissons aujourd’hui ; une opinion défavorable à toute ingérence dans un pays, aussi en souffrance soit-il !

Pis, plus les tentatives pour convaincre les peuples de la nécessité d’agir se multiplient, plus la suspicion se renforce et l’impression qu’on veut les manipuler emporte tout sur son passage, les bons sentiments avec.

Car les vidéos mises en ligne sur l’attaque chimique commise sur le peuple syrien ne peuvent laisser indifférents. Comment ne pas être bouleversés par toutes ces malheureuses victimes, ces petits corps d’enfant placés côte à côte ?

C’est pourtant, non pas l’indifférence, mais une opinion publique incrédule qui se lève contre toute attaque ou « punition » du pouvoir syrien de Bachar el-Assad. Non pas que cette opinion lui accorde crédit ou ne le suspecte pas d’avoir perpétré ces crimes, mais le doute reste et risque de rester le plus fort.

Oui, il y aura toujours le doute que cette odieuse attaque au gaz sarin ait été lancée par des rebelles pour pousser les Occidentaux à réagir ! Pourtant, les experts ne pensent pas que les rebelles soient équipés pour mener de telles attaques. Quant aux preuves ? Elles pourront être les plus probantes possibles que les incertitudes continueront à faire œuvre de sabotage...

Et la finalité de l’action ? Les peuples n’ont pas été convaincus par les campagnes afghanes, irakiennes ou libyennes. Si le but premier a été atteint, à savoir chasser le pouvoir en place, pour la suite, on ne peut parler de victoire de la démocratie...

Car toute intervention représente un coût, en hommes et en moyens, qui ne laisse pas l’opinion indifférente...

Oui, cette histoire de fiole, mais elle n’est pas la seule, a entamé la confiance des peuples ; on ne ment pas impunément sans retour de bâton..  

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 09:21

drapeau européen

Alors que la Croatie sera membre de l’Union Européenne ce soir à minuit, que pourrions-nous bien lui souhaiter ? Bienvenue en enfer ?

C’est en ces termes que bon nombre de citoyens européens pourraient accueillir le nouvel entrant. Et là, nous aurions encore affaire à la frange la moins virulente des eurosceptiques !

Car il y a les mauvaises langues qui voient déjà les dangers de cet élargissement. Encore des bouches à nourrir, pensent-ils ! Une nouvelle pompe à subventions ! La Croatie en récession depuis 2009, avec un PIB de 39% en dessous de la moyenne européenne, un chômage de 20% de la population active, va venir grossir les rangs des pays en difficultés. Des craintes aussi sur la corruption de cet État. Et puis, une nouvelle porte d’entrée à l’immigration clandestine, encore des frontières passoires qui ne seront pas surveillées !

C’est ce qu’il est ressorti des nombreuses questions des internautes à l’émission C dans l’Air du vendredi 28 juin.

Dans cette nouvelle adhésion, il y a aussi beaucoup d’indifférence. Un pays de plus ou de moins, qu’est-ce que cela va changer ? Et puis, certains pensent qu’il n’y aura bientôt plus que la misère à se partager...

Et de s’étonner qu’un pays veuille encore tenter l’aventure européenne. Car pour certains, l’Union européenne vit ses derniers mois, voire ses dernières années ! Pour ceux-là, la Croatie ferait mieux de prendre ses jambes à son cou pour fuir une zone qui ne connaît plus que la crise et le déclin... Du reste, ils peuvent même citer la Turquie qui, de l’euphorie à venir rejoindre la grande famille européenne, a certes été pas mal refroidie, mais qui se dit de moins en moins favorable. Et pour cause ! Avec une belle croissance, elle n’a plus guère envie d’être aspirée par la spirale de la poisse économique !

Et puis, il reste des Européens convaincus, de moins en moins nombreux il faut le dire, pour faire vivre cette idée d’une grande Europe. Une Europe qui va rayonner sur le Monde, les États-Unis d’Europe ! Un doux rêve pour ces adorateurs où la paix et la prospérité règneront.

 

Bon, allez la Croatie, courage, vous êtes un pays qui a fait beaucoup d’efforts pour entrer dans les standards européens. Il faut encore serrer les dents et croire que la construction européenne n’est pas qu’une utopie, mais un projet qui peut encore faire rêver... 

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 11:30

manifestations Brésil - blog

Les manifestations qui se déclenchent avec plus ou moins de violence dans le monde ces derniers mois, ont tous en commun un besoin presque viscéral de respect.

Dans les foules de Rio, on pouvait entendre des manifestants hurler : « On veut que l’on nous respecte ! » Certes, il y a des revendications terre-à-terre, comme la hausse des tickets de bus pour le Brésil, la destruction du parc Gézi au cœur d’Istanbul.

Mais le mal est plus profond. Ce que veulent les citoyens avant tout, c’est qu’on les écoute, que les décisions ne tombent pas brutalement d’en-haut, sans que personne n’ait son mot à dire. La défiance envers les élites est extrême avec la corruption pour les uns ou une privation des libertés pour les autres...

Tous ces peuples en révolte ont l’impression de n’être que des pions, que l’on écarte au gré des humeurs des dirigeants et que leur destin leur échappe. Et cela est dangereux car la confiance est rompue, le pouvoir devient l’ennemi des citoyens ordinaires. Surtout que tous ces peuples sont de plus en plus éduqués, et que l’on ne peut pas les manipuler comme leurs dirigeants le souhaiteraient.

On voit bien que les urnes ne suffisent plus à légitimer les gouvernants pour ces pays en rébellion et c’est peut-être là le plus grave... Le lien entre le peuple et ses gouvernants se délite pour ne plus exister et au bout, c’est l’explosion de la colère et le torrent de haine non contenu risque de faire basculer les pouvoirs en place.

Les dirigeants de ces divers pays commencent à prendre conscience du danger de ces révoltes qui peuvent conduire un État à sa perte. Surtout que la difficulté réside dans l’absence de visages ou de trop de visages dans ces frondes. Les réseaux sociaux servent de point de ralliement, sans pour autant être de vrais partenaires avec qui les dirigeants pourraient négocier.

La présidente du Brésil, Dilma Rousseff a bien compris ce qui se jouait et tente par un « grand pacte pour améliorer les services publics » d’apaiser les tensions. Le Premier Ministre de la Turquie, Erdogan, a fait parler la force plutôt que la concertation : c’est jouer avec le feu.

Et l’Europe dans tout cela ?

Les peuples touchés par l’austérité ont aussi cette exigence de respect. Et les manifestations sont nombreuses au Portugal, en Grèce et en Espagne... Là, c’est plus une remise en cause de l’Union européenne qui grandit, cette entité froide qui dicte des plans de rigueur et qui étouffe les populations.

Au-delà des difficultés économiques, un peuple veut avant tout que son sort soit la seule préoccupation d’un pouvoir.

 

Aux gouvernants à ne pas négliger ces mouvements de colère qui vont se poursuivre et cette soif de considération. Ne pas en tenir compte, c’est s’exposer à un déferlement de violences sans foi ni loi.

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 15:57

Les images de la tornade qui a semé la mort dans la banlieue d’Oklahoma city tournent en boucle sur toutes les chaînes d’information et sur le Net. Avec un bilan provisoire de 91 morts dont plus de la moitié sont des enfants.

Nous assistons, impuissants dans nos fauteuils, à la fouille des décombres des écoles. Alors, nous ne pouvons que pleurer... parfois de joie quand des survivants sont extirpés des débris et un grand soulagement s’empare de nous quand des petits sont rendus à leurs parents, sains et saufs. Le désespoir nous accapare pour tous ceux qui ne viendront pas se blottir dans les bras réconfortants d’un père, d’une mère qui se sont précipités devant les amas de briques et de bétons...

Nous sommes à la fois loin par la distance et proches par les yeux et le cœur de tous les habitants en souffrance de cette ville martyrisée. Les caméras du monde entier sont braquées sur cette région du monde et les survivants sont là, face à l’objectif, comme des voisins proches, presque des connaissances....

Et c’est ainsi pour toutes les catastrophes où la presse relaie l’information en continu ; le tremblement de terre à Haïti, la catastrophe de Fukushima, la tuerie de l’école de Newton, l’attentat de Boston... A chaque fois, nous nous sentons haïtiens, japonais, américains.... C’est une communion parfaite avec le monde entier... Enfin presque...

Car il est des zones où aucune image ne filtre et là, l’empathie ne se crée pas. Non pas que nous n’ayons dans ce cas aucune compassion mais comme nous ne ressentons pas la détresse, l’événement retombe dans l’oubli... Il en est ainsi du tremblement de terre survenu le 20 avril 2013 dans le Sichuan, province de l’ouest de la Chine, du puissant séisme qui a touché l’Iran en mai...

Et dans ce monde surmédiatisé, une catastrophe chasse l’autre. On se détourne de l’une pour plonger dans une autre et une suivante... Notre esprit se concentre sur l’immédiateté, ce qui vient nous percuter, des images effroyables dont nous ne pouvons nous détourner. Et le but des médias est atteint : nous informer certes mais nous tenir en haleine le plus longtemps possible. L’audience est l’aiguillon principal. Si la lassitude se fait sentir, alors le sujet est délaissé peu à peu...

Ainsi, la diffusion des images est aussi le fruit d’un dosage savant ; du sensationnel mais pas non plus trop d’horreurs. Il y a un seuil de tolérance à ne pas dépasser bien que celui-ci ait reculé au fil du temps. Si les images sont trop insupportables, le téléspectateur va zapper et l’effet escompté, celui de nous maintenir devant l’écran, sera raté.

Les médias vont de plus en plus loin dans la couverture des événements. Dans un des reportages sur la tornade d’Oklahoma city, les journalistes interviewaient une petite fille qui avait réussi à s’extirper de son école détruite. Cette enfant était sous le choc : recueillir son témoignage était-il vraiment indispensable ? Déjà, un homme avait été interrogé sur ce qu’il venait de vivre, déambulant parmi les restes de sa maison pulvérisée, n’était-ce pas suffisant ?

Le risque de cette surexposition des événements peut nous conduire à relativiser et à devenir distants, voire cyniques.

Cette intrusion souvent brutale dans les catastrophes n’est pas souhaitable ; un minimum de pudeur devrait prévaloir sur le toujours plus d’informations.

A l’avenir, serons-nous toujours capables de verser des larmes devant de tels drames si nous sommes en permanence sollicités par des images de vies brisées ? 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 16:33

Drapeau chypriote blogCe qui vient de se produire ces derniers jours à Chypre, à savoir, le projet de taxation des dépôts bancaires et la fermeture des établissements bancaires, peut avoir des conséquences insoupçonnées…

L’idée même de taxer les dépôts bancaires est de nature au mieux à soulever maintes questions et au pire à générer les angoisses les plus démentes. Il faut dire qu’ils y ont mis le paquet, que ce soit l’Eurogroup ou les dirigeants chypriotes ! Taxer petits et gros épargnants, initialement en-dessous de 100 000 euros avec un barème progressif, a fait l’effet d’une bombe parmi la population chypriote. Mais également au-delà…

Alors, on a beau dire que Chypre est une économie à part, "une lessiveuse à argent sale ", rien n’y fait ; chaque épargnant européen se sent visé par cette mesure brutale. Malgré tous les propos rassurants des experts : « non, ce scénario est impossible en France », la machine à doutes est lancée dans une course qui peut devenir folle… Il sera très difficile d’effacer cette maladresse - un défaut de communication ? – et à chaque coup de semonce, le risque est lui bien réel de voir se produire ce que l’on ne cesse de lancer ces jours-ci : le bank run ! Que pourra-t-on contre ces mouvements de panique, ces réactions incontrôlées de populations qui ont peur ?

Sur le fond, il se trouve des économistes qui trouvent cette mesure intéressante pour éviter un plan d’austérité à l’image du plan grec… Peut-être une piste à exploiter ? Mais c’est occulter un peu vite l’aspect psychologique du procédé que beaucoup qualifient de racket… Et en la matière, le psychologique a un rôle déterminant…

La crise chypriote relance l’idée qu’un État pourrait sortir de la zone euro. Cette fois, l’éventualité serait envisagée plus sérieusement en cas d’échec des négociations. A force d’agiter le chiffon rouge, l’exclusion d’un État membre va finir par devenir une alternative. Pour les États concernés qui supportent de plus en plus mal les mesures de rigueur et aussi pour les États qui ne veulent plus éponger les dettes de pays jugés laxistes. Et avec les conséquences qui vont avec ; une prise en compte de cet élément par les marchés financiers qui ne manqueront pas de remonter les taux des pays en position délicate, histoire de les précipiter un peu plus vite au fond du gouffre… Quels pays seront épargnés par ce grand nettoyage ?

La souveraineté de l’Union européenne peut s’en trouver affecter à long terme. Car les États en difficulté se tournent vers l’extérieur pour trouver des solutions de renflouement de leurs caisses vides. Pour Chypre, le sauveur pourrait être la Russie qui a des intérêts incontestés et qui lorgne depuis longtemps sur les ressources gazières. Pour la Grèce, ce fut la Chine avec des investissements massifs. Et là, la pression financière va changer de main. Pour le meilleur ou pour le pire ?

L’Union européenne est formée de tous les États européens, pas un pouvoir inconnu et maléfique qui planerait au-dessus des Nations.  Ce sont donc eux qui ont notre destin entre leurs mains. Alors mieux vaut éviter les mesures irréfléchies et inconséquentes.

La confiance est ici primordiale ; la défiance en l’Union européenne qui monte ici et là, est ce qui peut arriver de pire… 

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