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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 12:26

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Et si aujourd’hui, c’était Bercy, le Ministère de l'Economie et des Finances, qui était devenu le lieu de toutes les rancœurs des citoyens, comme la Bastille l’avait été pendant la Révolution de 1789 ? Si ce bâtiment dont un commentateur politique, sous forme de boutade, trouvait qu’il ressemblait à un énorme portique écotaxe était devenu le symbole de l’arbitraire fiscal, comme la Bastille celui de l’arbitraire royal.

Imaginons un long cortège hétéroclite de tous les révoltés de la fiscalité, partant de la place de la Bastille au quai de Bercy ; des bonnets rouges contre l’écotaxe, des petits artisans et commerçants contre la future TVA sociale, les pigeons, les poussins, les employeurs de salariés à domicile et de travaux de jardinage, des épargnants, des consommateurs de bière.... Oui, il y aurait une foule immense et à la place des piques (on a évolué !) ce serait de larges banderoles, des invectives et des poings levés !

Les experts de la politique ne pensent pas que les conditions de cette Révolution soient réunies, pas de coagulation des mouvements et pour le coup, on pourrait pousser un OUF de soulagement ! Car ne soyons pas dupes ; qui dit Révolution dit de la violence et du chaos. Et cette fois, on n’en serait plus à se demander où il faudrait faire des économies ou à se préoccuper de notre compétitivité ! Le pays serait paralysé, non pour quelques jours voire quelques semaines, mais pour des mois et des années... A part quelques fondus qui tenteraient bien un suicide économique et social, la grande majorité n’en est pas là...

Mais, ce n’est pas parce que la Révolution fiscale n’aura pas lieu, que pour autant, il ne faut pas prendre en considération la colère qui monte et qui n’est pas sans conséquence ;

Beaucoup de politiques craignent une déculottée monumentale aux futures élections et la fiscalité tous azimuts montrent ses limites. Du reste, on entend les économistes seriner matin, midi et soir la formule « Trop d’impôt tue l’impôt » ! A tel point que l’argent n’entre plus aussi bien dans les caisses de l’État ; de plus en plus d’entreprises déposent le bilan, d’autres choisissent la délocalisation, d’autres encore préfèrent travailler moins (professions libérales), le travail au noir repart à la hausse, les consommateurs freinent leurs achats... A cela, le gouvernement semble répondre : « Tout va bien Madame la marquise !» alors que le château est en train de brûler !

Car, si l’impôt est indispensable pour le fonctionnement d’un Pays, il en est même le cœur, il doit être aussi établi de manière juste, cohérente et surtout, être le plus stable possible. Car si la nécessité de l’impôt fait encore consensus, pour le reste, le compte n’y est pas !

Les citoyens pensent que l’impôt n’est pas juste (81% des Français trouvent le système injuste selon un dernier sondage). C’est vrai que les mécanismes donnent la sensation d’une vraie usine à gaz et qu’une chienne n’y retrouveraient pas ses petits, notamment pour les niches fiscales ! Ces dernières sont souvent pointées du doigt pour leur inefficacité économique et souvent faites pour céder à des lobbys et autres cadeaux politiques... A quand la grande réforme fiscale promise ?

Pour la cohérence, ceux qui ont pu regarder l’excellente émission diffusée sur France 3, le lundi 24 novembre, TOUT PEU CHANGER « Impôts : la grande injustice ?» présentée par Laurent Bazin, ont pu se faire une idée sur la question. Il n’y a qu’à voir l’imagination débordante, pour ne pas dire démoniaque, des fonctionnaires de Bercy qui, tels des Docteur Folamour, concoctent une taxe par-ci, une taxe par-là. A la fin, on comprend que nous avons plutôt affaire à une diarrhée fiscale qu’un système cohérent ! Ne parlons pas des négociations de la loi de finances où l’on assiste à une lutte de chiffonniers et les comptes d’apothicaires qui s’ensuivent.

Par ailleurs, la stabilité fiscale est peut-être, plus que la pression fiscale, la principale revendication des entreprises. Et là, il y a pas mal de boulot. En discutant avec un chef d’entreprise, il se plaignait d’être toujours sur le qui-vive, que les taux étaient sans cesse modifiés et les demandes d’arriérés étaient une vraie plaie. Si on voulait couler le premier employeur privé de France (les PME-PMI), on ne s’y prendrait pas mieux !

Si la situation est grave, très grave même, elle n’est pas encore désespérée. Avec beaucoup d’efforts et un courage de l’ordre de l’héroïsme, nos dirigeants devraient avoir pour mission de faire aimer l’impôt, comme au Danemark où le mot « skat » peut aussi être utilisé comme un surnom tendre ! 

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 11:57

Quel semble être le point commun de bon nombre des catastrophes économiques qui explosent devant nos écrans de TV et qui font les grands titres des journaux (GAD, LA REDOUTE, DOUX, ALCATEL, FAGOR-BRANDT, VIRGIN, PSA...) ?

C’est le manque d’anticipation dont font état maints experts appelés à la rescousse pour justifier la cascade de fiascos dont nous sommes les témoins et pour beaucoup, les victimes !

Oui, beaucoup d’erreurs de stratégie sont pointées du doigt sur ces entreprises qui n’ont pas su ou pas voulu faire les bons choix au bon moment.

Parce qu’il fallait monter en gamme, comme dans l’industrie automobile où nous avons continué à rester dans la moyenne gamme devenue trop concurrentielle. Le constat est identique dans l’agroalimentaire où les poulets brésiliens inondent le marché... Également, on reproche à certains groupe de ne pas avoir su prendre la charrette des nouvelles technologies, comme pour VIRGIN et maintenant LA REDOUTE qui n'aurait pas suffisamment investi dans l'e-commerce...

D’où vient ce manque d’anticipation ?

On pourrait avancer l’incompétence de certaines équipes dirigeantes qui n’ont rien vu venir et qui percutent de plein fouet le mur de la concurrence, avec les conséquences que l’on connait.

Certaines entreprises n’ont pas eu le courage ou la volonté de faire les transformations nécessaires. C’est tellement plus facile de rester dans un certain confort, dans une sorte de bulle. Sauf que cette bulle finit par éclater.

Pis, certains groupes et espérons les moins nombreux, ont fait une sorte de suicide économique ! Ils ont bien repéré les difficultés à venir mais par choix stratégique, ils ont préféré ne pas bouger et laisser couler une branche d’activité dont ils voulaient se débarrasser... Oui le cynisme économique existe aussi... Parfois, on le voit à la manœuvre comme cela a été le cas à Florange où le patron d’ArcelorMittal a bien failli avoir la peau de l’entreprise !

Cette imprévision qui pourrait expliquer bon nombre des difficultés actuelles de nos entreprises interpelle par son ampleur et par ses dégâts.

Car une entreprise qui ferme, ce sont des dizaines, des centaines, voire des milliers de salariés qui se retrouvent sans emploi. Un drame d’abord familial, une économie locale mise à mal, des régions déstabilisées et tout un pays qui finit par souffrir.

Heureusement, il y a des entreprises qui réussissent et qui ont su s’adapter à la concurrence des marchés. Car comme pour tout, on voit toujours les trains qui arrivent en retard, jamais ceux, les plus nombreux qui sont à l’heure !  

Nous vivons ce que beaucoup appellent une mutation économique et si nous voulons être les acteurs de notre destinée, ne pas oublier, comme en politique « gouverner c’est prévoir », en économie cela pourrait être « diriger c’est prévoir »... 

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 10:20

Argent2

Avec la crise économique qui s’éternise, n’assistons-nous pas à une confrontation, certes pour le moment modérée, entre une France qui doit s’adapter et une autre qui est protégée et qui veut que rien ne change ?

Plusieurs signes semblent l’indiquer...

Déjà, cette revendication à travailler le dimanche et à faire des nocturnes, de salariés dont nous avons été les témoins de leurs actions les dernières semaines. Il y a eu la rébellion des « bricoleurs du Dimanche » et celle des salariés de Séphora sur la plus belle avenue du monde, l’avenue des Champs-Élysées.

Des salariés volontaires pour se priver d’un dimanche en famille ou d’heures de sommeil pour ce qui constitue le nerf de la guerre : des compléments de salaire non négligeables. Des étudiants étaient souvent à la tête de ces frondes mais pas seulement ; tous ceux qui doivent travailler plus pour gagner plus. Et nous voyons bien que pour beaucoup, ce n’est pas du superflu, mais pouvoir vivre décemment... Du reste, les sondages montrent que les Français sont pour l’ouverture des magasins de bricolage le dimanche (80% selon un sondage CSA pour les Échos) Mais 56% des Français sont contre pour travailler le dimanche ; nous voyons bien là tout le paradoxe. Oui, pour travailler le dimanche ou le soir, mais pour les autres... Seuls ceux qui souffrent et qui doivent s’adapter sont prêts à sacrifier des dimanches et des soirées...

Également, des professions "installées" et qui parfois bénéficient de monopoles voient leur statut attaquer. Ce sont le cas des véhicules avec chauffeurs (VTC) ; les autorités ont été contraintes d’intervenir pour préserver le monopole des taxis. A partir du 01 janvier 2014, ces véhicules devront observer un délai de 15 minutes avant de prendre en charge leurs clients. Mais ceux-ci n’ont pas dit leur dernier mot et la bataille promet d’être rude...

De même, le statut des auto-entrepreneurs est en passe d’être modifié et ce, en dépit du mouvement des « poussins ». Les professionnels, notamment du bâtiment, les accusent de casser les prix en raison de la quasi-absence de contraintes administratives et de charges moins lourdes. Mais ceux-ci sont bien décidés à se faire entendre et les réactions sur la réforme à venir seront sans nul doute enflammées...

Plus généralement, 81 % des Français sont de plus en plus inquiets pour leur retraite et bon nombre d’entre eux (44 %) envisageraient de travailler après celle-ci. Oui, des Français qui sont prêts à s’adapter pour ne pas sombrer dans l’inconfort financier, si ce n’est pas pour certains, dans la pauvreté. Combien de retraités sont obligés de recourir aux Restos du Cœur ?

Ainsi, une partie des Français qui, en cette période troublée sur le plan économique, se mobilisent pour sortir du chômage ou d’une vie de galère faite de privations. Et tout cela en mettant à mal les acquis dont beaucoup encore profitent...

Alors, certes, il faudra trouver le bon dosage entre une demande qui sera toujours plus croissante d’abolition des privilèges et celle de ceux qui doivent s’adapter pour survivre.

 

Le combat ne fait que commencer... 

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 13:27

Oui, la France comme l’Allemagne a ses mini-jobs ! Ils n’ont certes pas la même dénomination que ceux d’outre-Rhin et vous aurez certainement reconnu de quoi il s’agissait ?

Tout simplement des stages ! Ces stages rémunérés, pour la plus grosse partie d’entre eux, à 436,05 euros par mois, soit 30% du SMIC.

Et les annonces ne manquent pas dans ce domaine. Il n’y a qu’à taper sur le Net offres de stages et c’est une pluie, pour ne pas dire une avalanche, de propositions qui vous tombe dessus. A l’heure où les offres d’emploi se sont réduites à peau de chagrin, les stages, eux, fleurissent et ne connaissent pas la crise. Bien au contraire...

Certains secteurs sont plus friands de stagiaires que d’autres ; la communication, la presse, le secteur bancaire, les entreprises du luxe... En somme, tous les secteurs qui font rêver les jeunes et où les entreprises n’ont qu’à se baisser pour en ramasser à la pelle. Car ces jeunes sont pleins d’espoir, se disant que c’est par ce biais qu’ils vont se faire de l’expérience et les yeux brillants, ils vous déclarent : « Peut-être que si je fais l’affaire, la boite va me garder ! » Sauf qu’affaire ou pas l’affaire, c’est le plus souvent sans suite et d’autres stagiaires vont s’empresser de prendre la place laissée chaude par le précédent et ce, pour le plus grand plaisir des entreprises...

Alors, on pourrait se dire que c’est du gagnant-gagnant : l’entreprise accepte de prendre des jeunes pour leur faire découvrir le métier, les former à celui-ci et pour les jeunes, c’est passer de la théorie à la pratique, valoriser leurs compétences. Oui, dans cette perspective et si l’entreprise joue le jeu, on est tous d’accord pour valider le principe, et les jeunes, les premiers !

Sauf que la réalité est plus sombre et certaines entreprises sont plus cyniques !

Ces jeunes constituent une mine d’or car pour la plupart, ils sont motivés et tiennent le poste comme le ferait un salarié. Il n’y a qu’à lire les annonces pour se rendre compte que souvent, on demande autant à ces stagiaires que l’on exigerait d’un candidat à un emploi. Pour exemple ; là, le stagiaire doit créer un logo pour l’entreprise, un autre devra développer un logiciel de stockage ou encore, un autre rédigera des articles de presse pour le Web... Bref, ce sont, au final, les nouveaux salariés à bas coût...

Pour les jeunes qui décrochent un stage, c’est comme un sésame et il ne faut pas non plus négliger le côté formateur et au final, l’expérience acquise au bout de plusieurs mois. Mais le plus difficile, c’est le cumul de ces stages qui finissent par miner le moral. Car à force de stages, ces jeunes ne peuvent que s’interroger : trouveront-ils un emploi, un vrai celui-là ? Et là, certains perdent patience, à l’image de cette jeune fille de 25 ans, dans un reportage récent de France2, qui a préféré se lancer dans l’auto-entreprise, après avoir multiplié les stages en marketing...

Car, si rien ne vient concrétiser le projet professionnel d’un jeune après une longue série de stages, quelle est leur utilité ?

 

Et c’est là que l’on se dit que, oui, on fait comme les Allemands, avec leurs mini-jobs !

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 12:19

Croix verte

Oui, notre santé nous est chère, c’est peut-être notre bien le plus précieux. Et nous tenons à ce que notre système de soins reste le plus performant possible.

Et, dans le même temps, on ne peut plus ignorer que la branche maladie de la sécurité sociale est en déficit, un déficit de 5,9 milliards d’euros en 2012, et qu’il va falloir faire des économies. Évidemment, on aimerait que les choses ne changent pas ou le moins possible, mais les caisses sont vides et il n’y aura pas de baguette magique pour les renflouer.

Aussi, tous, - malades, médecins, pharmaciens, hôpitaux, laboratoire (...) - devront être mis à contribution pour réussir à ce que nous puissions bénéficier des meilleurs soins sans pour autant ruiner la collectivité...

Alors, les pistes sont nombreuses pour optimiser le système et c’est l’objectif du plan de redressement que présente la Ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Et le débat est déjà ouvert sur la vente des médicaments à l’unité, dont quelques sondages ici ou là, semblerait avoir la faveur des Français. Oui, cela irait dans le sens de moins de gaspillages, mais les objections sont déjà là. Quand ces critiques viennent des personnels de la santé, tout de suite, ils mettent en avant l’intérêt du patient et parfois, on se rend compte qu’en fait c’est leur intérêt qu’ils défendent ! On peut dire que c’est humain ; comment être entendu si on se bat pour soi-même ?

Avec la vente des médicaments à l’unité, la question de la notice d’emploi arrive sur le tapis. Comme si tous les malades plongeaient dans la notice d’emploi de toutes les boites qui leur sont remises ! Déjà, le médecin joue un rôle important dans la prescription d’un médicament : il met en garde sur les effets secondaires... Du reste, pour ma part, la seule fois où j’ai eu un effet secondaire grave, et bien, cet effet n’était même pas indiqué sur la notice !

Après, il faudra bien que toute la lumière soit faite sur les fameux génériques dont certains sont mis en cause parce que moins efficaces ou moins bien tolérés ! Parce que si la molécule est la même, l’excipient peut différer. Une expérience personnelle ; une otite qui ne se guérissait, lorsque le médecin a compris que c’était le générique qui avait été délivré, a lancé : « ah cela ne m’étonne pas ! ». Du coup, avec le princeps, l’otite a été guérie rapidement... Après une telle expérience, le doute est là... Et des exemples comme cela, il y en a bien d’autres...

Et puis, les Français consommeraient trop de médicaments... La campagne sur les antibiotiques qui ne sont pas automatiques va dans le bon sens et a donné des résultats, mais pas suffisants. Des médecins dénoncent les mauvaises habitudes des patients qui ne veulent pas sortir du cabinet sans une ordonnance consistante, histoire de ne pas être venus pour rien ! C’est vrai qu’un travail de pédagogie doit être fait, surtout envers les hypocondriaques (dont je fais partie) qui doutent des diagnostics et parfois même du résultat des examens !  Et partir sans médicament, ces mêmes patients « démoniaques » pensent être encore plus malades qu’en entrant... Oui, il faut de la patience et beaucoup de pédagogie pour changer les mentalités.

Car toutes les économies qui seront faites, résorberont les déficits mais permettront de financer de nouvelles thérapies plus coûteuses.

 

Si, dans nos esprits, la santé n’a pas de prix, la réalité nous montre le contraire et que ce prix pourrait bien être un obstacle à une bonne santé pour tous ! 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 17:25

En 2014, la dette française devrait atteindre la somme faramineuse de 1950 milliards d’euros. On préférerait de loin qu’il s’agisse de la future cagnotte du loto. Des millions d’idées pour employer ce montant : voyages à travers la planète, un tour en navette spatiale, un yacht, le dernier Boeing.... Bref, personne n’aurait de souci pour dépenser tous ces milliards...  

Cette somme qui donne le vertige est un triste record que l’on ne fêtera pas au Champagne ! Elle représentera plus de 95 % du PIB. Mais d’autres pays sont déjà à ce niveau record ; les USA avec 100 %, l’Italie avec 120%, le Japon dont la dette culmine à plus de 200 % du PIB...

Ceci doit-il nous inquiéter ? Les spécialistes sont, comme toujours, partagés. Évidemment, comme pour tout ménage endetté, pour ne pas dire surendetté, une gestion saine des comptes doit s’imposer. Les intérêts de la dette, aux alentours de 47 milliards, amputent chaque année le budget.

Le plus grave, et ceci est fréquemment rappelé, c’est notre dépendance aux marchés financiers. Pour le moment, la France emprunte à des taux bas et du coup, elle ne s’en prive pas. Mais on connait aussi la versatilité des prêteurs qui peuvent retirer leur confiance. Il faut peu de chose, un événement dont on ne pourrait soupçonner l’importance, et c’est panique à bord.... Et la descente aux enfers ; la Grèce, le Portugal, l’Espagne, tous ces pays sont bien placés pour le savoir...

Sommes-nous à l’abri d’un coup de sirocco des marchés ?  Le risque est peut-être moins important que pour des pays plus fragiles, mais personne ne peut l’exclure. Même nos dirigeants sont prudents avec les comptes publics, et même de plus en plus prudents, comme s’ils maniaient de la dynamite.

Oui, travailler avec les marchés financiers, c’est jouer avec le feu. On danse sur un baril de poudre qui pourrait bien nous exploser à la figure....

Alors, les réformes qui peinent à se réaliser sont indispensables pour sortir de cette spirale infernale qu’est devenue notre dette ; 30 000 euros par habitant ! Il est plus facile d’ouvrir les cordons de la bourse que de mettre tout le monde à la diète. Du reste, on en paie le prix fort, avec des impôts qui explosent. Et comme l’a avoué le Président de la République, en matière fiscale, l’imagination est sans borne.

Et la Cour des comptes de rendre un nouveau rapport sur le déficit de la sécurité sociale avec des idées pour le réduire. Cette fois, ce sont l’optique et l’hôpital qui sont dans le collimateur.

 

Il est vrai qu’il est toujours plus facile de prôner des mesures d’austérité ou de rigueur ; après il faut beaucoup de courage politique pour les faire appliquer... 

Alors, ces 1950 milliards d’euros ne sont pas la cagnotte du loto, mais une épée de Damoclès au-dessus de la tête des citoyens français... 

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 11:10

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Deux bonnes nouvelles sur le front de l’industrie française : un contrat de 200 000 euros pour les chantiers navals de Cherbourg et une relocalisation partielle des vélos électriques Solex à Saint-Lô !

Il est vrai que ces petites victoires ne peuvent, à elles seules, sortir la France de la grisaille économique. De même, elles ne peuvent faire oublier le déficit commercial de la France estimé à 5,1 milliards d’euros en juillet et la constatation d’un nouveau recul de la compétitivité de nos entreprises.

Mais la volonté affichée est bien de promouvoir le fabriqué en France, le retour à un patriotisme économique. Et cet été, le ministre du Redressement productif a présenté un logiciel « Colbert 2.0 » dont le but est de convaincre les industriels qui ont pris la poudre d’escampette de produire à nouveau sur notre beau territoire...

Évidemment, les règles du commerce international doivent être respectées et mine de rien, il faut arriver à nous donner envie de consommer français. La contrainte budgétaire joue un rôle dans ce choix pour beaucoup de familles. Mais il faut bien le reconnaître la qualité des pays dits à bas coût laisse trop souvent à désirer.

Et combien de consommateurs préfèreraient payer plus cher pour du matériel qui tienne le coup ? Ras-le-bol des appareils ménagers qui lâchent sans prévenir juste après la garantie ou alors au prix d’une extension de garantie assez onéreuse et encore ! Car les assureurs ne sont pas des philanthropes et donc le risque a été calculé pour que l’appareil tienne jusqu’à la fin de cette extension. Elles n’auraient plus qu’à fermer boutique si tous les appareils ne devaient durer que 2 ans comme certains vendeurs tentent de nous le faire croire !

Ce mouvement de relocalisation est plus large ; telle cette industrie textile espagnole qui a rapatrié sa production. Et le dirigeant de l’entreprise d’indiquer que si la délocalisation en Chine avait été une aubaine (50 à 60 % d’économies) à présent la différence n’est plus que de 10 à 15 % ! Et oui, les Chinois commencent eux aussi à se développer et du coup, ils sont moins compétitifs. C’est la raison pour laquelle les industriels se tournent vers l’Afrique et le Soudan est devient une nouvelle terre d’accueil au textile...  

Il y a toujours les fleurons de l’industrie française que sont l’aéronautique, les transports, le nucléaire, l’industrie pharmaceutique et qui continuent à s’exporter.

Et puis à côté, des petites entreprises essaient, elles aussi, de se faire une place dans ce monde impitoyable. Elles ne font pas parler d’elles mais sont indispensables au tissu économique et créent des emplois dont nous manquons tant...

Ainsi, on peut parler de ces entreprises françaises qui se développent dans l'univers des Smartphones et de leurs accessoires : Wiko Mobile, fabricant Marseillais de téléphones ou Norêve de Saint-Tropez fabricant de housses premium pour téléphones ou encore Modelabs fabricant d’accessoires pour téléphones. Ces entreprises qui rencontrent un franc succès doivent être encouragées.

 

Alors, tous en Solex pour booster notre économie ? 

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 09:59

Faut-il implorer le ciel pour que la croissance économique daigne revenir dans notre beau pays ? Ou, telle une météo capricieuse, montrera-t-elle le bout de son nez quand bon lui semblera ? Après la pluie, vient le beau temps, dit-on ! Après la crise, la croissance va-t-elle s'imposer comme par enchantement ? 

Ou faut-il mériter cette croissance, tel l'élève brillant qui reçoit le prix d'excellence ? C'est ce qu'il ressort de l'émission C dans l'Air du jeudi 01 août. Créer les conditions favorables à cette croissance est impératif et l'entreprise doit être au coeur du dispositif. Bien entendu, tout cela passe par des réformes structurelles et la boite à outils du Président de la République ne serait pas à la hauteur des enjeux.

Oui, l'entreprise est au centre du débat. N'en déplaise à ceux qui voudraient lui tordre le cou ou lui faire rendre gorge. Dans notre système économique, certes on peut le déplorer, mais c'est ainsi, l'entreprise dirige le monde ! Sans elle, pas d'emploi, pas de création de richesses... Rien de rien, le désert économique et la pauvreté au bout du chemin... 

On pourrait penser que l'entreprise doit être au service des hommes et pas les hommes au service de l'entreprise. On peut en corriger les excès car des excès, on sait tous qu'il y en a ; de la spéculation, des délocalisations injustes, le visage noir du capitalisme mondial... 

Mais les entreprises sont diverses et les plus nombreuses, les PME et les TPE, ne sont pas des suceurs de sueur et de sang. Il y a des bons et des mauvais patrons. Des patrons qui donnent envie d'aller dans le même sens, de se battre dans cet environnement de compétivité féroce. D'autres qui donnent envie de décamper ou de les voir devant les tribunaux. Et même dans les grandes entreprises, tout n'est pas noir. Elles peuvent offrir à leurs employés des avantages non négligeables. Mais elles peuvent se montrer aussi des monstres financiers sans foi ni loi. Il y a de tout dans cet univers impitoyable ; on ne peut pas faire de tri, tout le monde trouve sa place, certains connaissent la prospérité pendant que d'autres la faillite... 

Alors, oui, l'entreprise doit être préservée. On ne peut pas lui imposer d'assumer toute la solidarité nationale, une répartition plus équilibrée s'impose et vite ! Et les entreprises ne peuvent pas non plus exiger de ne prendre aucune part dans les dépenses de la société ; elles ont besoin aussi des infrastructures, des universités...  

Il faut cesser cette douche écossaise permanente. Un jour, on les caresse dans le sens du poil et le lendemain on les dénigre... 

Et cette instabilité fiscale dont les économistes ne font que répéter qu'elle est anxyogène. Elle ferait fuir les investisseurs. A-t-on besoin de cette désertion en ces temps difficiles ? Faire fuir les capitaux,c'est du suicide économique... Et faire fuir les entrepreneurs, même combat... Que de jeunes ont pris la poudre d'escampette pensant qu'en France, ce n'était plus possible. 

Heureusement, l'avenir semble vouloir s'éclaircir. Oh, un léger soubresaut, il ne sert à rien d'exagérer ! Peut-être, le frémissement économique qu'a évoqué le Ministre de l'économie, Pierre Moscovici ?  

Mais l'Europe est en train de repartir et l'Allemagne en tête. Et dans cette reconquête des territoires perdus de l'économie, notre pays ne voudrait quand même pas jouer les figurants ? 

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 16:22

 

pôle emploi blog

Alors que le chômage continue de progresser, mais de façon moins virulente (15 000 chômeurs de plus en juin), le Gouvernement mise sur son dispositif d'aides pour inverser la courbe du chômage pour la fin de l'année. 

Malgré tout, la recherche d'un emploi est souvent synonyme de galère. Pas toujours, certes, mais dans de nombreux cas, on peut dire que l'impression de ne jamais correspondre au profil exigé est la plus forte. 

On pourrait penser que pour chaque offre correspond un diplôme ! A défaut du précieux sésame, inutile de postuler, le dossier est rejeté. Difficile dans ce cas, de sortir de sa formation initiale et pour ceux qui n'en ont pas, aucun espoir. Pourtant, il fut un temps où former les personnes "sur le tas" ne posait pas de problème. On peut le comprendre pour des métiers avec des compétences très pointues. Mais cela s'est généralisé et c'est regrettable car on ne laisse aucune chance à des personnes de bonne volonté. Il peut exister des exceptions, mais trop rares... Il faut espérer que les différentes formations proposées aux chômeurs favoriseront l'accès à un emploi.  

Et ne parlons pas de l'expérience ! A moins de trois ans minimum dans un poste, les chances d'être retenu est de l'ordre de l'exceptionnel. Du reste, à ce jeu malsain, on finit par avoir toute une génération sans grande expérience, à l'exception de nombreux stages. Car les stages, il n'y a pas de problème pour en décrocher. Vous pouvez en cumuler autant comme autant, mais pour passer au précieux CDI, c'est une autre aventure. Et sans CDI, on connait la chanson : difficultés pour se loger, pour emprunter... 

Dans cette course effrénée, il y a beaucoup de candidats pour peu d'élus. C'est la terrible réalité à laquelle est confronté un demandeur d'emploi. En adressant son Curriculum vitae et sa lettre de motivation, il sait que des centaines de dossiers atterriront sur le bureau du recruteur. Alors, chacun essaie de se distinguer pour le meilleur ou pour le pire ! On bidouille le CV, on gonfle l'expérience ou on s'ingénie à trouver la formule choc pour que l'attention de l'employeur soit retenue. Bref, c'est un jeu de poker menteur avec des désillusions à la clé... 

Mais qu'on se rassure. Il y aurait une mine d'offres d'emplois non pourvues ; le chiffre oscille entre 200 000 et 300 000 offres et pour les plus optimistes, le chiffre pourrait atteindre les 500 000. On se doute déjà que ce ne sont pas des boulots qui font rêver. Mais ils ont le mérite d'exister et il est vrai que c'est mieux que rien... 

Vous avez dit adéquation ? 

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 15:38

Argent2

La baisse prochaine du taux du livret A (1,25% au 1er août) ne crée pas un grand émoi parmi les Français. Certes, c'est toujours un manque à gagner, mais l'essentiel est toujours là ; sécurité et disponibilité des sommes placées. Ainsi, la poire pour la soif ou le bas de laine pour les coups durs n'est pas prêt d'être boudé. Bien au contraire ! 

Car, Oui, cette mesure devrait être de nature à cesser la course à l'épargne et à relancer la sacro-sainte consommation qui joue la désertion. L'économie est en berne et un gros coup de fouet serait le bienvenu ! Le gouvernement prie le ciel que l'argent coule à flots dans l'économie asphyxiée; que les citoyens vident leur livret A pour achèter le dernier modèle de voiture (fabriquée en France de préférence) ou faire bombance (en France bien entendu)... 

Et n'est-ce pas là l'incompréhension ?

Comme la boite à outils qui est aussi une boite à impôts, pour ne pas dire une boite à claques, la peur des lendemains qui déchantent est toujours bien présente. La confiance n'a pas encore fait de retour triomphal où chacun peut se dire : cette fois, on est au bout du tunnel ! Des jours meilleurs nous attendent.

Non, c'est plutôt l'angoisse qui domine toujours avec la crainte d'un chômage encore plus haut, de prélèvements plus lourds, de réformes douloureuses... Un cocktail explosif qui brasse les pensées les plus sombres et qui bloque l'économie. 

Il faudra plus que l'optimisme affiché de notre Président lors de son intervention du 14 juillet pour rassurer une France qui a peur. Même si, comme on aime à le répéter, la France est un grand pays, elle est aussi très endettée, en voie de désindustrialisation et sa fragilité se fait de plus en plus visible...

Pourtant, le pays se trouve à la croisée des chemins. Soit, il est capable de se réformer et d'aller de l'avant pour retrouver dynamisme et une certaine prospérité. Soit il plonge dans une crise encore plus profonde où cette fois, la consommation ne sera plus un choix, mais un luxe... 

Et puis l'épargne aide aussi l'économie. Le livret A finance le logement social, pendant que d'autres produits d'épargne sont injectés dans l'économie réelle; 

Alors, l'épargne : stop ou encore ? 

 

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