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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 18:01
Capture d'écran

Capture d'écran

Le Président de la République, François Hollande, avait voulu placer son quinquennat sous le signe de la normalité. Pas d’artifice, pas de manœuvres, que du naturel et rien que du naturel…

Et presque deux ans plus tard, on a l’impression que toutes ses bonnes résolutions lui reviennent en pleine figure, que le sort s’acharne sur lui, comme si un diablotin voulait lui faire regretter chacune de ses paroles de candidat. On en arriverait presque à penser qu’il est poissard, à l’image de la pluie qui vient souvent agrémenter ses sorties.

Heureusement, on le dit optimiste, parce qu’à sa place, il y aurait de quoi sombrer dans la dépression. Tout ce qu’il touche, loin de se transformer en or, vire au désastre.

Lui qui reprochait à son prédécesseur d’étaler sa vie privée, a vu la sienne exploser à la face du monde !

La République exemplaire connait quelques embardées entre un fieffé menteur, l’ancien Ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, et à présent, cette affaire du conseiller politique, Aquilino Morelle auquel on reproche un possible conflit d’intérêts.

La France apaisée que le Chef de l’Etat appelait de ses vœux s’est déchaînée à l’occasion du Mariage entre deux personnes de même sexe. Pourtant, c’était une promesse de campagne qui semblait plutôt avoir les faveurs de l’opinion. Et puis, patatras, tout est parti en vrille avec pour résultat, une fracture dans la société qui laissera des traces…

Quant à l’économie, entre un pari raté sur l’inversion de la courbe du chômage, une réorientation de la politique européenne avortée, on ne sait si les pactes de responsabilité et de solidarité, ne tourneront pas eux aussi à la catastrophe…

Du reste, le Président a confié que si le chômage ne baissait pas au terme de son mandat, il ne voyait pas la raison de se représente. Penserait-il qu’il est impossible de lutter contre un destin qui se veut sombre quoi qu’il fasse, quoi qu’il tente ?

Si le Chef de l’Etat porte une large part de responsabilité dans ce qui lui arrive, on ne peut pas nier que des circonstances extérieures viennent aggraver la situation. Certes, il a commis des imprudences, des erreurs et son besoin presque viscéral de chercher à ménager la chèvre et le chou lui revient en boomerang.

Mais le pays est sur la corde raide depuis plusieurs années, ce qui rend la Présidence anormale. Là, on n’est pas dans la gestion ordinaire, mettre ses pas dans celui qui précède en ne changeant que le style, pratiquer une autre manière de gouverner.

Non, la crise que traverse la France nécessite probablement des mesures extraordinaires portées par un homme qui doit se surpasser, peut-être même y laisser ses chances d’être réélu.

Peut-être qu’un homme normal qui se sait à présent condamné, pourra réaliser un exploit ; sauver la France du marasme économique !

Bonne chance M. le Président…   

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 19:24
Capture d'écran France Info

Capture d'écran France Info

Il arrivera peut-être un jour où les salariés pauvres, les laissés pour compte du monde du travail, se mobiliseront à travers la planète pour crier leur colère et leur désespoir…

Depuis une semaine, 30 000 ouvriers chinois d’une usine de chaussures sont en grève, dénonçant leurs conditions salariales.

Plus près, ce sont les salariés allemands de deux sites du commerçant en ligne Amazon d’être en conflit avec leur direction pour des salaires insuffisants.

En France, on parle d’un SMIC à la baisse, ce qui provoque un tollé…

Oui, dans cette course effrénée mondiale à la compétitivité et au moins-disant salarial, on peut redouter un soulèvement de ceux qui souffrent de conditions de travail insupportables et de tous ceux qui restent sur le bord du chemin…

Il y eut beaucoup d’émoi, en avril 2013, lors de l’effondrement de l’immeuble Rana Plaza, à Savar, au Bengladesh, qui abritait une usine de textile. Et d’autres reportages ont dénoncé, à la même époque, des pratiques scandaleuses dans l’industrie textile, comme en Inde où des enfants sont employés dans la teinture de tissus, mettant leur santé en danger…

Tous ces malheureux qui travaillent pour une bouchée de pain, dans des conditions lamentables, continueront-ils à accepter leur sort ? Si ces usines ont permis de sortir de l’extrême pauvreté bon nombre de peuples, qu’en sera-t-il à l’avenir alors que les pays se développent, que l’envie de consommer se fait de plus en plus pressante ? Il y a une prise de conscience qui se fait lentement, mais sûrement…  

Dans notre pays, les amortisseurs sociaux sont pour le moment le pare-feu de toute révolte. Mais qu’en serait-il si ces allocations devaient baisser, voire disparaître sur l’autel de la rigueur et du désendettement ?

Il ne faut pas négliger cette question qui pourrait bien se poser à nos sociétés modernes devenues peu à peu des jungles ! Elles laissent trop de personnes sur la touche, et ceux qui sont dans le circuit tremblent à la perspective de perdre leur emploi. Les délocalisations sont devenues l’arme de destruction massive d’emplois et ce, devant des pouvoirs publics le plus souvent impuissants…

Et certains politiques d’exploiter ce désœuvrement, ce désespoir à des fins électorales…

Seule une prise de conscience au niveau mondial pourra éviter des soulèvements violents, une régulation d’un commerce international devenu fou, se défiant des normes sociales et environnementales.

Espérons que ce ne sera pas comme en matière d’écologie où les égoïsmes nationaux écrasent tout !

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 19:11

Si l’on doutait de l’engagement de la France de réduire ses déficits publics, le Premier Ministre aura rassuré ceux qui attendent notre pays au tournant, en affirmant : «… c’est la parole, la crédibilité de la France qui sont en jeu… ».   

Et d’inquiéter tous les autres…

La « rumeur » qui a enflé durant deux jours sur la suppression de l’APL aux étudiants non boursiers en est une illustration.

Qu’en sera-t-il demain ?

Parce que 50 milliards d’économies dans les dépenses publiques ne seront pas indolores, les victimes de ces coupes budgétaires ne resteront peut-être pas sans réagir. Du reste, à l’annonce de cette suppression de l’aide au logement pour les étudiants non boursiers, les étudiants se préparaient déjà à la mobilisation.

Il y a quelques semaines, c’était le gel de l’avancement des fonctionnaires qui avait mis la fonction publique dans tous ses états ! Il a fallu un écrit du Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, pour calmer les esprits échauffés. On ne doute pas que sans cet engagement, les syndicats auraient fait entendre leur colère dans la rue…

Et quand le moment sera venu de mettre sur la table les économies, le pacte social résistera-t-il ?

Dans une société française autant déchirée, il est à craindre que la solidarité et autres idées de redistribution ne volent en éclat. Déjà, on parle suppression APL et on entend la remise en cause de l’AME (aide médicale d’état) !

Et la colère de monter chez ceux qui ont déjà la conviction d’être des vaches à lait, de ceux qui vont souffrir de cette austérité qui ne dira pas son nom… Et de montrer du doigt ceux qui bénéficient des minima sociaux, des chômeurs qui profiteraient du système, des étrangers qui retireraient le pain de la bouche des nationaux…

Les syndicats auront-ils la puissance nécessaire pour canaliser les frustrations ? Des partis politiques, au lieu de jeter de l’huile sur le feu, sauront-ils faire preuve de sagesse ?

Oui, le risque est réel d’embraser un pays déjà abîmé par une crise économique qui s’éternise et qui se défie de plus en plus de ses dirigeants… 

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 11:28
Capture d'écran BFM

Capture d'écran BFM

Selon un sondage IFOP pour le JDD, publié le 13 avril, la cote de confiance s’élève à 18 % pour le Président de la République et à 58 % pour celle du Premier Ministre, soit un écart de 40 points entre les deux hommes…

Déjà, cet écart n’est guère étonnant, vu les nombreux sondages réalisés depuis l’installation du Chef de l’Etat à l’Elysée. La cote de confiance du Président n’a fait que sombrer dans un ravin sans fond avec en apothéose, la raclée aux élections municipales.

A l’inverse, le tout nouveau Premier Ministre, Manuel Valls, a toujours eu, malgré une petite baisse de régime au moment de l’affaire Dieudonné, une popularité au beau fixe.

Maintenant, reste à se demander quel va être l’avenir de ces deux hommes en matière de popularité ? L’écart va-t-il continuer à se creuser ? Les courbes vont-elles se rejoindre, mais dans quel sens ? Ou pourquoi pas, s’inverser ?

Le scénario qui semble le plus improbable serait que cet écart, déjà énorme, continue à se creuser. On imagine mal le Premier Ministre grimper encore dans les sondages alors qu’il sera vite confronté à l’épreuve du feu économique et social. Et le Président ne risque plus grand-chose à un niveau aussi bas ; perdre 1 ou 2 points, quelle différence cela fera-t-il ? Ne disait-on pas à une certaine époque qu’en dessous de 30% d’opinions favorables, il était impossible de gouverner ? En pratique, jusqu’à présent, on voit qu’il n’en est rien !

Et si les courbes se rejoignaient ? Après, cela peut être autant à la hausse qu’à la baisse !

Si une embellie économique se produisait dans les mois prochains, peut-être assisterions-nous, à un regain de popularité des deux hommes. Si la croissance revenait, si la courbe du chômage s’inversait enfin, et si les réformes promises étaient en voie d’exécution, on peut parier que la confiance qui fait aujourd’hui défection, reviendrait redorer le blason d’un Chef de l’Etat affaibli.

En revanche, si la situation continuait à se dégrader, si les autorités de Bruxelles tapaient du poing sur la table et si les marchés financiers se défoulaient sur notre pays, qu’en serait-il ? Il est fort probable que la cote de popularité du Premier Ministre plongerait vers celle du Président ! Tous deux seraient alors dans le même bateau des désillusions ! Le Président serait alors contraint de demander la démission du gouvernement pour ne pas couler dans des eaux encore plus profondes, sans espoir de survie…

Et si les courbes s’inversaient ?

Le scénario, s’il est pour le moment impensable, n’est pas à rejeter. Manuel Valls est un homme de combat qui ne va pas hésiter à se mettre en danger et à prendre des coups, il pourrait bien s'enfoncer à son tour dans l’impopularité !

Les réformes que le Premier Ministre a annoncées, même si les citoyens semblent vouloir les suivre, vont faire plus de perdants que de gagnants ! On sait bien qu'une fois dans le dur des réformes, l’opinion publique ne va pas manquer de se retourner contre celui qu’elle aura porté aux nues quelques mois auparavant. Il en est ainsi des humeurs et celles-ci se traduisent dans les sondages et dans les urnes.

Si le Premier Ministre  joue bien son rôle de fusible, comme cela a été souvent le cas, il pourrait bien exploser en plein vol ! Le rejet de Manuel Valls pourrait redonner des couleurs au Président, prenant une hauteur qui pour l’instant lui fait défaut…

Finalement, on peut se demander si dans cette course à la popularité, n’est-ce pas Manuel Valls qui prend tous les risques ? 

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 19:24

C’est avec stupeur que la nouvelle est tombée ; à Peyriac-de-Mer (Aude), deux filles de 13 ans auraient eu le projet d’assassiner la famille de l’une d’elles !

Evidemment, comme l’ont souligné à plusieurs reprises les criminologues interrogés, de telles situations sont exceptionnelles…

En l’espèce, on ne connait pas les motivations des deux gamines, mais on a vu, en d’autres lieux, des adolescents liquider leur famille.

Alors que la rue fait peur, - le sentiment d’insécurité progresse à chaque sondage - c’est bien à la maison où l’on se sent le plus à l’abri. Là où l’on peut relâcher la pression, se sentir en sécurité…

Et pourtant, la maison peut être aussi l’antre du diable, le lieu d’un cauchemar permanent ou le témoin d’un drame …

Il y a déjà les accidents domestiques qui causent près de 22 000 morts par an et qui se trouvent être la première cause de mortalité chez les plus jeunes ; chutes, électrocutions, intoxications, brûlures… Oui, les pièges sont nombreux ; une casserole d’eau bouillante qui bascule, une prise de courant non protégée où le petit dernier peut mettre le doigt, un tapis de baignoire glissant… Les exemples sont nombreux où la vie d’une famille a basculé en quelques secondes, par un manque d’attention ou un geste maladroit…

Mais la maison peut se transformer en ce que l’on redoute le plus à l’extérieur : les agressions. Le plus terrible est que là où l’on pourrait s’attendre au réconfort, à la sérénité, c’est la terreur qui règne dans le cocon devenu enfer.

Les violences conjugales sont un fléau et les chiffres sont effarants : on recenserait chaque année 201 000 femmes victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur conjoint. Là nous sommes dans des chiffres officiels mais combien échappent aux statistiques ? Et combien vivent sous la coupe de ce que l’on appelle un tyran domestique ?

La violence faite aux enfants est aussi un scandale quand on sait que chaque jour 2 enfants meurent sous les coups de leurs parents…

Oui, le nid que l’on voudrait douillet est pour certains un lieu des plus grandes souffrances. Les victimes vivent  l’horreur à l’abri des regards et les liens affectifs avec le bourreau sont si forts que la mort est souvent la seule délivrance. Fort heureusement, certaines victimes arrivent à échapper au pire et à trouver refuge… ailleurs, loin du foyer cauchemar.

C’est un paradoxe pour une société qui voit le danger toujours à l’extérieur du foyer alors que le pire peut se produire à l’intérieur… 

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 11:04
Capture d'écran LCP

Capture d'écran LCP

Le gouvernement de combat a connu hier sa première bataille, celle du discours de politique générale du Premier Ministre, Manuel Valls, à l’Assemblée nationale.

Cette première confrontation a été gagnée puisque la confiance a été votée par 306 députés contre 239. Même si l’inverse était peu envisageable, chacun risquant de perdre son siège en cas de dissolution, la majorité aurait pu être plus courte et elle était annoncée comme telle. Peut-être un peu de mise en scène dans tout cela, certains voulant faire savoir qu’ils existaient, qu’il fallait compter avec eux…  

Il faut reconnaître que sur la forme, le discours était à la hauteur de bon nombre d’attentes. Il y avait le ton juste, la sanction des élections municipales avouée, la défiance des électeurs reconnue et entendue. On ne peut pas non plus nier la détermination, la passion et la fin incandescente du discours. Et le combat à la tribune a été âpre, entre un chahut en début d’allocution de la part de l’opposition et une certaine réserve de la majorité présidentielle…

Après, il y a le fond du discours et tout ce qui a été annoncé et tout ce qui ne l’a pas été mais dont on a senti le poids. Il ne fallait pas « gâcher la fête » par des annonces trop précises en matière d’économies sur la dépense publique…

Et les combats à mener !

Le combat de la crise économique est certainement l’un des plus difficiles. Là, on n’est plus dans la caisse à outils, on est dans l’artillerie lourde ! Fini l’outillage du petit bricoleur, ce sont les chars de la compétitivité qui devront être déployés, avec baisse des cotisations sociales… Mais aussi, la bataille contre le chômage devra être  poursuivie avec plus de vigueur car pour le moment, même s’il y a un ralentissement de l’augmentation de la courbe !, la guerre est loin d’être gagnée…

Le combat de la dette publique sera aussi le combat de la douleur ! Parce qu’au-delà des réformes administratives qui seront plus une lutte de pouvoirs, chacun de vouloir préserver ses intérêts, les réformes du système social, même si elles sont nécessaires (ne dit-on pas que la France vit au-dessus de ses moyens ?) feront des victimes. A cette heure, c’est encore le flou sur ce qui sera raboté, sabré, taillé à la hache, voire dynamité… Malgré un souci de justice sociale affiché, on n’y coupera pas ; des économies doivent être faites et ce ne sont pas les gaspillages relevés ici ou là qui suffiront à réduire les déficits toujours plus croissants…

Le combat de la commission de Bruxelles et des marchés financiers sera tout, sauf sanglant. Là, on est dans la diplomatie pure ! Pas de coup de poing sur la table, ni de coup de boule aux dirigeants européens pour quémander un nouveau délai pour la réduction de nos déficits. Oui, ce sera un jeu tout en subtilité pour ne pas passer pour les bonnets d’âne de la zone euro et conserver de la crédibilité…

Le combat contre le temps ! Oui toutes les mesures envisagées et dont les échéances sont échelonnées dans le temps  - 2015 (baisse des cotisations sociales), 2017 (suppression de la moitié des régions), 2020 (baisse à 28% de l’impôt sur les sociétés) et 2021 (suppression des conseils généraux) répondent-elles à l’urgence dont le Premier Ministre a qualifié l’état de notre pays ? Déjà deux années presque blanches et là, on repart pour des délais de moyen voire de long terme. Le monde change à toute vitesse, et nous, tel un lourd navire, on avance lentement dans des eaux de plus en plus troubles…

Même les questions de société qui seront traitées (fin de vie, famille…) ne seront pas des parcours de santé. Quand on a vu ce qu’a été le Mariage pour les couples de même sexe, on peut imaginer que tout thème abordé ne sera pas sans susciter des crispations ! C’est ainsi, la société est fragilisée par le crise et tout débat finit en pugilat !

Oui que de combats à mener pour un gouvernement ! Et les résultats sont attendus avec fébrilité…  

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 14:26

La constitution du gouvernement de Manuel Valls nous aura appris ou confirmé, que l’on peut changer de domaine de compétences !

C’est ainsi que Benoît Hamon est passé de l’économie sociale et solidaire à l’éducation, que Bernard Cazeneuve a endossé le costume de Ministre de l’intérieur après celui du budget...

En politique, on pourrait ainsi changer de secteur sans avoir les connaissances des dossiers et ainsi, apprendre sur le tas ? Comme l’a souligné le journaliste Gérard Leclerc dans l’émission Politique Matin sur LCP, l’essentiel est d’être bien entouré et avoir du bon sens !

A l’inverse, il a été démontré que des Ministres qui avaient les compétences « intrinsèques » - un médecin à la santé, un professeur à l’éducation,  un juge à la justice, un agriculteur à l’agriculture…  - n’étaient pas forcément les plus compétents. Et des exemples que l’on taira de ces Ministres qui  n’ont pas brillé !

Mais pour les uns et pour les autres, cela reste tout de même de la politique qui est d’ailleurs plus une fonction qu’un métier. Et le milieu est tout de même fermé ; le personnel politique est issu pour la plupart de l’ENA, Sciences Po et autres Grandes Ecoles. Après, il y a des parcours atypiques mais qui restent exceptionnels. Il a été souligné que les employés et les ouvriers ne représentaient que 3% des députés (alors qu’ils représentent la moitié de la population active !).

Alors, ce qui fonctionnerait en politique (et seulement dans le domaine de compétence), est-il envisageable, ailleurs, dans les entreprises ?

On voit des exemples de reconversion réussie et ainsi un ingénieur en informatique exceller dans la boulangerie, une infirmière devenir agricultrice, un directeur commercial s’éclater dans la boucherie…

Mais ces cas sont plus rares qu’il n’y parait…

Il est des domaines qui supposent une formation et ceux qui se lancent n’ont pas toujours le succès escompté. Les entreprises se montrent frileuses pour donner leur chance à ces nouveaux professionnels. Certains milieux pourraient aussi plus facilement accueillir des professionnels d’horizons différents mais là, on se heurte au plafond de verre (communication, journalisme…).  

Plus vicieux : une fois que vous avez acquis de l’expérience dans une branche, plus moyen de changer ! Ainsi, un juriste bancaire pourra en vain devenir un juriste en matière des assurances. Pourtant, il y a une formation commune et comme le serinent les professeurs dans les Universités, l’essentiel est d’acquérir l’esprit juridique… Après c’est une question de travail, d’investissement personnel.

Mais là, on ne vous laisse même pas votre chance. Les cabinets de recrutement ou les DRH sont sans concession. Les profils exigés sont de plus en plus pointus, pas la place à l’originalité d’un parcours. Non, il faut tel ou tel diplôme, avec telle ou telle spécialité, et ne parlons pas de l’expérience qui doit rentrer pile-poile dans les critères ; un domaine proche sans être identique est refusé, vous devez entrer dans la case, rien que la case. Et pas de discussion possible !  

Et ainsi, de blocages en verrous, les entreprises se privent de talents ! Même au sein de bon nombre de sociétés, des personnes pourraient avoir l’envie, les qualités pour occuper un poste. Eh bien, non, ce sera un refus net ! Même si cela fait bien d’afficher une ouverture à tous les profils, en pratique, chacun reste cloisonné dans sa branche…

Si ce phénomène n’est pas général -  il y a encore des entreprises qui acceptent des parcours différents - il est suffisamment important pour que cela pose question, surtout en ces temps de chômage de masse… 

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 13:53
Ile déserte

Ile déserte

Le deuxième volet du cinquième rapport du groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (GIEC), publié le lundi 31 mars, n’a, semble-t-il, pas suscité beaucoup d’émotion !

Pourtant, ce rapport est alarmant tant sur les impacts actuels que futurs du réchauffement ou changement climatique. Oui, les conséquences sont graves mais le pire est peut-être à venir ; inondations, sécheresses, pénuries alimentaires, problèmes sanitaires…

Alors, il y a urgence à agir pour limiter à 2° le réchauffement climatique, et ainsi, ne pas avoir à affronter les scénarios les plus catastrophiques !

Et les problèmes liés à l’environnement sont nombreux. Il y a la pollution de l’air qui a valu à Paris de se voir imposer la circulation alternée pendant la journée du 17 mars dernier. Il semblerait que l’expérience doive se renouveler à l’avenir, compte tenu du nombre de pics enregistrés. On parle de pollution des sols, des nappes phréatiques… Et tout cela n’est pas sans effet sur l’environnement et sur la santé…   

Mais qui se soucie vraiment des problèmes environnementaux ?

Avec la crise économique, la priorité est avant tout la relance de l’économie, plutôt que la préservation de l’environnement. Il y a bien ici ou là, des mesures mais qui dans l’ensemble demeurent bien en deçà des enjeux cruciaux. Alors, oui, les intentions sont affichées et le projet de loi sur la transition énergétique pourrait même voir le jour avant la fin 2014. A moins que la situation économique ne s’aggrave et que celle-ci soit à nouveau mise de côté ! L’écologie a l’habitude des reculades et des reports !

Du reste, dans un pays en difficulté comme l’est la France et ce, malgré la volonté affichée par la Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, fraîchement élue, il serait illusoire de concevoir une écologie autrement que « punitive » ! Faute d’argent dans les caisses de l’Etat, comment penser que l’on pourra se passer de taxes (écotaxe, taxe carbone…) pour financer cette transition ?

Il est certain qu’il serait préférable que les mesures écologiques soient incitatives (bonus, transports gratuits…) et elles le seront, mais à la marge. Pour le reste, ce sera par de nouveaux prélèvements et par temps d’overdose fiscal, l’accueil risque d’être plus que réservé et les bonnets rouges de virer à l’écarlate !

Et puis, comme dans tout, les dirigeants sont toujours à traiter les urgences et à remettre à plus tard les réformes de fond. Face aux inondations, c’est le déploiement de forces pour secourir les populations et le déblocage d’aides pour parer au plus pressé. Mais une fois que tout est rentré dans l’ordre, que fait-on vraiment pour changer les choses ?

Sans vouloir tirer sur l’ambulance, le parti Europe Ecologie Les Verts est-il à la hauteur ? Ils ont décliné l’offre d’entrer dans le nouveau gouvernement, alors qu’il semblerait que des engagements aient été pris pour avancer le dossier de la transition énergétique. Hier, une Ministre de ce même parti avait choisi le logement plutôt que celui de l’écologie ! Et souvent, trop souvent, les représentants de ce parti prennent la parole pour parler de tout… sauf d’écologie ! Cherchez l’erreur ! C’est bien dommage car c’est un domaine qui devrait rassembler beaucoup plus de citoyens éco-responsables et ce parti de pulvériser des records aux élections…

Il est certain que la population est sensible aux problèmes d’environnement, elle en subit les conséquences. Mais là aussi, entre les bonnes intentions et l’action, combien suivent les consignes de préservation de la planète ? Prendre son véhicule le moins possible, faire le tri des déchets, prendre des douches plutôt que des bains ?

Au niveau mondial, les conférences se succèdent sans avancées spectaculaires. La dernière en date, la conférence climat de Varsovie du 11 au 22 novembre 2013 a débouché sur un compromis en vue d’un accord universel sur le climat à Paris en 2015. Et tout cela sur fond de défiance des pays en développement envers les pays industrialisés : « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ou que j’ai fait ! ».

Dans le domaine de l’écologie, des décisions courageuses de la part des gouvernants doivent être prises pour contraindre à un vrai changement, pas un changement de façade.

Mais la planète pourra-t-elle attendre ? 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 13:59

bercy - blog

L’économie et surtout les économies risquent d’être au centre de tout dans les mois prochains, voire les années à venir…

Oui, l’économie est une priorité ; elle va balayer probablement tout autre sujet de préoccupation de nos dirigeants. Et pour cause ! Il faut remettre le pays sur les rails du chemin de fer mondial. L’urgence est de redonner de l’élan à une économie qui s’est ratatinée, qui n’a plus confiance en elle, qui a perdu son rang dans le commerce international. Qui aurait envie aujourd’hui d’investir dans une nation qui se désespère ?

La croissance que l’on appelle de nos vœux boude toujours notre pays, il faut envoyer des signaux forts pour faire revenir les capitaux étrangers qui ont diminué. Mais tout est question de confiance et il en faudrait peu pour que le ciel s’éclaircisse. On parle d’un gouvernement de combat, non ?

Si l’on considère que la dette s’est encore alourdie (fin 2013, elle s’établissait à 93,5% du PIB), que le déficit est plus important que prévu (4,3% au lieu de 4,1%) et ce, malgré un alourdissement de la pression fiscale, on peut penser que les économies vont occuper tout l’espace public.

Un pacte de responsabilité doublé d’un pacte de solidarité, lesquels vont exiger la réduction des dépenses publiques dans des proportions que l’on imagine encore mal.

Déjà, rien n’a encore transpiré des fameux 50 milliards d’économies sur 3 ans mais qui devront être réalisés. Du reste, une rencontre avec la Commission européenne est prévue à la mi-avril sur le sujet et qui s’avère être cruciale.

Mais l’Union européenne n’est pas responsable de notre conduite irresponsable en matière budgétaire, d’une dette qu’on a laissée filer sans état d’âme, du genre –après moi, le déluge ! – et d’une grande lâcheté en résolvant les problèmes à coup de crédits, plutôt qu’en réformant…

A présent que nous sommes arrivés au bout du système, que l’on ne peut plus emprunter à tout-va, la note nous est présentée, salée…

Et les économies de tout écraser…

Les marges de manœuvres étant réduites à leur plus simple expression, ce sont des réductions drastiques qui nous attendent, tel un bulldozer qui broierait tout sur son passage…

Que restera-t-il ?

Nul ne le sait, sauf ceux qui préparent dans le secret un plan de réformes.

Ce qu’il y a de plus regrettable dans cette affaire, c’est que les citoyens sentent bien que le pays va mal, de plus en plus mal, et que le discours de vérité n’est pas pour demain !

On ne peut nier que le langage de la sincérité soit très excitant, mais le doute n’est-il pas anxiogène ? Le pays est quasi à l’arrêt ; les entreprises n’osent plus investir, la consommation stagne (après une baisse de 2,1% en janvier 2014, une hausse de 0,1%), les impôts ne rentrent plus aussi bien avec cette formule " trop d’impôts tue l’impôt"…

Le gouvernement de « combat » qui vient de se mettre en place porte bien son nom. Redresser un pays nécessite des efforts, de la compétence et des nerfs solides, peu importe qu’il soit resserré, peu importe qu’il n’ait été que peu renouvelé. L’important est le travail à fournir, les couacs à bannir, le sens de l’intérêt général... Tout le reste n’est que petite cuisine qui fait le bonheur des médias…  

 

Dans les prochains mois, l’économie aura envahi notre univers et exigera des sacrifices. Aussi, les résultats plus que jamais devront être au rendez-vous ! 

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 14:24

Manuel-Valls---blog.jpg

Le nouveau Premier Ministre sera donc Manuel Valls, une des hommes politiques les plus populaires de France si l’on en croit la longue série de sondages. Du reste, 31% des Français l’ont donné favori pour succéder à Jean-Marc Ayrault à Matignon (sondage BVA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France du 30 mars dernier).

Il semblerait que l’homme plaise à une partie de la Gauche et il serait le moins détesté de la Droite !

Le Président de la République, dans son allocution télévisée du 31 mars, a motivé son choix par : « il en a les qualités… »

On dit ici ou là que le choix s’est imposé au Chef de l’Etat et beaucoup de lancer à qui mieux-mieux : « c’est l’homme de la situation ».

Ainsi, il incarnerait la fonction par son dynamisme, par une autorité naturelle et des qualités de leader...

Mais cette incarnation suffira-t-elle ?

Ce matin, sur le plateau d’i-télé, le Sénateur-Maire de Dijon, François Rebsamen, invité de Bruce Toussaint a fait une réponse qui mérite réflexion. Alors que Christophe Barbier interrogeait le Sénateur sur les mauvais résultats de Manuel Valls en tant que Ministre de l’Intérieur : « …Il faut incarner. C’est une réussite d’incarner, c’est mon sentiment personnel en tout cas…».

Ainsi, l’apparence prendrait le pas sur les résultats. Peu importe ce qu’ils sont, le fait « d’avoir l’air » serait l’essentiel.

A l’inverse, ne pas entrer dans les habits de la fonction serait-il voué à l’échec ? On l’a souvent dit de l’ex-Président de la République qui aurait désacralisé la fonction présidentielle et qui par les formules « casse toi pauv’con ! » lui aurait fait perdre de la crédibilité.

On l’a dit également de Jean-Marc Ayrault et certains le pensent également de l’actuel Chef de l’Etat…

Mais au fond, tout cela ne serait-il pas secondaire si les résultats étaient là, positifs ? Imaginons que Jean-Marc Ayrault ait réussi l’inversion de la courbe du chômage et que notre pays ait renoué avec une belle croissance, aurait-il été ainsi congédié ? De même, Nicolas Sarkozy, a-t-il été réellement sanctionné pour son côté bling-bling ou parce qu’il n’a pas réussi à sortir le pays de la crise ?

Parce que les citoyens s’attachent aux résultats et quand ils ne sont pas au rendez-vous, ils sanctionnent.

Alors, oui, la prestance, le dynamisme, le fait de montrer sa détermination vont contribuer à renforcer la confiance envers une femme ou un homme politique, à se dire « Oui, il ou elle en veut ! ». Mais si ces incarnations révèlent qu’ils ne sont en fait que des tigres de papier, le couperet démocratique tombera !

Alors, tel l’emballage d’un cadeau, on se plait à l’admirer, on se laisse séduire mais si le contenu n’est pas à la hauteur, c’est la déception…

Mais, si pour cette fois, "le contenant était aussi prometteur que le contenu", les résultats à la hauteur des attentes, n’est-ce pas tout ce que demandent les citoyens ?

 

Aussi, bonne chance M. Valls… 

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Published by Ambroisine - dans Politique
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