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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 15:59

Malheureusement, la fin du combat des féministes n'est pas encore pour demain. Des études régulières, chiffres ultra-précis à l'appui, montrent qu'hommes et femmes ne sont pas encore tout à fait égaux. Salaires, place au sein de l'Administration, tâches ménagères et clichés qui ont la vie dure sont autant de raisons qui donnent un sens au combat féministe.

 Et les associations poussent comme des champignons et font souvent parler d'elles. Dernière en date : les Femen, ce groupe d'ultras venu d'Ukraine qui, tous seins dehors, s'exhibent dans les églises ou devant Poutine pour dénoncer tout et n'importe quoi. Un coup médiatique pour certains, un message peu clair pour d'autres. Mais ces "guerrières" des temps modernes relancent un peu le débat du féminisme et de sa portée.

 Il est vrai que la meilleure défense est l'attaque mais parfois, on a un peu le sentiment que ces associations crient avant d'avoir mal. Elles s'indignent pour une publicité comme la célèbre "Chantal, t'as pas oublié le Cantal ?" où la pauvre jeune femme se retrouvait lâchée du haut d'une falaise pour avoir eu le malheur d'oublier le fameux fromage. Ou pour une affiche de film, avec "les Infidèles" ou encore la pochette du CD de Damien Saez représentant une femme dans un caddie qui avait suscité l'indignation.

 On se dit du coup qu'un rien peut provoquer la colère de ces femmes dès qu'on touche à leurs semblables ou que l'on écorne leur image. Pourquoi ? Tout simplement, parce que le sujet est très sensible. Pendant longtemps, les femmes n'étaient pas considérées comme des personnes à part entière, mais comme des êtres dépendants de l'autorité masculine du père, puis du mari. Elles ne pouvaient pas ouvrir un compte bancaire seules, ne pouvaient pas travailler. On parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître mais que leurs arrière-grands-mères, voire leurs grands-mères, elles, ont vécu.

Moins de 100 ans, à peine la durée d'une vie humaine. Autant dire une seconde à l'échelle de l'humanité.

 Les femmes d'aujourd'hui ont acquis des droits, un statut d'égal ou tout du moins sur le papier. Une avancée que les féministes préservent comme un trésor éphémère et fragile. Un petit rien qui pourrait disparaitre en quelques jours si l'on n'y prend pas garde, alors qu'on a mis des siècles à le conquérir. On comprend mieux pourquoi les "chiennes de garde" peuvent apparaître agressives dès qu'on essaie de toucher à leurs acquis.

 Mais à force de s'insurger de tout et de n'importe quoi, le message en devient flou. Et parfois, on assiste à un revirement de situation où l'homme est considéré comme l'ennemi, comme l'être inférieur. En démontre le site de rencontre sur internet "Adopte un Mec" qui ne fait pas l'objet d'un tollé, alors que le mâle y est considéré comme un véritable objet. Est-ce plus juste? Le même concept, mais avec "Adopte une femme", serait impensable.

 Rabaisser nos hommes est-elle la meilleure façon de tendre vers un monde plus égalitaire ? Ils sont d'ailleurs de plus en plus nombreux à déclarer se sentir humiliés ou complexés face à leurs compagnes. Est-il possible qu'un jour le féminisme n'ait plus de raison de vivre et donne place au "masculinisme" ?

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 20:22

Argent2Nous voici plongés depuis quelques jours dans le grand déballage des biens de bon nombre d’élus et ce, suite à l’affaire Cahuzac. Les commentaires que l’on glane ici ou là dans les journaux, sur les sites internet sont divers ; étonnement, ironie, déception… Toute une palette de réactions sur les patrimoines ainsi dévoilés s’invite dans notre société, sans la pudeur des temps,  pas si anciens d’ailleurs.

 

Et la future loi sur la moralisation de la vie politique va amplifier le phénomène. Il va falloir s’habituer à voir couchées sur le papier les richesses des élus de la République.

Des voix s’élèvent sur cette transparence, présente et à venir qui, pense-t-on, va confiner au voyeurisme. Et là, on retrouve la vieille gêne des Français à parler d’argent. On va demander aux représentants de l’Etat plus que ce que les citoyens ont l’habitude d’exhiber en la matière. On connait bien cette réticence à communiquer son salaire et dans bien des conversations, même en famille, on reste souvent évasif sur les chiffres. Surtout ne pas avouer un gros salaire par crainte d’être jalousé ou également, de petits revenus par peur d’être dévalorisé.

Il en est de même pour les personnes publiques ; artistes, sportifs… Lorsque la question est posée, les VIP se réfugient dans le : "ce n’est pas décent, il y a tant de gens qui souffrent… " Là, on a tout de suite compris que les sommes en jeu sont énormes, le silence amplifierait presque les montants. Mais on a toujours respecté cette discrétion mise sur le compte de la délicatesse.  

Et pourtant, les choses ont évolué. On publie le palmarès annuel des chanteurs et des acteurs les plus rémunérés. Les sportifs ont droit aussi au même traitement, surtout les footballeurs avec primes de publicité et montant des transferts… Les salaires des grands patrons sont eux aussi passés au crible, ainsi que les bonus, retraites-chapeau et autres parachutes dorés… Tout y passe et les chiffres font tourner les têtes.

Alors, les mentalités seraient-elles en train de changer ? Le premier pas a été fait, c’est incontestable. Les langues se délient, l’embarras se dissipe peu à peu… Car si les élites se dévoilent, les citoyens peuvent emboiter le pas.

Allons-nous devenir aussi décomplexés sur les questions d’argent que les Américains ? En tous les cas, on en prend le chemin…

Illustration de KOROLLE

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 16:06

Les événements récents donnent à penser qu’effectivement, l’impression de danser sur un volcan est bien réelle. C’est Denis Jeambar qui, dans Politique Matin sur LCP de ce jour, a employé cette expression en évoquant le coup de balai de Jean-Luc Mélanchon. L’image est saisissante et O combien proche de ce que nous vivons ces dernières semaines...

La crise économique qui touche notre pays avec une rare violence provoque des réactions de rejet à propos de tout scandale, de tout couac ou de tout autre dérapage.

Entre Jean-Luc Mélanchon qui appelle à manifester le 5 mai pour dénoncer un "système" qui révèle "sa pourriture intrinsèque" et dans un autre domaine, Frigide Barjot qui poursuit son combat contre le mariage pour tous, la sensation est grande que l’on joue avec le feu.

Et Denis Jeambar d’ajouter à cet appel à la violence dans les propos de Jean-Luc Mélanchon : "une manifestation avec une victime, on a déjà vu cela (...)" Il est incontestable qu’il y a un risque de voir une simple manifestation qui se veut pacifique tourner à l’émeute. L’Histoire est remplie d’exemples, inutile de les citer.

Et puis ne sommes-nous pas au printemps, période autant propice au grand ménage, qu’aux Révolutions ? Alors la méfiance devrait être de mise pour tous les responsables politiques quels qu’ils soient...

Souffler sur les braises en ces temps difficiles n’est pas responsable. Car comme toute société malade, elle perd de son objectivité, se laissant abuser, pour ne pas dire manipuler. Notre société désorientée est tentée par le TOUS POURRIS (77% des Français pensent que les élus sont plutôt corrompus, selon un sondage OpinionWay pour LCI et Le Figaro publié ce dimanche), par l’envie de mettre un coup de pied dans la boite à outils sensée lutter contre le chômage, par le rejet de cette Union européenne qui impose les plans de rigueur à la pelle...

Aussi, la crainte d’un débordement est fondée et cette fois, un éclatement de la colère des milliers, des centaines de milliers, peut-être des millions de personnes qui sont touchées par le chômage, la misère... Des ouvriers licenciés qui ont l’angoisse de ne jamais retrouver un emploi, des familles qui vivent avec des minima sociaux, des petits retraités qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts...

Attention à ne pas jouer avec les nerfs des citoyens pour beaucoup dans la colère et le désarroi.

A tous les acteurs de la société de calmer le jeu, chacun à son niveau. A l’image de ces quelques femmes et hommes politiques qui ont publié le détail de leur patrimoine, bien qu’il ne faille pas non plus aller dans l’excès. Mais ce sont les circonstances qui poussent ces élus à essayer de prouver que NON, tout le monde ne veut pas s’enrichir avec la politique, que bon nombre sont dans l’honnêteté et le dévouement à la cause publique. Une loi sur la moralisation de la vie publique qui se prépare peut-être sera la bienvenue mais c’est surtout par la communication que le pouvoir doit marteler le message de ce que certains appellent « opération mains propres »...

Mais alors, on pourrait objecter : "On peut quand même traiter d’autres sujets sans pour autant perdre de vue la lutte contre le chômage !". Hélas, tout discours autre que la priorité à l’emploi n’est pour le moment plus audible. Plus on s’éloigne du sujet de la crise économique, plus le risque de rejet grandit. Surtout que le redressement des comptes publics nécessite des sacrifices importants et que nul ne voit encore le bout du tunnel. Rares sont ceux qui pensent que la fin de cette crise est proche...

Aux médias de prendre garde à ce que les exceptions ne font et ne feront jamais une généralité. Un peu de modération, moins d’acharnement dans la diffusion de l’information qui plonge le public dans la consternation et pour finir dans la révolte. Parler plus des entreprises qui réussissent, des villes qui sont à la pointe du progrès écologique, des initiatives qui permettent un retour à l’emploi de salariés...

Bref, redonner l’espoir et faire que l’on se dise qu’en France, tout n’est pas perdu et que tout est encore possible... 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 15:44

IMGP7277Les nombreux scandales qui percutent la société française, tels des missiles, font exploser la confiance des citoyens, pour certains, désabusés ou résignés, pour d’autres, révoltés, et tout cela sur fond de crise économique.

Que ce soit en politique, en économie, dans le système financier, le besoin de transparence se fait de plus en plus fort. Les électeurs veulent tout savoir sur leurs élus, les consommateurs veulent mettre le nez dans les formules chimiques de leurs médicaments, un œil sur les circuits financiers, vérifier ce qu’il y a dans les plats cuisinés des industries de l’agroalimentaire...

Parce que la méfiance a fini par se répandre dans tous les secteurs, parce que le soupçon et la rumeur font office de vérité, les gouvernants devront répondre à cette soif de transparence, sous peine de sanction électorale ou de manifestations plus ou moins violentes.

Pour que l’opacité se dissipe comme le brouillard cède la place aux rayons du soleil, il faudra de plus en plus de transparence. La dissimulation d’informations, quand ce ne sont pas des mensonges, sont devenus intolérables et à chaque scandale, les esprits s’agitent davantage.

Les procédures devront être plus contraignantes pour les hommes et femmes qui aspirent à des fonctions électives pour que l’affaire Cahuzac et bien d’autres ne se renouvèlent pas. De même, dans le secteur économique, la traçabilité des produits devra être la plus poussée possible. En matière pharmaceutique, un médicament devrait pouvoir être retiré plus facilement du marché en cas de doutes sérieux.

La liste est loin d’être exhaustive, le principal étant d’assurer de la sécurité et de la sincérité dans tous les secteurs. Du reste, les chartes d’éthique commencent à fleurir partout tel le code de bonne conduite pour les grands patrons. Après, il serait illusoire de croire que les choses se feront naturellement...

Et du reste, jusqu’où la transparence ? Toute la difficulté sera d’aller suffisamment loin pour que l’impact soit réel et que la défiance soit vaincue, mais aussi ne pas franchir la ligne rouge. Trouver la bonne position du curseur pour ne pas enrayer la machine, que les mesures prises ne deviennent nocives ou contreproductives.

Car la nécessité de plus de transparence doit éviter le piège du voyeurisme, les victimes d’aujourd’hui ne doivent pas être les bourreaux de demain. Des barrières ne doivent pas être franchies ; la protection de la vie privée, ne pas porter atteinte au droit à l’image, respecter la dignité, la présomption d’innocence. Toutes ces valeurs auxquelles chacun est attaché pour lui-même, peut-être moins pour les autres... Ne pas rentrer dans les chambres à coucher, violer les jardins secrets, car seules les conduites illégales doivent être évitées.

Ne pas tomber dans l’intégrisme de la transparence qui du coup, pourrait décourager des hommes et des femmes compétents, piétiner des talents.

De même, alors qu’un choc de simplification dans les procédures administratives est indispensable, la transparence amène plus de règles à respecter et de contrôles à mettre en place. Alors, au revoir la compétitivité ?

Le combat pour plus de transparence doit être mené sans démagogie ni excès, dans le seul intérêt des citoyens...   

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 14:58

Au-delà de l’émotion suscitée, réelle ou feinte, de toute la classe politique, que nous apprend « l’affaire Cahuzac » ?

Et bien plus qu’on ne pouvait l’espérer ! La démocratie fonctionne plutôt bien et chacun est dans son rôle. C’est déjà une belle consolation...

D’abord, la presse n’est pas muselée ; aucune pression ne semble avoir touché les journalistes d’investigation du célèbre site MEDIAPART qui va gagner certainement de nombreux abonnés. Certes, des voix se sont élevées au tout début des révélations, quoi de plus normal, mais dans l’ensemble, il ne fut pas question de censure, ni de manipulation. Une longue enquête a été menée, sous forme de combat implacable, et le résultat est là, sous nos yeux...

La Justice prouve par l’information judiciaire ouverte il y a quelques semaines, qu’elle est bien libre et indépendante. Quelques jours auparavant, des propos "désobligeants" avaient jailli à propos de la mise en examen de l’ancien Chef de l’État, sans toutefois remettre en cause l’Institution. Certes, il y a toujours des réformes à envisager, mais surtout pas dans le cadre d’une affaire particulière et en l’occurrence, très sensible. Loin de tout conflit, dans un cadre apaisé, tout devient alors possible.

Quant à la classe politique, c’est pour le moment, la cacophonie. Il y en a qui veulent couper des têtes, quelques-uns sont dans une révolte légitime, d’autres en font trop dans l’émoi et certains seraient bien inspirés de ne pas donner de leçon. On entend des phrases choc : « On a été trahis », « On nous a salis », « On a été trompés ». La retenue en ces circonstances serait plus opportune car la naïveté en politique est considérée comme une faute, voire de l’incompétence.

Car des soupçons après les premières révélations ne pouvaient que naître et prospérer. Personne ne peut croire qu’aucun doute n’ait existé. Le contraire ne semble pas crédible et nul n’est dupe. Tout le reste n’est que pur spectacle pour échapper à l’opprobre général.

A présent, réfléchir à de nouvelles procédures de contrôle et à des sanctions pour que l’affaire Cahuzac ne se reproduise plus, serait une sage décision. Mais gare à la précipitation qui souvent ne mène à rien, ou pire, à des désastres législatifs.

Il faut être lucide ; il y a moins de brebis galeuses que les tenants du "tous pourris" ne l’imaginent et certainement plus que les crédules ne le pensent. La vérité, comme toujours, se situe entre les deux.

Car, malgré tout l’arsenal juridique qui existe ou qui existera, rien n’empêchera des individus de transgresser les règles. Il y en aura toujours pour passer à travers les mailles du filet, aussi étroit soit-il. Et puis, la meilleure des sanctions, n’est-elle pas celle infligée par les citoyens ? Le bulletin de vote devrait être l’arme la plus efficace et redoutable pour lutter contre les dérives et pour promouvoir la probité.

Aussi, à la presse et à la Justice de rester vigilantes, et à tous de se tenir éloignés de la paranoïa délétère... 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 19:15

col claudine ETAMLa mode est typique d'une époque. Capable de fédérer toute une génération autour de son style vestimentaire, de ses groupes de musique, de son art, de sa déco. Elle débarque dans nos vies, en repart presque aussitôt, peut y revenir plusieurs saisons plus tard et parfois même s'y incruste pour y devenir "un classique". Elle nous transporte, provoque en nous une fièvre acheteuse, nous rend heureux, nous déçoit, nous rassemble mais ne peut pas nous laisser indifférent. Bref, la mode est un perpétuel recommencement.

 Nos grands-mères s'étonnent de nous voir porter la robe col Claudine de leurs vingt ans et nous damner pour des lèvres vermeilles, à la Marilyn Monroe. Surtout qu'il n'y a rien de plus tendance que le vintage. Le vieux a la cote et un vent de nostalgie souffle sur notre monde moderne. On se dit alors qu'on ne devrait rien jeter que notre fameux pantalon pattes d'eph', pièce phare des années 90, reviendra bien un jour sur les podiums. La salopette fait bien son grand come back cet été !

 Alors la mode peine-t-elle à se renouveler ? Lorsqu'on jette un œil aux tendances des beaux jours 2013 (printemps et été qui finiront bien par pointer le bout de leur nez) il apparait assez clairement que la révolution stylistique n'est pas encore pour demain. Du noir et du blanc (un grand classique qui persiste et signe déjà depuis plusieurs saisons), du jean (un ancêtre qui souffle ses 140 bougies cette année), de la veste à épaulettes (grand saut dans les années 80), du cuir, du rouge, des volants, du nude, du smoking (féminisé par Yves Saint Laurent il y a déjà de cela plus d'un quart de siècle), de l'imprimé jungle (inspiration douanier Rousseau), du motif hawaïen, du carreau et du tartan (utilisé tout de même par les peuples celtiques il y a de cela plusieurs siècles).

Oui, il y a des nouveautés et avec du vieux, beaucoup de créateurs talentueux arrivent à faire de l'inédit. Mais bon, grosso modo, les matières, les coupes sont toujours plus ou moins les mêmes et reviennent régulièrement s'inviter dans nos penderies. Jamais complètement. On peut replonger dans la veste à épaulettes, mais pas dans la décennie qui l'a sacralisée, avec sa chute du mur de Berlin, son abolition de la peine de mort en France, son célèbre film Flash Dance et le Grand Bleu, ses cheveux crêpés, ses leggings fluo et ses vestes en jean délavées. Et heureusement d'ailleurs. Car la mode est dictée par les gens, les crises économiques, les guerres, les films, les influences mondiales.

 Alors doit-on pour autant se dire que la mode s'essouffle et que tout a déjà été inventé ? On se demande régulièrement si on pourra encore être surpris question mode. On pense souvent avoir atteint le summum et avoir fait le tour de la question. Mais même si on fait régulièrement un bond dans le passé (crises économiques obligent), le futur est toujours ouvert au champ des possibles... Et c'est cela le plus sensationnel avec la mode...

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 18:25

IMGP9815Il ne viendrait à l’idée de personne de contester le travail d’information des journalistes qui participent de l’essence même de toute démocratie. Dans les pays où la presse est muselée, la démocratie est elle-même mise à mal. Alors ce droit d’informer est un principe fondamental et nul ne saurait le remettre en question.

Mais ce droit d’informer, s’il est essentiel pour le bon fonctionnement de notre société, peut aussi se révéler terriblement dévastateur.

Au-delà des règles d’éthique et des lois en vigueur, ce qui est dommageable dans la diffusion d’une information ce n’est pas tant dans le fait de la dévoiler au public que l’acharnement qui en est parfois fait. Cette pratique, si elle ne se veut pas malveillante, agit comme une caisse de résonnance. Ce qui ne mériterait qu’un écho modéré, voire pas d’écho du tout, peut devenir l’objet de toutes les attentions. Et avec des conséquences foudroyantes.

Les exemples sont nombreux de personnes mises en cause, célèbres ou pas, qui ont vu leur destin brisé, leur honneur bafoué. Toutes ne sont pas sur un même pied d’égalité, soit parce que les faits relatés se sont avérés exacts, soit parce qu’elles ont été entièrement blanchies par la justice. Dans le premier cas, on pourrait se dire, c’est bien fait pour elles alors que la sanction médiatique est parfois plus lourde que la sanction judiciaire. Dans le deuxième cas, plus grave, les personnes peuvent ne jamais se remettre d’un battage médiatique, surtout quand elles ont été livrées en pâture. Là, les plus faibles peuvent en arriver à des gestes extrêmes.

Car présomption d’innocence, il ne peut être question dès que les médias s’emparent du sujet. Bien sûr, il y a toujours les précautions d’usage et chacun y va du conditionnel et rappelle le principe de protection juridique pour mieux le faire oublier par le public qui pense, au fond de son fauteuil : coupable, coupable !

Et on se retrouve avec le vieux proverbe « il n’y a pas de fumée sans feu ». Car quand la justice passe et que la personne sort innocentée, la presse est bien souvent muette. Un entrefilet dans le meilleur des cas... Ce n’est pas vendeur et les médias sont déjà passés à autre chose. Sauf que le public lui reste et restera campé sur ses positions. S’il y a eu tout ce battage médiatique sur cette personne, ce n’est pas pour rien. Et malgré les dénégations desdits innocents en attente de réhabilitation publique, c’est peine perdue...

Car un autre mal est né : la rumeur ! Contre elle, pas grand-chose à faire.... Elle est née de ces informations et va coller aux personnes comme jadis, les criminels étaient marqués aux fers ! Seul le temps, beaucoup de temps peut effacer cette rumeur et encore...

Le métier de journaliste n’est pas toujours facile, parfois ingrat, voire dangereux. Mais c’est aussi un métier qui a un pouvoir extraordinaire sur les personnes ; celui d’ériger des statuts ou de bannir et ce, malgré la Justice qui vient corriger les excès.

Une fois l’information lancée, les conséquences peuvent échapper à leurs auteurs, comme la créature maléfique peut échapper au savant fou...  

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 17:14

blog funanbuleLe 28 mars, le Président de la République a voulu s’imposer comme le Capitaine du bateau France pris dans la tempête financière, incarner le chef dans la bataille économique qui fait rage.

Mais il semblerait que l’image la plus juste soit celle d’un funambule au-dessus d’un gouffre, celui de nos déficits. La conduite des affaires doit répondre à deux contradictions : faire des économies d’une ampleur considérable en ne plongeant pas le pays dans une longue récession.

Évidemment, l’exercice est périlleux et au moindre faux pas, c’est la culbute dans l’abime. L’Union européenne et les marchés financiers guettent le plus petit geste de déséquilibre pour sanctionner notre pays. Aucun droit à l’erreur ou si peu... C’est pour cette raison, que tout est plus facile à dire qu’à faire. Trouver le bon dosage est un travail de haute précision, c’est comme manipuler un baril de poudre. Une seule étincelle et le tout explose !  

Car, oui, la France va mal : le déficit public plus important que prévu (4,8% au lieu de 4,5% du PIB), les chiffres du chômage sont de plus en plus inquiétants, les plans sociaux s’accélèrent...

Alors, pour répondre à tous les paramètres évoqués et plaire aux uns sans déplaire aux autres, la ligne politique a été exposée : pacte de compétitivité, choc de simplification, contrats de génération, contrats d’avenir...

Le Président a parlé de boite à outils quand nous aurions aimé toute la boutique de bricolage. De même, on aurait souhaité que cette crise soit prise à bras-le-corps avec l’annonce de réformes fracassantes (on évoque souvent la diminution du nombre de parlementaires, la disparition des départements, réduction des comités Théodule…) et la baisse significative des dépenses publiques.

Mais le tempo choisi est celui de la douceur, de réformes à dose homéopathique alors qu’on aurait préféré un traitement de cheval, voire un électrochoc. Certains préconisent même de renverser la table, de mettre tout à plat.

Mais le temps est à l’apaisement. De la patience est demandée alors que la société est dans l’impatience. Les citoyens ont peur, pris malgré eux dans l’engrenage des mauvaises nouvelles qui tombent et qui broient chaque jour des destins. Et l’image omniprésente de la Grèce, de l’Espagne, de l’Italie et plus récemment de Chypre... L’angoisse est là palpable et chacun se demande à quand le tour de la France ?

Pourtant, il faudra attendre quelques mois pour connaitre le résultat des actions mises en œuvre par le Gouvernement. Seront-elles à la hauteur des enjeux ? Beaucoup en doute, il n’y a qu’à voir les nombreux commentaires à ce sujet. Chacun y va de sa note négative, c’est à celui qui aura la Une la plus sombre...

Mais seul le résultat compte et comptera... Pour le meilleur ou pour le pire ?  

 

 

Illustration de Korolle

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 10:05

conte;blogLes contes de fées ont la cote à Hollywood depuis ces dernières années. Ou du moins, serait-il plus juste de dire que les cinéastes ne se sont jamais lassés de réadapter à l'infini et à leur sauce, ces indémodables.

Tim Burton avait plus ou moins relancé la tendance avec son succès Alice au Pays des merveilles, au début de ce nouveau millénaire. Un conte déjanté qui sied tellement bien à l'univers un peu loufoque, comme tout droit sorti d'un songe, du réalisateur. Et puis, il y a eu les Blanche Neige (deux films sortis à seulement quelques mois d'intervalle), le magicien d'Oz, le Chaperon rouge, une version un peu trash, en mode Terminator, d'Hansel et Gretel. Et ceux à venir, la Belle au bois Dormant, avec Angélina Jolie, la Belle et la Bête, avec Emma Watson, ou encore Cendrillon, la Petite Sirène et même les contes des Mille et une nuits.

 Ces histoires, connues plus ou moins de toute l'humanité, ont vu très tôt leurs aventures adaptées en dessins animés, grâce à Walt Disney, mais aussi sur grand écran, comme avec la Belle et la Bête, de Jean Cocteau de 1946 ou le Peau d'Âne de Jacques Demy, avec Catherine Deneuve, en 1970.

 Alors comment se fait-il que des récits, vieux de plusieurs siècles, trouvent toujours un écho dans notre monde moderne ? Déjà, ces classiques nous parlent tous. Pas besoin de lire le synopsis pour savoir que le film du Petit chaperon rouge, traitera d'une histoire de loup, de grand mère, de galette et de petit pot de beurre. Ces contes ont bercé notre enfance, tout comme celle de nos parents, de nos grands-parents et même parfois de nos arrière-arrière- grands-parents avant nous.

Si le monde a changé, l'humain lui en revanche est toujours le même. Caché derrière son iPhone, ses écouteurs vissés sur les oreilles, l'homme moderne connaît toujours l'amour, la haine, les relations fraternelles, le choix cornélien entre le bien et le mal... Des thèmes qui tant que l'humanité existera seront toujours d'actualité.

 Peut-être aussi que dans notre contexte économique actuel, il est bon de revenir à l'imaginaire et de replonger au creux de notre enfance, dans ce monde sucré, simple et juste, où la pauvre servante finit forcément par sortir de sa condition sociale en épousant le Prince charmant, un homme beau, fort et dépourvu du moindre défaut.

 A l'heure du pessimisme et de la morosité, cette bonne cuillérée de bonheur à l'état pur fait un bien fou.

 Et surtout, les héros immortels ont aussi su s'adapter. Blanche Neige est devenue une guerrière, qui à la limite n'a même plus besoin du prince pour la sauver des griffes de sa belle-mère. Non, sous les traits de Kristen Stewart, elle prend son indépendance, se bat et n'est pas du genre potiche, à chanter en chœur avec tous les animaux de la forêt.

 De même que les deux petits gloutons d'Hansel et Gretel reviennent adultes en tant que chasseurs de sorcière, dans le film sorti cette année.

 Les classiques ont ainsi eu l'intelligence d'évoluer avec les enfants et les plus grands...

 

Illustration de Korolle

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 18:54

vache blogQui n’a pas entendu à propos des mesures fiscales ou des réductions de dépenses : « Ce sont encore les classes moyennes qui vont être touchées ! ». Ces remarques maintes fois réitérées, et cela ne date pas que d’aujourd’hui, donnent le sentiment auxdites classes d’être les contributeurs de la société, avec un retour moindre : « Nous, on n’est bon qu’à payer ! » entend-on ici ou là…

Mythe ou réalité ? Les classes moyennes seraient-elles les vaches à lait de notre société ? Selon un sondage de l’institut Harris Interactive pour Marianne en date du 22 février 2013, les Français estiment à 74% que les classes moyennes sont les principales contributrices de l’effort fiscal.

Déjà, il faudra accepter une définition large, pour ne pas dire élastique, de la classe moyenne. Car dans sa partie la plus basse, la classe moyenne flirte avec la précarité et la peur du déclassement social est là, tapie dans l’ombre. Ce qu’on appelle communément un "accident de la vie" peut faire basculer cette partie de la population dans la misère.

Ni vraiment pauvres et surtout pas riches, les classes moyennes concentrent à elles seules une bonne partie de la population française (59 % de la population selon le CREDOC).

Ainsi, vu la masse et les revenus disponibles, OUI, la classe moyenne est celle qui est la plus mise à contribution. Tant pour les prélèvements en tout genre (gel du barème de l’impôt sur le revenu, suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires, hausse du forfait social sur les primes d’intéressement et de participation…) que pour la réduction des prestations (allocations familiales et plafond de ressources, probable gel des pensions de retraite…). L’impact est évidemment plus important si l’on touche à cette catégorie et du reste, impossible de l’exclure de tout dispositif malgré les dénégations ou les propos rassurants.

Dans le même temps, que demander à ceux qui ont peu de ressources, voire pas du tout ? Les classes populaires sont certes sollicitées à travers diverses taxes. Mais pour beaucoup, ce n’est pas suffisant : tout le monde devrait participer à l’effort collectif en fonction de ses moyens. Surtout en période de crise.

Quant aux classes riches, celles que l’on dit privilégiées, selon la même étude, les Français pensent à 63% payer trop d’impôts par rapport aux personnes plus fortunées qu’elles. Et même si une ponction supplémentaire ne changerait pas grand-chose à leur train de vie, comme leur nombre est moindre, elles ne règleront jamais les problèmes financiers de la France. Et on voit bien que la taxation à 75 % de la part des revenus au-delà d’un million d’euros par an qui fait figure d’arlésienne n’aurait pas changé le cours des choses. On sait très bien qu’elle relevait du symbole…  Et comme les riches ont toujours la possibilité de quitter le pays, leurs capitaux dans les bagages, on hésite à les taxer trop lourdement. Ce qui n’est pas le cas des classes moyennes, à moins d’un exode massif !

Pourtant les classes moyennes bénéficient aussi des bienfaits de la solidarité. Déjà, en cas de difficultés, elles reçoivent des aides et ce, comme tout citoyen. Elles profitent aussi des services publics : malgré les dégradations que l’on peut tous déplorer, le système de santé français demeure l’un des plus performants au monde… Dans bien d’autres secteurs, les classes moyennes bénéficient des mécanismes de la redistribution ; aides au logement, aides aux TPE et PME...

En revanche, plus la crise progresse, plus la pression se fait sentir sur les classes moyennes et c’est peut-être là le grand danger. Car si les pouvoirs publics redoutent toujours le soulèvement des classes populaires poussées par le désespoir, les classes moyennes ne font pas aussi peur. En principe, elles souffrent en silence, souvent résignées. Contrairement à ceux qui sont dans la précarité, les classes moyennes ont toujours quelque chose à perdre. Et ce relatif confort bloque toute révolte.

Mais jusqu’à quand ? 

 

 

Illustration de Korolle

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