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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 11:00

peut on tout porter

La question ne semble pas existentielle en cette année trouble de chômage massif, de guerre civile en Syrie, de licenciements avec obligation de former son successeur, mais elle a le mérite de dérider et de revenir à des choses légères. Alors mettons une bonne dose de futilité dans nos vies et posons nous la question une bonne fois pour toutes de savoir si en matière de mode, on peut tout se permettre.

On a toutes rêvé de porter un slim, si seyant sur les mannequins de nos magazines, alors que nos mollets sont peu forts ou un décolleté plongeant malgré notre poitrine qui n’est pas des plus généreuses. Alors faut-il choisir ce genre de vêtements, quitte à souligner nos défauts aux yeux des autres ?

Il y a deux écoles (évidemment) ; la première qui prône la liberté de tout un chacun sans se soucier du regard des autres. L’essentiel c’est que l’on se sente bien dans sa peau après tout et tant pis si ça ne plaît pas aux autres. La seconde s’attache plus à l’image que l’on renvoie et s’inquiète des quolibets que l’on pourrait recevoir à cause de notre tenue et d’un bourrelet qu’elle pourrait laisser apparaître. Car oui, on aura beau s’offusquer, l’Homme restera ce qu’il est et son regard ne sera pas toujours des plus bienveillants.

En fait, la question reviendrait à se demander : suis-je assez bien dans mes baskets pour tout assumer ? Si la réponse est un grand « oui » alors allons-y gaiement ! Il faut dire que les gens qui sont bien dans leur peau, renvoient une image positive d’eux-mêmes et font qu’ainsi on les trouve beau, peu importe ce qu’ils ont sur le dos. C’est une question d’attitude. Mais cela en conservant une règle importante : « less is more » (qu’on pourrait traduire par un « ne pas trop en faire, c’est mieux »). On évite ainsi les fautes de mauvais goût et la vulgarité. La mode est plus que jamais à la beauté naturelle. Exit donc le « m’as-tu vu » des décennies précédentes.

En revanche, si l’on se sent complexé et que le regard des autres peut nous déstabiliser, voire nous paralyser, mieux vaut se la jouer soft. Il faut donc éviter toutes les choses qui ne feraient qu’accentuer et souligner nos défauts. Un haut moulant alors que l’on se plaint d’une petite bouée naissante ou un pantalon qui moulerait nos cuisses un peu rondelettes ou enfin, des cuissardes alors que l’on est loin d’être une géante seraient donc à proscrire.

En définitif, on peut tout porter (aucune loi ne nous l’interdit, dans la limite du décent, bien entendu), mais tout ne nous va pas parfaitement. Les couleurs, les formes choisies en matière de mode nous mettent plus ou moins en valeur. L’essentiel serait donc de se trouver jolie dans ce que l’on porte. C’est en fait la règle d’or.

 

Et alors, autant dire que le « pour vivre heureux, vivons caché », n’a aucunement sa place en matière vestimentaire. Hors de question de cacher son corps, que l’on n’aime pas, derrière de grands tissus noirs (censés amincir) et informes. Toutes les tailles peuvent trouver leur bonheur et trouver ce qui leur va. Et puis, encore une fois, tout est une question d’attitude ! 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 19:15

col claudine ETAMLa mode est typique d'une époque. Capable de fédérer toute une génération autour de son style vestimentaire, de ses groupes de musique, de son art, de sa déco. Elle débarque dans nos vies, en repart presque aussitôt, peut y revenir plusieurs saisons plus tard et parfois même s'y incruste pour y devenir "un classique". Elle nous transporte, provoque en nous une fièvre acheteuse, nous rend heureux, nous déçoit, nous rassemble mais ne peut pas nous laisser indifférent. Bref, la mode est un perpétuel recommencement.

 Nos grands-mères s'étonnent de nous voir porter la robe col Claudine de leurs vingt ans et nous damner pour des lèvres vermeilles, à la Marilyn Monroe. Surtout qu'il n'y a rien de plus tendance que le vintage. Le vieux a la cote et un vent de nostalgie souffle sur notre monde moderne. On se dit alors qu'on ne devrait rien jeter que notre fameux pantalon pattes d'eph', pièce phare des années 90, reviendra bien un jour sur les podiums. La salopette fait bien son grand come back cet été !

 Alors la mode peine-t-elle à se renouveler ? Lorsqu'on jette un œil aux tendances des beaux jours 2013 (printemps et été qui finiront bien par pointer le bout de leur nez) il apparait assez clairement que la révolution stylistique n'est pas encore pour demain. Du noir et du blanc (un grand classique qui persiste et signe déjà depuis plusieurs saisons), du jean (un ancêtre qui souffle ses 140 bougies cette année), de la veste à épaulettes (grand saut dans les années 80), du cuir, du rouge, des volants, du nude, du smoking (féminisé par Yves Saint Laurent il y a déjà de cela plus d'un quart de siècle), de l'imprimé jungle (inspiration douanier Rousseau), du motif hawaïen, du carreau et du tartan (utilisé tout de même par les peuples celtiques il y a de cela plusieurs siècles).

Oui, il y a des nouveautés et avec du vieux, beaucoup de créateurs talentueux arrivent à faire de l'inédit. Mais bon, grosso modo, les matières, les coupes sont toujours plus ou moins les mêmes et reviennent régulièrement s'inviter dans nos penderies. Jamais complètement. On peut replonger dans la veste à épaulettes, mais pas dans la décennie qui l'a sacralisée, avec sa chute du mur de Berlin, son abolition de la peine de mort en France, son célèbre film Flash Dance et le Grand Bleu, ses cheveux crêpés, ses leggings fluo et ses vestes en jean délavées. Et heureusement d'ailleurs. Car la mode est dictée par les gens, les crises économiques, les guerres, les films, les influences mondiales.

 Alors doit-on pour autant se dire que la mode s'essouffle et que tout a déjà été inventé ? On se demande régulièrement si on pourra encore être surpris question mode. On pense souvent avoir atteint le summum et avoir fait le tour de la question. Mais même si on fait régulièrement un bond dans le passé (crises économiques obligent), le futur est toujours ouvert au champ des possibles... Et c'est cela le plus sensationnel avec la mode...

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 20:16

manequin blogEn tombant sur la fameuse photo d'un mannequin vitrine aux formes généreuses, venue tout droit des pays nordiques, et "likée" plus de 60 000 fois sur le réseau social Facebook, beaucoup de femmes ont dû se dire que la révolution était enfin en marche. Que les créateurs s'étaient décidé à mettre le nez dehors et compris que nous n'étions pas toutes de grandes plantes, dotées d'un mètre vingt de jambes et capables de se glisser dans un jean skinny de taille 34. Et puis, le symbole se voulait fort puisque le mannequin était présenté comme provenant de l'une des vitrines suédoises de l'enseigne mondialement connue, H&M. Quelle femme "normale" ne s'est pas alors prise à rêver d'un monde où un mannequin de taille 40 et plus, pourrait faire la Une d'un magazine féminin sans accompagner le fameux intitulé "Spécial rondes" ? Et de se dire que, peut être, enfin, on pourrait enfiler cette petite robe que l'on a tant aimée en vitrine sans s’exclamer "hum ça ne rend pas du tout pareil sur moi" ? Bref, un monde où les modèles qui présentent nos futurs habits nous ressemblent, tout simplement.

Et puis, la nouvelle est tombée. Cette poupée grandeur nature, à la taille 40, n'opérait pas pour le géant suédois, mais pour une boutique totalement inconnue en France. Le cliché daterait même de quelques années. Retour à la case départ.

En quelques décennies, le fossé entre nous et les filles des podiums s'est considérablement creusé. S'il y a 20 ans, les mannequins pesaient 8% de moins que la femme moyenne, aujourd'hui le chiffre est passé à 23%.

Pis, une étude de 2006 avait montré que l'offre ne correspondait pas du tout à la demande. La taille 34 représenterait, par exemple, près de 14 % des robes disponibles en magasin, alors que moins d'un pour cent de la population féminine française ne peut l'enfiler.  Étrange, il faut bien l'admettre.

Alors oui, on le sait, les couturiers passent leur temps à nous le rabâcher ; les vêtements, ça tombe mieux sur une femme filiforme. Peut-être. Cependant, il serait bien temps qu'ils choisissent. Leurs vêtements sont-ils destinés à être portés ou simplement admirés sur les podiums et sur papier glacé ? Quel manque de considération pour leurs clientes potentielles ! Avec tous les retours positifs que ce genre d'initiative de "mannequin grande taille" a suscités, il parait impensable qu'aucune groupe ne s'engouffre dans la brèche. Qui sait, on a le droit de rêver, le message a peut-être été entendu ? Et dans 10 ans, nous rigolerons en repensant que la mode des années 2010 était aux femmes squelettiques... 

 

Illustration de Korolle

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 10:29

formule

C'est bien connu, la beauté est subjective. Tout le monde s'accorde à le dire. Une fille jolie pour certains ne le sera pas forcément aux yeux d'autres. Tout comme les laids des uns ne sont pas les laids des autres. Bref, en la matière, seule la loi de l'émotionnel prime. C'est du moins ce que l'on croyait.

 

Mais une série d'études publiées en 2009 a établi une sorte de "formule mathématique de la beauté". Des calculs savants de l'écart entre les pupilles, de la largeur du visage, de la situation des yeux par rapport à la bouche qui donnent au final les pourcentages auxquels doit répondre notre petite bouille pour être considérée comme parfaite. Et apparemment, la symétrie est un critère essentiel dans la séduction. Avoir un œil plus grand que l'autre et un nez de travers ne seraient donc pas considérés comme un minois de compétition. Oui, car nos voisins d’outre-Manche sont même allés jusqu'à organiser le concours "Britain's most Beautiful Face" (le plus joli visage de Grande- Bretagne). 8000 participantes se sont prêtées au jeu, sans maquillage et sans chirurgie esthétique. 

 

En tous les cas, on ne peut pas nier que la beauté soit souvent graduée. Entre les 90-60-90 des mensurations idéales, le poids, la taille, l'IMC, les tours de taille, de hanche, de poitrine, les chiffres sont omniprésents pour un monde aussi "superficiel". Et puis, qui distribue les mauvais et les bons points ? Qui a décidé que la maigreur serait le canon de beauté de cette décennie ? Qui a déclaré le teint hâlé comme hautement plus glamour que la peau laiteuse ? En d'autres termes, qui par des critères aussi sévères que précis, complexe des générations tout entières ?

 

Le problème est que c'est la société elle-même qui s'impose des tendances à suivre. Le coup girafe dans certaines tribus africaines, la tête très allongée dans certaines civilisations ou le pied de lotus en Chine sont des exemples parmi tant d'autres. Les stars jouent aussi un rôle essentiel et nous font à tour de rôle regretter ou assumer nos bourrelets. Et l'Histoire bien sûr. Si les congés payés de 1936 n'avaient pas amené les vacances, les maillots de bain, la plage et le bronzage, il est fort à parier que le teint pâle serait toujours à la mode dans le monde occidental. Et puis, il est aussi très courant d'aimer tout ce que l'on ne possède pas. L'herbe est toujours plus verte dans le champ d'à côté, n'est-ce pas ? Les cheveux blonds sont ainsi en vogue au Japon, la blancheur dans les pays asiatiques, le bronzé dans les pays nordiques...

 

En gros, c'est la loterie. Selon notre couleur de peau et notre corpulence, mieux vaut naître à certaines périodes plutôt qu'à d'autres, pour rentrer dans le fameux moule. Mais d'ailleurs, pourquoi cherche-t-on absolument à y entrer ? Trouve-t-on cela merveilleux de voir une société où les gens auraient l'impression d'être taillés sur le même modèle ? Un monde uniforme est-il vraiment à souhaiter ?

 

Alors oui, on bave devant cette fille longiligne sur papier glacé, mais mieux vaut se dire que nul n'est parfait et que la différence est à cultiver. D'ailleurs, c'est ce qu'ont fait des femmes de caractère entrées dans les mémoires pour leurs particularités. Une Marilyne Monroe à la taille 44 quand les tailles fines étaient à l'honneur, une Jane Birkin quand les poitrines généreuses étaient appréciées, une Jennifer Lopez quand les courbes n'étaient pas prônées ou une Dita Von Teese à l'heure du succès du teint hâlé...

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 16:29

Mesdames, Mesdemoiselles, saviez-vous, qu’avant le 31 janvier, dès que vous choisissiez un pantalon dans votre garde-robe, vous étiez considérées comme hors-la-loi ? Une ordonnance, datant de 1800, interdisait, en effet, aux Parisiennes « de se travestir en homme » sauf pour des raisons médicales et à moins d’en avoir demandé l’autorisation à la Préfecture de police. Cette aberration, pour la Française que nous sommes, n’avait en réalité plus aucun effet. Personne n’aurait pu vous arrêter et vous mettre en prison pour le simple fait que vous portiez un pantalon. Le principe de l’égalité des sexes, inscrit dans la Constitution, avait vidé ce texte de toute sa substance, il y a déjà plusieurs décennies. Mais tout de même, le symbole était là. A une époque où, malgré les nombreuses avancées, les disparités sont encore présentes et les associations comme « Ni putes, ni soumises » ont encore de nombreux combats à mener.

Au 19ème siècle, sur fond de Révolution, les femmes commençaient à revendiquer la même place que leurs compagnons. L’interdiction du travestissement fut le moyen d’empêcher « le sexe faible » d’accéder aux mêmes corps de métiers que les hommes et devenir ainsi leur égal.  Bien sûr, certaines, comme la célèbre George Sand, ont fait fi de ce principe et n’ont pas hésité à entrer dans le monde masculin revêtues d’un pantalon, d’une redingote et de bottes.

Dire qu’il faudra attendre l’un des évènements les plus tragiques de notre histoire contemporaine pour que notre statut change enfin. Les hommes partis au front, en 14-18, laissèrent vacantes leurs places dans les champs et les usines, remplacés alors par leur moitié.

Le plus ironique dans tout cela, c’est que maintenant que la femme a obtenu officiellement le droit de se couvrir les jambes, elle tente désespérément de pouvoir les découvrir sans supporter des insultes ou des remarques sexistes. Une guerre que tentent de remporter les féministes qui ont même créé une journée de la jupe. Et puis, que dire de la lutte pour que les salaires féminins soient enfin au même niveau que ceux de leurs collègues ? Et la parité au sein même de nos institutions ? Décidemment, la bataille des sexes est loin d’être gagnée….

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 17:50

IMGP4264Mickey a 84 ans ! Qui l’eut cru ? Car, pour une octogénaire, la souris la plus populaire au monde est loin d’être ringarde. Depuis 1930, elle et toute la famille Disney ont su traverser toutes les générations. Avec brio, qui plus est. Outre le fait que chaque année les nouveaux dessins animés font carton plein, Blanche-Neige, Cendrillon, La Petite Sirène et les autres n’ont pas pris une ride. Même mieux. Elles se sont offert, pour Noël, une petite cure de jouvence (et de luxe) en portant les créations de grands couturiers, pour les vitrines du plus célèbre magasin londonien Harrods. Ainsi, Aurore (la Belle au bois dormant) sommeille dans une magnifique robe, en pétales de roses, signée Ellie Saab, pendant qu’un peu plus loin, Jasmine, la fiancée d’Aladdin, arbore une magnifique combinaison en mousseline de soie Fushia de chez Escada.

L’enseigne a demandé à une dizaine de créateurs d’habiller une célèbre princesse. Versace, Oscar de la Renta, Roberto Cavalli et même Christian Louboutin, pour la fameuse chaussure de verre, ont tous joué le jeu remarquablement, redonnant un coup de jeune et de glamour à toutes les héroïnes de notre enfance.


 

C’est l’enseigne new-yorkaise, Barneys, qui avait lancé le mouvement en faisant défiler Cruella, Minnie, Dingo et d’autres en haute-couture, dans le court métrage « Electric Holiday », diffusé en boucle dans les vitrines de leur magasin. Le film d’animation avait d’ailleurs fait parler de lui, puisque nos personnages Disney avaient été amaigris à l’extrême pour l’occasion.

 

Mais au fait, où sont passés les princes charmants dans tout ça ? Se seraient-ils fait plaquer pour des paillettes et une paire de Jimmy Choo ? Le « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » ne serait-il plus d’actualité ? Il faut dire que cette vie lisse et parfaite ne fait plus rêver personne.

En 1937, une toute autre époque, Blanche Neige avait lancé la mode de la jeune fille jolie-mais-sans-personnalité-sauvée-d’une-vie-de-misère-par-un-prince-charmant. Cendrillon, Arielle, la Petite Sirène avaient suivi le mouvement. Il aura fallu attendre le début des années 90 pour que les choses changent. Enfin, apparaissait en la personne de Belle, une femme cultivée et au caractère bien trempé. Ouvrant ainsi la voix à Mulan, Tiana (de la princesse et la grenouille) et récemment Rebelle. Des personnages ambitieux, qui n’ont plus besoin d’attendre qu’un bellâtre vienne les sauver. La princesse affranchie et débrouillarde est née. Celle, qui dans le passé, n’était bonne qu’à chanter en duo avec les oiseaux et à passer la serpillère n’est plus. Les petites filles ont changé, leurs modèles également…

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