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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 11:53

drapeau européen

Dans son dernier numéro, l’hebdomadaire Marianne a consacré un dossier sur la sortie de l’Euro, mettant sur la table un débat que semble s’interdire une grande partie de la classe politique.

A la lecture des différents articles, on se dit mais pourquoi n’y pensent-ils donc pas, tous autant qu’ils sont ? Nos dirigeants seraient-ils à ce point aveuglés pour ne pas envisager un retrait d’un système monétaire qui semble nous porter un tel préjudice ? On parle de Religion de l’Euro, une sorte de connivence des partis de gouvernement pour ne pas envisager ce retrait de la zone euro.

Pourtant, si c’était La Solution, celle qui sauverait la France du naufrage économique, on se demande bien pourquoi un Président de la République avec une telle impopularité n’envisagerait pas cette éventualité comme il lance aujourd’hui son pacte de responsabilité ? Parce que nous sommes bien loin des hommes politiques à l’idéologie inébranlable, on constate qu’ils sont prêts à trahir leurs idées pour être réélus. Et là, ils se priveraient d’un coup d’une Idée géniale ? Non, c’est incompréhensible…

Parce qu’avec la sortie de l’Euro, c’est le retour d’une indépendance budgétaire et le recours à la dévaluation. Ainsi, on pourrait faire fonctionner la planche à billets comme le font tant de pays. Et par cette dévaluation, O miracle, nous redeviendrions plus compétitifs sur le marché international… Ceci dit, il faudrait avoir plus d’entreprises qui exportent pour en voir rapidement les effets !

Alors, on a envie de crier : qu’attendent-ils pour se lancer dans l’aventure ?

C’est quand on attaque les scénarios de la sortie de cette monnaie que l’on commence à  s’interroger sur les conséquences. Oui, on s’en serait douté, il y a un scénario rose et un scénario noir…

Parce que la dette, cette dette qui nous étrangle, est la grande interrogation, peut-être la plus grande de la sortie de l’Euro. Celle-ci s’alourdirait-elle au point de mettre notre pays en faillite ? Ou à l’inverse, nos créanciers seraient-ils les dindons de cette farce financière ? On imagine alors le retour de bâton, une exclusion pure et simple du jeu des marchés, devenant ainsi persona non grata ! Et ne parlons pas des investissements étrangers dont on déplore aujourd’hui la baisse significative ! Là, un pays qui ne tient pas parole, ne deviendrait-il  pas le paria du monde des affaires ?

Là-dessus, que deviendrait la facture énergétique ? Nous n’aurions certainement plus qu’à trouver du gaz de schiste, vitesse grand V. Par ailleurs, notre désindustrialisation, ne nous reviendrait-elle pas en pleine figure ? Nous sommes obligés d’importer bon nombre des produits manufacturés et avec une monnaie dévaluée, nous risquons d’avoir une facture salée. Et de manière générale, un envol des prix n’est pas à exclure…

Déjà, pour avoir le choix de cette sortie de la monnaie unique, la priorité serait de revenir à une situation saine de nos finances.

Parce que OUI, nous avons vendu notre âme au diable de la finance et bien que cela nous déplaise, nous sommes pour longtemps à leur merci ! A notre pays de rétablir les comptes publics pour se permettre le luxe de faire la fine bouche sur une monnaie qui ne nous avantage pas et qui semble effectivement aller comme un gant à nos partenaires allemands !

Si cette sortie de l’Euro intervenait aujourd’hui, elle serait certainement le résultat d’un éclatement de la zone. Ou parce que nous subirions une telle attaque des marchés que nous pourrions prendre ce risque.

Et c’est probablement pour cette raison que les gouvernements successifs ménagent la chèvre et le chou, se pliant aux exigences de la Commission européenne.

 

Parce qu’un retrait pur et simple, sans être dos au mur, représente quand même un chemin obscur, peut-être une impasse ? C’est sur ce doute que les politiques de droite comme de gauche se refusent pour l’heure à tenter l’aventure … 

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 12:13

pôle emploi blog

Début de la chaîne de l’emploi ou à la fin, jeunes et seniors sont plongés dans la même galère !

Oui une galère qui se vit au quotidien par une recherche d’emploi effrénée pour de médiocres résultats. Bien sûr, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne et il y a des cas plus douloureux que d’autres.

Mais un constat commun ; des difficultés à trouver un premier emploi ou si par malheur on le perd après 45 - 50 ans ! Oui, parce que le senior dans le monde du travail n’est pas celui retenu par le milieu médical (65 – 70 ans).

Les jeunes ont toutes les peines du monde à entrer sur le marché de l’emploi. http://www.magtuttifrutti.com/article-chomage-des-jeunes-entre-espoir-et-desespoir-118140922.html

De stages en petits boulots, de nombreuses années s’écoulent avant de pouvoir décrocher un CDI, celui qui fait tant rêver. Que de vies mises entre parenthèses ! Pas ou peu de projets peuvent être réalisés sans un contrat stable ; pas de logement, pas de crédit… Des revenus irréguliers et encore, quand il y en a !, et aucune vie ne peut se construire sur des bases aussi fragiles ! Beaucoup n’ont pas d’autre choix que de rester vivre chez les parents. Il y a quelques années, ces jeunes que l’on nommait les Tanguy, prêtaient à sourire. A présent, on les plaint, une génération de sacrifiés !

A l’autre bout de la chaîne, les seniors sont à peu près dans la même situation ! Sauf que pour beaucoup, la sortie du chômage sera la mise à la retraite, les futurs retraités pauvres, ne nous leurrons pas !

Pour eux aussi, pas de pitié ! La sanction de l’âge est brutale, bien que sournoise. On ne vous dira jamais que vous n’avez pas été retenu en raison de votre âge. C’est à force d’essuyer des refus que vous en ferez le constat. Du reste, ceux qui recrutent – cadres d’entreprise, patrons - sont souvent de la même génération que les candidats, c’est peut-être cela le plus incroyable ! Ils vous pensent dépassés alors que beaucoup pourraient être déjà à la retraite !

Parce qu’il faut du temps avant de se rendre compte que c’est votre âge qui pose problème, vous ne voulez pas le croire ! Vous pensez longtemps que votre profil n’est pas en totale adéquation avec le poste proposé ! Non, la réalité ne vous saute pas immédiatement aux yeux, c’est comme un poison qui se distille et qui vous tue à petit feu… Oui, vous arrivez progressivement à vous avouer que vous ne retrouverez plus d’emploi, que votre heure est passée… Vous êtes has been…

Alors, évidemment, chacun réagit selon son caractère. Jeunes ou seniors, les battants se « battent », faisant feu de tout bois. Beaucoup n’ont pas peur de changer de voie, s’expatrier (pour les seniors c’est plus compliqué), bâtir son entreprise… Mais pour d’autres, c’est le découragement qui domine et qui empêche de rebondir.

On saura ce soir si la courbe du chômage s’est inversée mais déjà, on nous annonce plus une stabilisation qu’une inversion. Pour tous ceux qui sont concernés, le combat continue, et même s’il n’est pas prêt d’être gagné, l’espoir doit toujours être là…   

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 12:27

Le Président de la République, lors de sa conférence du 14 janvier dernier, a annoncé plusieurs chantiers de réformes en matière économique, administrative et de protection sociale.

Oui, si toutes ces réformes sont menées à leur terme, elles devraient changer en profondeur les structures de l’Etat et de notre modèle social. Une modernité des services publics devrait apporter de la simplification et de l’efficacité et surtout, économiser l’argent public. Redonner de la compétitivité à nos entreprises tout en protégeant notre système social, l’objectif est ambitieux. Nous pourrions nous prendre à rêver d’une France dynamique qui ne joue plus petits bras dans la compétition mondiale !

Mais une fois ces projets sur la table, le plus dur reste à faire ! Il y a d’abord les paroles et ensuite, les actes. Seront-ils à la hauteur du discours courageux et déterminé ? N’y aura-t-il pas des reculades, des renoncements, des enterrements de première classe ? De réformes qui se voulaient importantes, n’avons-nous pas connu à la place de pauvres réformettes ? Oui parce qu’il faudra plus que du courage pour mener à bien ce que l’on peut déjà qualifier de révolution, c’est de l’ordre du suicide politique avec des risques de défaite électorale à la clé !

Mais au-delà de la volonté de réforme qui devra être sans faille, tous ceux qui seront concernés directement par ces chamboulements, vont-ils jouer le jeu ? Les élus, les syndicats, les entrepreneurs ou leurs représentants seront-ils eux aussi au grand rendez-vous qui les attend ? N’y aura-t-il pas des blocages, des résistances corporatistes et autres rejets pour torpiller les réformes annoncées ?

Si les élus sont prêts à des changements comme l’indiquait la Ministre de la Réforme de l'Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique, Mme Marylise Lebranchu, lors d’un entretien avec Jean-Jacques Bourdin, qu’en sera-t-il le moment venu ? Elle précise déjà qu’il ne faudra pas y aller à la hache pour ce qui est de la réduction du nombre des régions, on parle aussi d’un bonus/malus pour ceux qui procéderont à des fusions.

Avec ces réductions et ces regroupements, les élus vont devoir concéder à des efforts en matière de postes, de budgets. On verra vite s’ils agissent dans l’intérêt général ou dans celui de leurs petits intérêts. A eux de montrer qu’ils sont responsables au-delà de tout clivage politique.  

Pour ce qui est du pacte de responsabilité et autres allègements des contraintes administratives, les entreprises seront-elles au rendez-vous de l’emploi et de l’investissement ? On ne parle pas de celles qui sont dans les difficultés et qui devront d’abord se refaire une santé. Non, de celles dont le pacte va apporter plus de commandes et qui auront vraiment le choix entre redistribuer des dividendes, investir, ou embaucher ? Là, mystère total ! Du reste, la confiance règne tellement qu’un observatoire des contreparties va être mis en place ! La baisse de la TVA sur la restauration qui devait créer des emplois n’a pas été à ce niveau un franc succès.

Quant aux syndicats qui ne sont pas suffisamment représentatifs, seront-ils aussi à la hauteur des négociations qui s’annoncent ? Ils sont parfois pointés du doigt pour leurs attitudes trop radicales. Néanmoins, ils savent aussi faire des compromis et ils signent bon nombre d’accords. On verra ce qu’il ressortira des négociations sur l’indemnisation des chômeurs, sachant que la caisse UNEDIC affiche un déficit de plus de 4 milliards pour l’année 2013…

Oui, un grand défi attend notre Pays dans les mois à venir. On n’échappera pas aux réformes qui s’annoncent, espérons que chacun des partenaires fera preuve de responsabilité, oubliera ses intérêts particuliers au profit de l’intérêt général…  

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 17:47

petrole---blog-copie-1.JPG

Compte tenu de l’état des finances de notre pays, le slogan du gouvernement de 1973 est plus que jamais d’actualité !

Oui, l’imagination va devoir se faire à tous les étages de la société, maintenant et plus encore que par le passé.

Parce que les comptes publics sont dans un état calamiteux, parce que notre balance commerciale est de plus en plus déficitaire, parce que la courbe du chômage ne s’inversera pas par l’opération du Saint-Esprit, nous allons devoir faire preuve de créativité pour ne pas échouer sur les récifs de la mondialisation !

Dans le secteur public, le Président de la République a bien noté que l’Etat était « trop lourd, trop lent, trop cher ». La réforme s’impose avec pour objectif essentiel, faire des économies tout en gardant un service identique voire, dans l’idéal, un meilleur service. Et là, germent toutes les idées pour réaliser cet exploit.

Revient sur le tapis la réduction du "millefeuille administratif" avec la suppression d’un échelon, celui du département, par exemple. Egalement, la réduction du nombre des députés et celui des sénateurs pourrait bien refaire surface, mais là, les intéressés n’ont pas envie de se tirer une balle dans le pied !

De son côté, la Ministre de la Justice propose de réduire la tâche des magistrats en confiant la procédure du divorce par consentement mutuel aux greffiers. Certes, ils sont peut-être débordés mais multiplier leur nombre est peut-être moins coûteux qu’augmenter le nombre des magistrats. De même la mise en place d’un guichet universel serait aussi un moyen de simplifier l’accès à la justice…

Bref, toute idée est bonne à prendre en ces temps de disette budgétaire ! En revanche, il conviendrait pour toute réforme de grande ampleur, de passer par une phase d’expérimentation afin d’éviter les désagréments et autres catastrophes, à l’image du logiciel de paie Louvois utilisé par l’Armée et auquel le Ministre de la Défense a dû renoncer …

Quant au secteur privé, il faut s’en remettre à nos entrepreneurs dont l’imagination, espérons-le, continuera à être débordante. Airbus enregistre en 2013 un record historique en matière de commandes, plus de 1500, battant son concurrent américain, Boeing. Mais au-delà des géants, il y a bon nombre de petites entreprises qui grâce au crédit d’impôt recherche peuvent se développer.

Avec le pacte de responsabilité, il est à souhaiter que la compétitivité de nos entreprises s’améliorera ; encore une idée dont on verra si elle porte ses fruits…

En ce qui concerne le chômage, c’est peut-être bien là où l’on attend le plus les idées. Parce que l’on sait bien que les contrats aidés ne peuvent à eux seuls inverser la courbe du chômage, il faudra bien trouver d’autres solutions ! Alors, la réforme de la formation professionnelle doit favoriser encore plus les chômeurs, faire entrer davantage les entreprises dans les universités, valoriser les métiers manuels…

Le 14 janvier, la conférence de Presse du Président de la République devrait initier des changements, peut-être de grande ampleur, pour remettre le pays sur les rails. Sera-t-elle à la hauteur des enjeux ?

 

La France n’a pas de pétrole (peut-être du gaz de schiste ?!) alors, si elle veut garder une place enviable dans le classement des économies mondiales, elle doit avoir des idées, et les bonnes !

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 13:36

fraternité blog

A-t-on envie que notre Pays sombre dans le chaos économique ?

Personne, à l’exception de quelques jusqu’au-boutistes, n’a envie d’un scénario catastrophe pour la France. Du reste, le french-bashing dont vient faire preuve le journal américain Newsweek n’a pas été du goût des internautes français qui ont vivement réagi sur la toile et ce, à juste titre !

Et pourtant, on ne peut pas nier que notre économie soit dans une forme éblouissante. Pire, nous avons l’impression qu’il ne faudrait pas grand-chose, un mauvais tour des marchés financiers, pour que nous basculions dans le cauchemar des restrictions à tout-va, des cures d’amaigrissement dont on peut imaginer sans mal les effets dévastateurs sur toute la communauté nationale.

Il est certain que depuis de nombreuses années, nous nous détournons du collectif, nous plongeons dans le chacun pour soi. Ce matin même, sur le plateau de LCP, dans l’émission Politique matin, les éditorialistes faisaient remarquer à propos de l’usine Goodyear d’Amiens, ce manque de collectif, mettant dos-à-dos, direction et salariés, chacun campant sur ses positions. Ils notaient le manque de confiance des salariés qui préfèrent de confortables primes de licenciement plutôt que de confier leur sort à des investisseurs, ces derniers souvent plus requins que sauveurs de l’entreprise !

Oui, on en est là ; personne ne fait confiance à personne !

Dans ses vœux de fin d’année, le Président de la République a proposé un pacte de responsabilité aux entrepreneurs, tendant une main à ceux envers lesquels, il semblait avoir toutes les méfiances. D’autres engagements ont été pris par le Chef de l’État, comme la simplification des formalités de la vie quotidienne, la réduction des dépenses publique et la correction des excès du système social...

Si les paroles sont suivies des faits, nous devrons tous consentir à des sacrifices et laisser de côté nos intérêts individuels. En serons-nous capables ? Toute la question est là ! Et la réponse ne tardera pas à venir...

Mais quelle que soit notre réaction face à ce qui se prépare dans le secret des cabinets ministériels, nous avons tous à y gagner ou y perdre !

Parce qu’en cas de débâcle, nous y laisserons tous des plumes ! Les pauvres, les riches et les classes moyennes, personne ne sera épargné ; ce sera comme un tsunami qui emporte tout sur son passage, pas moyen d’échapper au cataclysme...

En revanche, si l’on prend l’option des efforts et s’ils sont couronnés de succès, nous pourrons dire que nous avons échappé au pire ! Et tout le monde à y gagner. Ceux qui n’ont pas de travail, peut-être la chance de renouer avec l’espoir d’un poste. Car les entreprises ne pourront pas éternellement délocaliser, à moins de trouver une autre galaxie à exploiter ! Il n’y a qu’à voir les révoltes de plus en plus nombreuses de ces salariés à bas coût, que ce soit en Chine, au Bangladesh ou au Cambodge, ces petites mains du textile qui n’en peuvent plus de travailler dans des conditions inacceptables et pour une misère...

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/11/13/au-cambodge-la-revolte-des-ouvrieres-du-textile-s-ete_3512849_3234.html

 

Alors, oui, il y a toujours le risque que malgré nos efforts, nous ne soyons pas récompensés... Mais au moins, nous n’aurons rien à nous reprocher, nous aurons tout tenté et peut-être, aurons-nous réussi le fait d’être rassemblés, comme jamais dans notre Histoire ?

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 16:27

President-a-Ryad---blog.JPG

Capture d'écran TVinfo

Oui, ils savent ce qu’il faut faire pour sortir la France du marasme économique dans lequel notre Pays est plongé depuis quelques années.

Ils sont nombreux à expliquer comment faire, quand le faire, pourquoi le faire. Ces hommes et ces femmes qui parlent, écrivent des livres, font des rapports (rapport de Jacques Attali, rapports de la Cour des Comptes, rapport Gallois...) sont presque tous unanimes sur tout ce qui ne va pas ou ne va plus, ce qu’il faut modifier, réformer...

Et nous, citoyens, nous les écoutons et nous avons l’impression, tel un disque rayé, d’entendre toujours les mêmes arguments et les mêmes solutions. L’opinion d’un trader professionnel parue sur le site Challenges est fort intéressante et va dans le même sens : http://www.challenges.fr/economie/20131227.CHA8777/nous-sommes-les-vrais-responsables-de-la-crise-en-france.html

Alors, que font nos dirigeants ? Sont-ils aveugles et sourds ? Plus grave, seraient-ils incompétents ? On sent bien la fébrilité à la fin de chaque mois pour constater s’il y a ou non une inversion de la courbe du chômage. Et celle-ci de jouer les montagnes russes, avec un coup, je monte, un coup je descends et un autre de remonter... C’est comme si nos gouvernants, au chevet d’un grand malade, lui prenaient sans arrêt la température ! Et le malade de s’affoler rien qu’à la pensée du thermomètre !

Alors, on a l’impression que le pouvoir joue avec nos nerfs, que cette inversion de la courbe du chômage est comme un coup de poker. Du coup, personne n’est confiant, ce qui au bout du compte, aggrave encore plus la situation. Plus personne n’a envie d’investir, plus personne n’a envie de consommer ou le moins possible... Un statu quo qui risque de nous entraîner vers le fond...

Car oui, nos dirigeants n’ont pas le courage de réformer la France en profondeur. Ils espèrent, avec les mesures qu’ils ont engagées, pouvoir sortir la tête hors de l’eau. Pas de remède de cheval, que de l’homéopathie ! Pas d’électrochocs, que des cataplasmes sur jambe de bois ! Et avec de la chance et de la pluie présidentielle, notre pays sortira peut-être de la tempête, affaibli mais vivant...

En revanche, si la situation continuait à se dégrader ou si d’un seul coup, la confiance des marchés disparaissait, que se passerait-il ?

Eh bien, c’est dos au mur, que nous verrions les mesures douloureuses tomber en cascades ; les chutes du Niagara, version fiscale et sociale ! Ah, la potion amère que l’on essaie tant de nous épargner et que certains appellent de leurs vœux ne manquerait pas de nous donner la nausée et, pas la peine de gémir ou de pleurer, le rouleau compresseur des économies passerait avec la douceur d’un pachyderme dans un magasin de porcelaines !

Doit-on blâmer nos gouvernants ? Oui et non. Oui, parce que si nous en arrivons à une telle extrémité, nous connaîtrons des moments plus difficiles que si les choses avaient été préparées à l’avance.

Mais d’un autre côté, on peut comprendre la frilosité de nos dirigeants. Il n’y a qu’à voir les difficultés pour faire passer la moindre réforme ! Si tout le monde est d’accord sur le principe, c’est autre chose que passer à l’action. Chacun veut protéger ce qu’il a et s’il y a à perdre, c’est toujours pour les autres...

 

Alors thérapie douce ou traitement de choc ? Peut-être, un jour prochain, n’aurons-nous même plus ce choix !

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 17:15

bercy - blog

Aurons-nous un jour un système fiscal et social juste, comme beaucoup le réclament ? A première vue, la réponse est NON !!!!  Mais chut, il ne faut pas le crier trop fort, cela pourrait heurter bien des consciences et notre soif d’équité pourrait ne jamais être étanchée...

Oh les raisons sont nombreuses et peut-être même, y participons-nous tous, à des degrés divers !

Déjà, ceux qui paient le plus - les gros contribuables et les grandes entreprises – ont tout le loisir d’accepter ou non les contraintes fiscales et sociales. S’ils jugent que la pression est insupportable, ils peuvent très bien décider de filer à « l’anglaise » vers des cieux fiscaux plus hospitaliers. A part leur dire « Oh ce n’est pas bien de ne pas jouer la solidarité nationale !» le reste, on connait la chanson, plus souvent une complainte : délocalisation, exil...

Dans un article des Echos du 18 décembre dernier, 50 entreprises étrangères installées en France lançaient un cri d’alarme sur la frilosité des maisons mères à investir et à créer des emplois dans notre Pays.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0203199645307-l-appel-de-50-dirigeants-de-filiales-etrangeres-installees-en-france-638207.php

Alors, pour retenir ou attirer ceux qui peuvent investir dans notre économie, on peut comprendre les multiples faveurs et cadeaux fiscaux : le CICE, le bouclier fiscal qui a finalement été remis en place l’air de rien (700 millions en 2013), les niches fiscales...

Et pour les contribuables plus modestes, la pression fiscale et les charges sociales trop lourdes ont des effets négatifs sur l’ensemble de l’économie.

La baisse de la consommation est une réponse à la pression fiscale et le développement du « travail au noir » en est une autre.

http://www.ladepeche.fr/article/2013/12/09/1771084-l-explosion-du-travail-au-noir.html

Du coup, les caisses de l’État au lieu de se remplir par les augmentations d’impôts se retrouvent avec un manque à gagner de plusieurs milliards d’euros (11 milliards d’euros manqueraient à l’appel !)

Oui, il est difficile, voire impossible, de vouloir qu’un système soit juste et en même temps efficace. Car c’est bien là que le bât blesse. On peut toujours espérer que tout le monde jouera le jeu et puis, non, chacun regarde son intérêt et tant pis pour l’intérêt général !

Alors, oui, les poules auront des dents le jour où le système deviendra vertueux. A moins que le système mondial suive le même chemin. Autant dire que ce ne sera pas demain la veille, vu les intérêts énormes de beaucoup de pays à attirer les grandes fortunes du monde.

Ou comme le préconisent certains, la fiscalité pourrait être liée à la nationalité à l’image du système américain. A priori, les mécanismes sont complexes et il n’est pas à exclure que certains préfèreront dans ce cas, perdre leur nationalité !  

 

Alors, oui, le système est injuste mais pour qu’il ne le soit pas encore plus, ne sommes-nous pas obligés d’accepter ces coups de canif dans notre contrat social ? 

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 17:34

Les-sacrifies---blog.JPG

Comme les classements du moment ne sont guère favorables à la France (PISA, générosité, compétitivité...), il en est au moins un où notre pays est le champion du Monde : celui du pessimisme !

Les sondages qui traitent du sujet se suivent et se ressemblent, à un point tel que l’on pourrait se demander si les instituts ne réutilisent pas les résultats des précédents. Mais non, pas de crainte en la matière, nous ne voulons pas déroger à la tradition. Ainsi, le 30 novembre dernier, selon un sondage CSA pour BFMTV, plus de 7 Français sur dix se disaient pessimistes pour l’avenir de la Société Française.  

Encore plus récemment, selon un sondage Harris Interactive, 84% des Français se disaient pessimistes quant à la capacité des jeunes Français "à mieux vivre que leurs parents".http://www.harrisinteractive.fr/news/2013/Results_HIFR_PAI_12122013.pdf

Il est certain que les graves difficultés qui touchent notre Pays alimentent les craintes ; chômage de masse, la dette publique qui se creuse, le pouvoir d’achat qui recule, des impôts qui augmentent... Bref, de quoi nous placer tous sous valium !

Et surtout, les discours des politiques qui sont loin de briller par leur clarté. Surtout pas ces tergiversations qui donnent l’impression que l’on ne sait pas où l’on va mais qu’on y va quand même, pas ces contradictions qui provoquent des sueurs froides. L’incertitude en matière fiscale a finalement été reconnue comme étant un facteur de « nuisance économique ». On parle d’asphyxiés, de sacrifiés...http://www.sauvonslaproximite.com/

Le pessimisme qui domine est nocif pour notre pays. Il conduit des jeunes à aller voir ailleurs si c’est mieux (reviendront-ils ?) des entrepreneurs à tenter l’aventure à l’extérieur de nos frontières, des investisseurs étrangers à éviter une société qui ne croit pas en elle...

Pour ceux qui restent, le pessimisme c’est d’abord le blocage. On n’a plus envie d’aller de l’avant et le pays se paralyse... On consomme le moins possible par crainte des jours plus difficiles, les carnets de commande se vident et les entreprises prennent le bouillon.

Mais ce qui est le plus grave dans ce pessimisme, c’est que le désespoir qu’il engendre mène à ce que redoutent le plus les dirigeants : la colère. Une colère d’abord sourde, puis qui s’exprime de plus en plus fort pour finir, en émeutes. Oui il ne faudrait pas grand-chose, une étincelle, pour que notre société s’embrase et cela n’est pas souhaitable. On sait toujours comment cela commence, jamais comment cela se termine...

Oui, l’époque n’est pas facile mais d’autres pays souffrent encore plus que nous sans être pour autant dans cet état dépressif.

Mais des efforts sont à faire, beaucoup d’efforts, pour redonner l’espoir à une société qui se replie sur elle-même et sur ses souffrances...

 

Et une thérapie de groupe s’il le faut, pour tous les nostalgiques d’une époque qui se termine et pour tous les angoissés d’une nouvelle ère qui s’ouvre...  

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 13:09

Dans la concurrence économique mondiale de plus en plus impitoyable, la France n’est-elle pas pour le moment, le tendre agneau livré à une meute de loups ?

On a de plus en plus l’impression que notre beau Pays a la naïveté d’un enfant qui vient de naître et qu’il pourrait bien se retrouver le dindon de la farce de la mondialisation !

Parce ce que le débat sur le repos dominical, aussi respectable soit-il, est-il à la hauteur des terribles défis qui nous sont posés aujourd’hui ? Notre croissance flirte avec le 0 et le chômage de masse, malgré les incantations de notre Président, n’est pas prêt d’être résorbé.

Oui, nous sommes aux prises avec un monde économique qui ne fait pas de cadeau : pour ne pas mourir de faim, des populations travaillent pour presque rien, des pays s’assoient sur le droit environnemental pour sortir la tête de l’eau.

Et nous, nous continuons comme si de rien n’était, la fleur au fusil, comme si nous n’avions pas affaire à des concurrents redoutables, pour certains déloyaux mais pour d’autres, tout à fait honorables. Car même au sein de l’Union Européenne, c’est la rivalité qui domine, on ne peut pas reprocher à nos partenaires de vouloir tirer leur épingle du jeu de cette compétition mondiale.

Alors oui, nous tentons bien quelques réformes ici ou là, pour être un peu plus compétitifs ; le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), l'Accord national interprofessionnel conclu entre les partenaires sociaux le 11 janvier 2013...

Ne devrions-nous pas avoir là aussi un "Grenelle" du travail où à l’image de cette remise à plat du système fiscal, on pourrait remettre à plat le code du travail ?

Parce qu’il est important de retrouver du dynamisme et de la vigueur dans cet environnement économique rempli de pièges et de chausse-trappes, qu’il est aussi indispensable de protéger les plus fragiles d’entre nous, il faut plus que jamais se mettre autour d’une table pour tout bousculer, « sans idéologie, ni baratin » comme disait Coluche dans la chanson des Restos du cœur !

Oui, cela aurait de l’allure que tous les intervenants du milieu du travail se mobilisent pour redonner de l’espoir à un Pays qui a peur du déclassement social et qui a le pessimisme de plus en plus comme signe de reconnaissance.

Parce que les choses évoluent et que si aujourd’hui, on doit sacrifier des dimanches, des heures de repos et d’autres acquis, il faut aussi que demain, si la situation s’améliore, on puisse obtenir de nouveaux droits. Parce que si les salariés sont parfois si figés sur leurs acquis, c’est aussi parce qu’ils ont peur que la balance soit toujours du même côté et que ce qui est perdu aujourd’hui, ne sera pas retrouvé plus tard.

Oui, cessons d’avoir des arcs et des flèches pour combattre les chars d’assaut de la mondialisation... 

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 15:48

titanic---blog.jpg

Le modèle social français a été bien longtemps considéré comme une bénédiction pour les Français et voilà qu’aujourd’hui, il serait en passe de devenir son pire ennemi !

Quand on parle de modèle social, on pense immédiatement, tel qu’il a été construit pendant les Trente Glorieuses, aux services publics gratuits et universels, aux assurances sociales collectives ainsi qu’aux prestations d’assistance.http://www.strategie.gouv.fr/blog/2013/09/note-quel-modele-social/

Oui, nous avons chéri ce modèle, il a été très souvent cité en exemple à l’étranger et du reste, notre système de santé n’a-t-il pas été considéré pendant longtemps, comme le meilleur au monde ?

Mais tout cela est en train de tourner au vinaigre et d’une aubaine, nous avons de plus en plus l’impression que ce modèle nous coule. Nous n’avons plus les moyens de ce bel édifice qui se fissure de toutes parts et qui menace ruine si nous n’y prenons pas garde. Il y a urgence à consolider les fondations pour ne pas se prendre l’immeuble sur la tête !

A l’heure où la fiscalité va être remise à plat, nous n’échapperons pas à cette question cruciale. On a ouvert la boite de Pandores et il sera difficile de la refermer, d’autant que des économies sur les dépenses publiques ont été promises, sans autre précision.

Certes, il y a toujours des réformes possibles à faire ; des améliorations dans l’organisation des services, une lutte contre les gaspillages, la suppression de doublons. Bref, un toilettage s’impose et cela ne sera pas le plus difficile à entreprendre bien qu’il y aura ici ou là des résistances.

Ce qui va être un drame ou vécu comme tel, ce sera quand on taillera dans le vif ! Ce sera demain, après-demain, dans un mois, dans un an, mais le jour viendra où la réduction des dépenses sociales s’imposera. Elles représentent 600 milliards d’euros, soit plus de 33% du PIB (produit intérieur brut). On a atteint un chiffre fatidique et s’il n’y avait pas les emprunts pour boucler les fins de mois de l’État, nous serions, tels les ménages surendettés, dans le rouge ! Et le banquier de nous couper les vivres !

Mais, ce que l’on considère comme un système généreux, ce n’est pas non plus Byzance pour les bénéficiaires ! Il n’y a pas de quoi faire bombance avec des allocations chômage ou un RSA socle... Pas non plus de quoi faire la fête avec un minimum vieillesse ou une pension d’invalidité... Du reste, bon nombre de ces personnes ont recours à des associations comme les Restos du Cœur.

Bien sûr, comme tout système, le nôtre peut être pervers et certains d’en profiter au-delà du raisonnable. Et personne ne trouvera à redire de corriger les excès et autres abus.

Ne parlons pas de notre système de santé auquel nous tenons et dont les comptes ne sont plus à l’équilibre depuis belle lurette. Et chacun de constater que nous devons de plus en plus mettre la main à la poche tant les déremboursements sont nombreux.

Alors, Oui, notre modèle social est bien malade. Dire qu’il est agonisant est peut-être excessif, quoique ?

Des efforts seront nécessaires pour sauver ce qui pourra l’être mais surtout, ce qui est le plus malheureux, c’est que nous ne retrouverons peut-être jamais ce que beaucoup appellent l’État-Providence ! C’est certainement le prix à payer de la mondialisation.... 

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