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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 18:40
capture d'écran

capture d'écran

Dans le cadre de l'émission "Enquête exclusive", M6 a diffusé le dimanche 13 mars à 23 h un reportage sur la ville de Béziers, gérée par Robert Ménard depuis 2014 et proche du Front National...

Ce reportage est consternant !!! Si les circonstances n'étaient pas aussi terribles, on pourrait en rire, mais là, c'est plutôt à pleurer...

Quel message ont voulu faire passer les journalistes ? Probablement pas celui que les électeurs ont eu tort d'élire Robert Ménard à la tête de la Mairie... 

Que cette ville comme tant d'autres soit confrontée à l'insécurité, à la violence, à la pauvreté et aux problèmes d'intégration, personne ne peut en douter. Mais là, soit par paresse soit à dessein, c'est le tableau le plus sombre qui nous a été présenté. Et le peu qui pourrait être positif se transforme en catastrophe ! 

Ainsi, parmi les opposants, il y a ce commerçant "Toubib Burger" dont le gérant prône le vivre ensemble notamment avec la communauté gitane, laquelle fait l'objet d'une pétition par des commerçants pour qu'ils partent du centre-ville. On approuve cette clémence, mais tout cela pour apprendre que l'homme a été condamné à un an de prison pour apologie du terrorisme et détention d'armes. Bravo pour le témoin !!! 

Il y a aussi le combat de cette femme, Linda, pour les réfugiés syriens. Sauf que pour loger ces malheureux, il y a introduction illicite dans un logement vide des HLM avec détournement de la ligne EDF. Et le commentateur de prendre des précautions pour la somme de 500 € récoltée en faveur des réfugiés, qui pourrait provenir du commerce de la drogue !!! 

Ne parlons pas de la petite virée des reporters dans la cité La Devèze où le trafic de drogue semble être la principale occupation des jeunes. Et pour couronner le tout, un délit filmé en direct : 4 pneus crevés d'une voiture de la police municipale. Et on voit les policiers constater l'infraction et la voiture partir sur un plateau d'un camion de dépannage. 

Même les pauvres ne sont pas épargnés !!! On les voit retirer l'argent des allocations aux guichets automatiques des banques, comme s'ils se gavaient d'argent public. Et le pompon, l'intervention d'un homme présentant un autre qui vient de sortir de prison. Il a une famille à charge de 6 enfants et a droit à 1300 euros d'allocations famililales ! De sacrés exemples du fameux "assistanat" qui en ferait bondir plus d'un !

Et les opposants à Robert Ménard sont d'une violence incomparable ; Ils viennent vociférant à une séance du conseil municipal, obligeant même le conseil à se retirer. Bref, pas le meilleur exemple de la démocratie... Rien n'excuse ces débordements, même pas un homme qui déplait à la tête d'une commune ! Et même le témoignage de cet homme qui se désole de la situation ; un viticulteur vivant dans son chateau, suffisamment loin pour échapper au tableau décrit  !!! 

Manque à ce reportage, espérons-le, de l'objectivité !!! Où sont les habitants, certainement nombreux de cette cité, La Devèze, qui vivent paisiblement, loin de l'image des voyous présentés ? Comme on ne parle jamais des trains qui arrivent à l'heure, on oublie tous ceux qui, pauvres, vivent ou survivent dans la dignité... Sans faire parler d'eux, souvent travaillant dur, trop souvent précarisés... 

S'il en était autrement, on ne s'étonnera pas que des communes tombent dans l'escarcelle du Front national et pourquoi pas la France en 2017 ?

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 15:18
capture d'écran du Monde

capture d'écran du Monde

L’accord du 22 avril 2014 portant réforme du régime d’indemnisation des intermittents du spectacle risque bien d’entraîner comme en 2003, l’annulation de bon nombre de manifestations…

Et ce sera une fois de plus une grande déception pour le public sans lequel, les intermittents n’existeraient pas. Il serait bon qu’ils y pensent aussi avant de procéder à des actions punitives, telle l’occupation de l’Opéra Bastille…

Certes, personne ne conteste le régime précaire de la profession d’artiste mais n’en est-il pas ainsi de bien d’autres professions ? Les saisonniers, les intérimaires… Et ne parlons pas de tous ceux qui n’ont rien, qui se désespèrent à chercher un emploi parce qu’ils sont jeunes et inexpérimentés, trop âgés, parce qu’ils habitent les banlieues…

Et ce régime qui va être durci ne reste-t-il pas néanmoins le plus généreux au monde ?

On ne fera pas l’affront de dire que beaucoup abusent du système ! C’est comme dans tout, il y a des dérapages que l’on ne peut que déplorer, on ne doit pas non plus en faire une généralité.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1161889-ex-intermittent-j-ai-profite-des-abus-et-des-indemnites-de-pole-emploi-je-les-denonce.html

Beaucoup d’artistes vivent de peu, les "nantis" de la culture ne sont pas les plus nombreux. Du reste, parmi ceux qui réussissent, parfois grâce à des aides publiques, certains n’hésitent pas à prendre la poudre d’escampette fiscale !

Et puis, le plus grand scandale ne réside-t-il pas aussi dans l’abus de ce statut à l’intérieur même des grandes entreprises de l’audiovisuel ? Pour ne pas embaucher en CDI des techniciens et autre personnel, on use et on abuse de ce système qui n’est pas bon ni pour les comptes de l’UNEDIC, ni pour le moral de ces personnes qui ne sont pas certaines de conserver leur poste !

De toute façon, on aura beau tourner la question dans tous les sens ; le déficit général de l’assurance-chômage s’est élevé à plus de 4 milliards d’euros pour 2013, un chiffre prévu à 4,4 milliards pour 2014 et une dette cumulée à fin 2014 de 22,3 milliards ! http://www.unedic.org/actualite/previsions-financieres-de-l-assurance-chomage-pour-2013-et-2014-septembre-2013-6804

Et bien évidemment, les prestations servies aux allocataires le sont grâce aux emprunts, pas le choix…

http://www.unedic.org/actualite/emprunts-obligataires-de-l-unedic-en-2013-5341

A lire cet article du Monde publié le 06 juin dernier, les intermittents se sentent trahis par le gouvernement socialiste qui leur avait promis un autre traitement que celui qui va leur être finalement réservé. Mais là aussi, ils ne sont pas les seuls qui peuvent dire que la déception est à la hauteur de leurs espoirs ! Pour autant, sont-ils dans la révolte ?

http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/06/06/intermittents-les-raisons-de-la-colere_4433817_3232.html

L’état des finances du pays est à un tel niveau que personne n’échappera aux coups de rabot, à la meuleuse ou à la broyeuse, à moins de plier bagages comme le font certains…

Alors, les intermittents comme les autres devront aussi faire des efforts, tant de citoyens sont dans la galère. Par décence, il faut aussi penser à eux…

Et que le spectacle continue !  

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 08:01
Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?

On peut dire que la comédie de Philippe de Chauveron avec Christian Clavier, Chantal Lauby et de nombreux acteurs et actrices de talent, connait un succès mérité.

On rit du début à la fin des trépidations de cette famille de la bourgeoisie provinciale qui voit ses quatre filles épouser des hommes issus de la diversité. Oui, le sujet est sensible dans notre société qui a des difficultés avec le vivre ensemble !

Mais tout le monde en prend pour son grade, et si certains parlent d’une avalanche de clichés, il ne pouvait en être autrement, pour justement, mettre tout le monde sur un même pied d’égalité. Tous les a priori, les images et autres petites mesquineries du racisme ordinaire sont exposés et chacun des acteurs joue le jeu et du reste, avec brio !

Alors, oui, c’est un peu caricatural par l’accumulation des gags et autres pitreries mais au final, c’est une belle famille qui se dégage et une leçon de tolérance qui nous est donnée...

Des couples de religions, de cultures différentes ont dû se retrouver dans certaines scènes, certains n’ont peut-être pas connu une fin aussi heureuse. Ici ou là, on lit des témoignages de souffrances, de familles déchirées qui ne peuvent arriver à faire la paix. Des filles ou des garçons coupés de leurs racines parce que la tendre moitié n’est pas de la même confession ou de la même origine ! Oui, cela existe et ces situations sont bien douloureuses pour ceux qui les vivent...

Car, tel qu’il ressort du long métrage, il suffit de peu de choses pour que le dialogue s’installe, que la tolérance prenne toute sa place...

Oui, la France a une population de plus en plus diversifiée, chacune apportant sa pierre à l’édifice de la nation. Alors, des problèmes, il ne faut pas les nier, ils existent et surtout, il ne faut ni les dramatiser, ni les minimiser. Des efforts sont à réaliser par tous pour cohabiter, coexister, et au bout du compte, s’apprécier...

Notre pays connait de graves difficultés économiques, c’est peut-être aussi le moment de profiter de cette épreuve pour prôner le rassemblement au lieu de susciter les divisions...  

Comme cette comédie pleine de bon sens ; nous entendre nous grandira, nous diviser nous perdra... 

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 10:26

musique blog

Les reprises musicales ont le vent en poupe ; il ne se passe pas une année sans que des artistes ne cèdent à la tentation.  En ce moment, nous avons droit à un duo un peu morbide d’Hélène Ségara et de Joe Dassin, l'album Forever Gentlemen sorti le 21 octobre 2013, avec une quinzaine d'artistes français qui reprennent des classiques des années 50. N’oublions pas les reprises par des jeunes interprètes des succès du talentueux Jean-Jacques Goldman...

Vu le nombre croissant de ces reprises, devons-nous penser que nos artistes sont en manque d’inspiration ? Pourtant, les auteurs et les compositeurs ne semblent pas avoir déserté la France, et nous avons souvent la preuve de leur créativité.

Ou alors, est-ce une envie profonde de certains chanteurs ou chanteuses de remettre au goût du jour des chansons qui avaient sombré dans l’oubli, leurs interprètes avec ? Il est certain que dans ce domaine aussi, une nouveauté chasse l’autre et on finit par enterrer des titres qui ont eu un immense succès en leur temps. Car là aussi, il y a un phénomène de mode et sortir une musique démodée peut être la remettre à la mode, quelques arrangements en plus...

Mais il y a aussi, et il faut bien l’admettre, un intérêt commercial à cette foison de reprises. Évidemment, cela fait mieux de crier sur tous les toits que l’on aime tellement le première interprète que l’on a voulu lui rendre un vibrant hommage. Cela ne ferait pas classe d’avouer que l’on a voulu faire une belle opération commerciale !

Car c’est bien souvent le jackpot ! Certes, il peut y avoir des voix discordantes, criant au sacrilège, que l’on a massacré là, un tube du grand Charles Aznavour ou piétiné l’œuvre de l’inoubliable Michel Berger. Mais dans l’ensemble, ces reprises sont appréciées parce qu’elles répondent à notre besoin de petits retours vers le passé. A un titre correspond souvent une tranche de vie que l’on regrette et qui de toute façon suscite la nostalgie. Pour peu que l’interprétation soit bonne et parfois excellente, tout le monde est content. Et les maisons de disques les premières...

Ceux qui usent et abusent du procédé, ce sont les émissions de télé-crochet ; la Nouvelle Star, The Voice... Pas de risque de voir dégringoler l’audimat parce que le jeune artiste aurait eu l’idée « saugrenue » de chanter un titre de son répertoire ! Non, on ne se lance pas dans une telle aventure, il faut travailler sur du lourd, personne ne peut dévier du répertoire plus ou moins imposé. Que des titres connus et qui ont fait leurs preuves... commerciales... Au bout du compte, ces jeunes qui connaissent un succès fulgurant sur des reprises, peinent ensuite à imposer leur propre registre... Toute la limite du système.

En définitive, beaucoup aiment les reprises même si certaines sont un désastre et sont loin de rendre l’hommage mérité à l’interprète premier.

D’autres, au contraire, ont connu plus de succès que le titre initial ; The Beatles avec Misery (Kenny Lynch) ou Madonna et Don’t cry for me Argentina (Julie Covington)... 

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 15:19

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La nouvelle édition du Dico des filles vient de sortir et, pour nous parents, cet ouvrage pourrait faire d’une pierre deux coups ; un joli cadeau pour la fin de l’année et une aide précieuse dans cette période difficile que peut être l’adolescence...

Oui, pas toujours facile de répondre aux interrogations et aux angoisses de nos filles qui se transforment et qui, bien souvent, se rebellent. Le dialogue n’est pas toujours simple à établir, parfois il vire même à l’affrontement. Et nous parents, nous sommes démunis face à des comportements qui échappent à notre contrôle...

Alors, ce livre peut remplir une fonction éducative non négligeable. Avec des mots simples, un style direct et humoristique, un ton qui n’est jamais professoral, beaucoup d’images, l’adolescente se sent tout de suite mise en confiance. Elle peut parcourir les pages comme un livre à thèmes ou tout simplement, chercher par l’index les sujets qu’elle veut approfondir.

Car ce manuel traite de bon nombre de domaines ; amour, sexualité, amitié, sentiments, argent de poche, santé, drogue... Chaque thème abordé est bien défini, imagé. Il y a des conseils comme pourrait en donner une amie, sauf que cette amie est une professionnelle. Pour nous parents, c’est plus rassurant. Car nous savons que nos adolescentes ont parfois l’imagination débordante et que les copines peuvent les induire en erreur, et qui les en blâmerait ? C’est une période où tout est possible, on rêve beaucoup, on délire...

Et puis en matière de conseils, on sait qu’ils sont à manipuler avec précaution. Nous parents, souffrons du délit de : « mais ce n’est plus comme à votre époque ! » On ne peut pas les comprendre, on est pour eux dépassés, et toutes nos décisions sont taxées de « mesures punitives ». Peu importe que ce soit pour leur bien, on a bien du mal à faire passer nos messages de prudence ...

Emilie*, collégienne de 13 ans, a trouvé ce Dico très intéressant et instructif. Les premières pages consacrées à la mode l’ont particulièrement emballée. Et pour tout thème abordé, elle a aimé la rubrique des « bons plans ». Et oui, à l’image des adultes, les adolescentes sont toujours en quête de ce qui peut les distinguer des autres. L’important est d’affirmer sa personnalité à un âge où le corps subit maints bouleversements.

Alors, oui, ce Dico est à recommander pour servir de trait d’union entre l’enfance et l’âge adulte... 


*le prénom a été changé

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 11:15

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GTA. Trois petites lettres qui ne vous diront peut-être rien, mais qui ont provoqué un véritable raz-de-marée dans le monde des amateurs de jeux vidéo.

Ces initiales (celles de Grand Theft Auto) viennent de battre tous les records : un budget de 200 millions de dollars, digne des plus grands blockbusters hollywoodiens, et 800 millions de dollars de recette pour ce cinquième opus, en seulement 24 heures. Des chiffres qui donnent le tournis. Surtout que certains l’auraient acquis pour le simple plaisir de le détenir et d’en poster la photo sur les réseaux sociaux. Une véritable star, ce jeu, en somme. Ou une sorte d’accessoire indispensable pour être dans le vent.

Et comme tout bon phénomène qui se respecte, le fameux GTA n’a pas fait que des adeptes. Loin de là. Certains le considèrent même comme un véritable danger pour les jeunes de moins de 18 ans. Il faut dire que ce jeu vidéo n’est pas des plus moraux. Le joueur a le choix entre trois héros, trois malfrats, dont l’un est même carrément psychopathe (sur une démo on le voit, il faut bien le souligner, en train d’essayer de faire passer un pied humain dans la cuvette des toilettes !!!) Les ingrédients qui ont fait le succès des 4 premiers tomes, restent inchangés ; drogue, sexe, sensations fortes, belles voitures, guns, meurtres et braquages… Pas vraiment la « liste de vie » d’un saint homme. Et certains s’interrogent donc sur la dangerosité potentielle de mettre un tel jeu entre des mains peu avisées.

Et la sempiternelle question : est-ce que les jeux vidéos, les films, les séries peuvent nous rendre violents ? Une question débattue depuis des décennies et qui n’a, à ce jour, pas encore trouvé de réponse. Pendant que certains affirment que les enfants sont tout à fait capables de faire la différence entre fiction et réalité (à de rares exceptions près), les autres brandissent les tristes exemples où des jeunes ont tué pour « faire comme dans tel ou tel film ». 

Mais ce qui plait dans ce jeu, c’est justement de faire des choses que l’on ne pourrait pas ou que l’on n’oserait pas faire dans la vraie vie. Bien sagement, au fond de son canapé, on peut ainsi sauter d’une moto en plein vol sans peur et semer les policiers dans une course poursuite à bord d’une sublime voiture.

La vie américaine, sans limite, que l’on peut voir dans les films, est à portée de joystick. Il est fort à parier qu’un jeu où l’on campe un honnête père de famille qui a pour mission d’aller au travail tous les jours, de s’occuper de ses enfants et de payer ses impôts, ne connaîtrait pas le même engouement. Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est déjà ce qu’on fait (ou que l’on est censé faire du moins) dans notre quotidien. Un jeu est plus fait pour nous détendre ou nous faire vivre des aventures (bon certes on peut vivre des aventures sans pour autant devoir découper un homme en morceau). Mais sur ce milliard d’acheteurs, il est fort à penser que tous ne vont pas mettre en pratique ce qu’ils ont pu vivre dans GTA. Du moins, on l’espère.

 

Et l’Homme n’a-t-il pas depuis la nuit des temps eu un comportement violent ? Les guerres, les viols et les tortures ont malheureusement existé bien avant que les jeux vidéo ne s’en mêlent...

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 14:50

roman demain j'arrête2

Au début, ce fut une question de couverture ; un chat coiffé d’un bonnet péruvien sur un fond fuchsia est du genre à attirer l’œil. Ou du moins mon œil. Je fais partie de cette catégorie de personnes qui est indéniablement séduite par le packaging, la cible idéale pour toutes les agences de marketing, en somme. Et puis, son classement en tête des ventes de ces dernières semaines a fini de me convaincre de ramener ce livre chez moi.

Je l’ai commencé un peu dubitative au premier abord, par un style simple et une histoire qui ne semblait pas réserver de grandes surprises. Mais dès la fin du premier chapitre (qui ne fait que trois pages, soulignons-le), j’ai été embarquée, je n’ai plus lâché ce petit bonheur de poche et je l’ai fini en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Il aurait pu être le roman de mon été mais il fut celui de ma rentrée et c’est tant mieux en ces jours de cafard et de deuil des vacances. Il est très rare que je me laisse aller à un rire franc en lisant, mais celui-ci a très bien réussi. Les répliques sont bien senties et les personnages, un brin déjantés, mais terriblement attachants.

La narratrice, un petit bout de femme de 28 ans, maladroite au possible et au grand cœur voit sa vie bouleversée le jour où elle découvre qu’elle a un nouveau voisin au nom aussi étonnant que drôle. Elle va alors se mettre à faire un tas de « trucs idiots » pour l’apercevoir, entrer dans sa vie, lui plaire et découvrir tout ce qu’il a à lui cacher. Et alors qu’on pense avoir compris toute l’intrigue, l’auteur finit de nous montrer que les choses dans la vie ne sont pas aussi "simplissimes".

Je fais donc partie des milliers de lecteurs à avoir dévoré ce roman, pas la première, donc, et surement pas la dernière. C’est une histoire qui fait du bien et qui n’a pas d’autres prétentions que celle de nous divertir et de nous donner le sourire. Et rien que pour comprendre la couverture (le chat portant un bonnet péruvien a contre toute attente bien une signification), ça vaut le coup !

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 09:38

Bon nombre de téléfilms diffusés les après-midi sur les chaînes TV présentent des similitudes telles que l’on pourrait presque parler de clones...

Le ressort principal est toujours l’absence de prise de tête pour le téléspectateur. Pas besoin de réfléchir ni de se poser des questions existentielles. Même quand le sujet est grave, la façon de le traiter est bien souvent détachée. Quelques larmes compatissantes sont autorisées mais pas question de faire sombrer dans la déprime les ménagères de moins de cinquante ans !

Tout est prévisible dans un téléfilm, quel que soit le genre. La ficelle est toujours grosse ; dans un policier, le coupable idéal ne le sera jamais, et dans l’aventure sentimentale, le couple qui n’avait rien en commun finira de toute façon ensemble. Pas de suspens, ce pourrait être mauvais pour les nerfs ! On reconnait vite les méchants et les gentils, aucune erreur de casting n’est permise. Tout est fait pour que nous ne nous laissions pas abuser ! Ce serait dommage que nous soyons piégés, ce n’est pas le but recherché. Non, ici, nous devons être en terrain conquis, pas de place à la surprise qui nous ferait dégringoler du canapé où nous sommes confortablement installés.

Reste l’importance consacrée aux personnages principaux dont il est impératif de favoriser l’empathie. A la fin du téléfilm, on doit avoir l’impression que le héros pourrait faire partie de notre entourage. Car, pas ou peu d’actions, des décors sommaires, pas d’effets spéciaux. Les dialogues sont loin d’être recherchés, pas besoin de s’armer d’un dictionnaire et pas non plus de vulgarité. Non, c’est en principe des répliques qui ne supportent aucune ambiguïté, ou alors c’est tellement insistant que l’on ne peut pas se planter. Il serait dommage d’être perdus dans le scénario ! Non, pas de souci à avoir de ce côté-là, tout est clair comme de l’eau de roche. Même les titres ne sauraient nous déstabiliser : "Veux-tu toujours m’épouser ?", "La menace du volcan", "Au cœur de l’Amour", « Condamnés au silence"...

Et l’histoire est tellement inconsistante qu’elle ne laisse aucune trace dans nos mémoires. Ainsi, ces téléfilms sont rediffusés sans cesse et nous n’y prêtons même pas attention.

Pour autant, personne ne nous oblige à regarder ces programmes. Donc, c’est délibérément que parfois, ou souvent, nous nous laissons emporter par un policier sans prétention ou un conte des temps modernes à dormir debout !

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Published by Ambroisine - dans Ciné-Livres
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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 10:05

conte;blogLes contes de fées ont la cote à Hollywood depuis ces dernières années. Ou du moins, serait-il plus juste de dire que les cinéastes ne se sont jamais lassés de réadapter à l'infini et à leur sauce, ces indémodables.

Tim Burton avait plus ou moins relancé la tendance avec son succès Alice au Pays des merveilles, au début de ce nouveau millénaire. Un conte déjanté qui sied tellement bien à l'univers un peu loufoque, comme tout droit sorti d'un songe, du réalisateur. Et puis, il y a eu les Blanche Neige (deux films sortis à seulement quelques mois d'intervalle), le magicien d'Oz, le Chaperon rouge, une version un peu trash, en mode Terminator, d'Hansel et Gretel. Et ceux à venir, la Belle au bois Dormant, avec Angélina Jolie, la Belle et la Bête, avec Emma Watson, ou encore Cendrillon, la Petite Sirène et même les contes des Mille et une nuits.

 Ces histoires, connues plus ou moins de toute l'humanité, ont vu très tôt leurs aventures adaptées en dessins animés, grâce à Walt Disney, mais aussi sur grand écran, comme avec la Belle et la Bête, de Jean Cocteau de 1946 ou le Peau d'Âne de Jacques Demy, avec Catherine Deneuve, en 1970.

 Alors comment se fait-il que des récits, vieux de plusieurs siècles, trouvent toujours un écho dans notre monde moderne ? Déjà, ces classiques nous parlent tous. Pas besoin de lire le synopsis pour savoir que le film du Petit chaperon rouge, traitera d'une histoire de loup, de grand mère, de galette et de petit pot de beurre. Ces contes ont bercé notre enfance, tout comme celle de nos parents, de nos grands-parents et même parfois de nos arrière-arrière- grands-parents avant nous.

Si le monde a changé, l'humain lui en revanche est toujours le même. Caché derrière son iPhone, ses écouteurs vissés sur les oreilles, l'homme moderne connaît toujours l'amour, la haine, les relations fraternelles, le choix cornélien entre le bien et le mal... Des thèmes qui tant que l'humanité existera seront toujours d'actualité.

 Peut-être aussi que dans notre contexte économique actuel, il est bon de revenir à l'imaginaire et de replonger au creux de notre enfance, dans ce monde sucré, simple et juste, où la pauvre servante finit forcément par sortir de sa condition sociale en épousant le Prince charmant, un homme beau, fort et dépourvu du moindre défaut.

 A l'heure du pessimisme et de la morosité, cette bonne cuillérée de bonheur à l'état pur fait un bien fou.

 Et surtout, les héros immortels ont aussi su s'adapter. Blanche Neige est devenue une guerrière, qui à la limite n'a même plus besoin du prince pour la sauver des griffes de sa belle-mère. Non, sous les traits de Kristen Stewart, elle prend son indépendance, se bat et n'est pas du genre potiche, à chanter en chœur avec tous les animaux de la forêt.

 De même que les deux petits gloutons d'Hansel et Gretel reviennent adultes en tant que chasseurs de sorcière, dans le film sorti cette année.

 Les classiques ont ainsi eu l'intelligence d'évoluer avec les enfants et les plus grands...

 

Illustration de Korolle

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 18:45

marilyn monroe referenceDans 4 petits jours se termine une des expositions les plus époustouflantes en matière de costumes hollywoodiens qu’ait connue Londres. Le V&A Museum (Victoria and Albert Museum) accueille, depuis le mois de novembre, 130 vêtements qui ont marqué l’histoire du cinéma américain. Le complet de Charlie Chaplin, la robe de cocktail noire d’Audrey Hepburn dans « Diamants sur canapé », celle de Scarlett O’Hara dans « Autant en emporte le vent », l’uniforme d’Harry Potter, la célèbre tenue jaune d’Uma Thurman dans Kill Bill, et la tunique de Cléopâtre portée par Elizabeth Taylor sont autant de précieuses pièces qu’il a fallu récupérer aux quatre coins du globe, très souvent chez des collectionneurs privés. « Une chasse au trésor » de plus de 4 années.

En déambulant dans les trois principales pièces de l’exposition, on peut presque voir les grands acteurs et actrices de ce siècle et du siècle dernier, revêtir ces parures cousues pour épouser parfaitement leur corps.

 On se surprend à s’imaginer enfilant le costume à paillettes très cintré de Nicole Kidman dans « Moulin Rouge » en se demandant si l’on arriverait à y glisser, ne serait-ce qu’une cuisse. Voir tout le gratin d’Hollywood, enfin ne serait-ce que leur garde-robe, juste devant soi donne cette incroyable impression d’assister à une page de la grande histoire cinématographique. Des films muets à ceux en noir et blanc, des images numériques aux images de synthèse, on traverse les genres et les époques en quelques pas. Et l’on se sent incroyablement petit à côté de tous ces costumes que l’on n'avait toujours vus que derrière nos écrans, enfilés par les plus grandes stars.

Et lorsque l’on s’arrête pour regarder de plus près et objectivement, la fameuse petite robe blanche portée par Marilyn Monroe dans « 7 ans de réflexion », celle-là même célébrissime pour s’être soulevée au dessus d’une bouche de métro, on se sent presque déçu. Ce monument ne reste, sans la superbe pin-up blonde, qu’un bout de tissu. Meryl Streep explique dans l’une des vidéos de l’exposition, que le costume dans le cinéma joue 50 % du travail. Oui sans doute, mais l’acteur joue dans ce quota une part bien plus grande encore. La veste en cuir du célèbre archéologue Indiana Jones, ne serait-elle pas banale, sans son illustre interprète ? De même que pour chacune des pièces de l’exposition. Ajoutez à cela une lumière bien sentie, un décor intéressant et c’est là seulement que les costumes prennent vie.

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