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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 17:26

Si la loi relative à la transparence de la vie publique en cours d’élaboration n’ira pas aussi loin que l’avait promis le Président de la République, elle aura au moins le mérite d’améliorer le système actuel. Certes, il n’y aura pas de publication du patrimoine, mais une consultation sera possible. Ce n’est pas encore la transparence totale, on aurait pu se douter que les députés n’allaient pas se mettre une balle dans le pied ! Sauf qu’il leur faut faire tout de même des avancées pour que les électeurs aient l’impression que l’on est sur la bonne voie, pas sur une voie de garage.

Et cette longue marche vers une transparence non pas totale, mais suffisamment importante pour que la corruption soit bannie, est bien engagée.

Car au-delà de la législation, les femmes et les hommes politiques savent désormais que tout peut se savoir. Les secrets seront de plus en plus difficiles à garder, la moindre fuite et le pot aux roses sera découvert...

On peut compter sur les médias prêts à investiguer, une justice qui ne s’en laisse plus conter et des citoyens de plus en plus remontés contre les dérives. On sent monter parmi la population une colère contre ses élites et le « tous pourris » fait recette.

Il faut bien avouer que la crise économique favorise cette défiance envers ceux qui tiennent le pouvoir ; ils n’ont plus le droit à l’erreur depuis que leur impuissance à résoudre les difficultés économiques est aussi flagrante.

Il semble peu probable que les dérives qui ont pu se pratiquer hier n’auront plus cours demain ; telles des primes en liquide versées à Claude Guéant alors que ces pratiques étaient interdites. Mais il y avait eu un certain laissez aller et puis, qui le saurait ? Qui dénoncerait ? Après tout, il y avait tant de gaspillages, alors un peu plus ou un peu moins, cela ne se verrait pas...

Également, il est fort à parier que des cas comme Jérôme Cahuzac ne se reproduiront plus. Qui va oser se présenter en ayant un compte caché à l’étranger, ou d’autres affaires aussi peu reluisantes ? Ce ne sera pas parce que la vertu aura soudainement touché le personnel politique, mais la peur d’être découvert, elle, sera bien réelle...

Quelques-uns pourront toujours se croire plus malins et tenter de mettre la main dans le pot de confiture avec le risque d’être découverts et sanctionnés. Il faudra être sans scrupule pour endurer le lynchage médiatique qui, dans ce cas, se mettra en place. Mais ceux qui auront dévié ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas...

De même, ceux qui, comme dans l’affaire Tapie, disent qu’ils ont agi par imprudence, non par malhonnêteté : et bien, la prudence sera de rigueur dans le futur ! Qui se lancera dans une telle aventure ?

Alors, oui, on peut dire que cette moralisation tant espérée de la vie publique est en train de se répandre et ne s’arrêtera pas en si bon chemin. 

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 18:30

caddie blog

Si nous avions eu encore quelques illusions sur ce que nous avalons au cours de nos repas, les deux dossiers de Marianne et du Point de la semaine dernière nous les auraient enlevées...

Ainsi, le prix étant la seule obsession des distributeurs, les industriels de l’agroalimentaire ont laissé la qualité sur le bord de la route ! Alors, on pourrait nous rétorquer qu’il fallait s’en douter et qu’il n’y a là aucun mystère : plus le prix est bas, plus la qualité s’en ressent ! Cela est mathématique. Mais moins de qualité, cela équivaut-il à aucune qualité ? Car en lisant les articles de ces deux hebdomadaires, on bascule carrément dans le mauvais, tout ce qui se fait de pire en matière de consommation. Et bien évidemment, on a encore à l’esprit la fraude des lasagnes au cheval... Mais d’autres exemples sont cités : du curry qui contient du jaune de méthyle, des faux fromages dans les hamburgers, du porc gavé aux antibiotiques....

Alors, dès qu’un scandale éclate, on se détourne des produits incriminés, on les boude pendant quelques mois puis lentement, la publicité aidant, on y revient....

Les revues notent la diminution sensible des petits commerces : le poissonnier, le boucher, le fromager... Ceux qui restent, connaissent un énorme succès, ce que l’on peut comprendre. Certains de ces artisans donnent dans le haut de gamme ; si l’on peut espérer trouver la qualité, il faut bien avouer que les prix s’envolent. Alors certains peuvent fréquenter ces boutiques quotidiennement, d’autres se feront plaisir à certaines occasions et pour d’autres, beaucoup d'autres, ils ne pourront que saliver devant les vitrines appétissantes...   

Alors, oui, pour de nombreuses familles, la grande surface est devenue incontournable pour des raisons de budget. Car l’idée de départ était simple : acheter en grandes quantités permettait de faire baisser les prix. Mais qui pouvait se douter que peu à peu la course au profit allait prendre le dessus, conduisant à la malbouffe ? Parce que les enquêtes amènent à ce constat amer !  

Pour ne pas plomber complètement l’ambiance, les magazines exposent quelques partenariats avec des entreprises artisanales bio qui donnent de quoi espérer. Ouf, nous pouvons respirer ! Mais attention que ces exemples ne soient pas qu'un simple affichage pour mieux nous faire ingurgiter des produits bas de gamme. 

 

Les consommateurs ont toujours la possibilité de privilégier des produits, non pas pour le prix mais pour la qualité, à condition qu’ils soient informés de ce que contiennent leurs assiettes. Et cela est une autre histoire... 

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 15:35

femme à la robe rouge - blog

Alors qu’en France, l’égalité entre les hommes et les femmes est encore loin d’être atteinte et que dans certaines parties du Monde, les droits des femmes sont menacés, on assiste ici et là, à l’expression de leur détermination ou de leur révolte.

La grève des femmes au journal Les Echos, le vendredi 7 juin, en est la dernière illustration. Cette grève des signatures a pour but d’attirer l’attention sur le fait qu’elles sont sous-représentées dans la hiérarchie du quotidien. Il est possible que ce mouvement d’humeur soit repris ailleurs, dans d’autres entreprises où les postes de cadres supérieurs sont largement occupés par la gente masculine. Quelques femmes ont réussi à s’imposer, telle Nadine Nougayrède qui a pris la tête de la rédaction du Monde en mars dernier, mais elles sont encore trop rares pour crier victoire. Du reste, deux entreprises ont ouvert le bal des sanctions financières pour non respect de la parité hommes-femmes, ce qui pourrait favoriser d’autres rébellions féminines...

En matière politique, deux femmes ont réussi à s’imposer dans la bataille pour la Mairie de Paris : Anne Hidalgo pour le Parti Socialiste et Nathalie Kosciusko-Morizet pour l’UMP. Ces deux femmes de caractère ont bien l’intention de montrer qu’elles ne seront pas uniquement la touche glamour pour la Capitale. Elles ont chacune du tempérament et nul ne doute que les débats seront animés...

Ailleurs, à Berlin, une autre femme, la Chancelière allemande, Angela Merkel, s’est imposée à la tête de la zone euro. Elle a endossé le costume de gardien du temple budgétaire et même si sa rigidité n’est pas appréciée, elle souffle le chaud et le froid sur les État européens...

Ces derniers mois, d’autres femmes que l’on n’attendait pas, ont grimpé sur le devant de la scène avec plus ou moins de violence. Il s’agit de la loi sur le mariage pour tous qui a enflammé une partie de notre Société. La Garde des Sceaux, Christiane Taubira, a porté cette loi avec une conviction qui a suscité l’admiration. Elle a su s’affirmer devant l’Assemblée Nationale et ses discours ont été applaudis.

L’opposition au mariage pour tous a mis sous le feu des projecteurs deux femmes : Frigide Barjot et Béatrice Bourges. La première que l’on connaissait dans un tout autre registre, a réussi à mobiliser sous la bannière, la Manif pour tous, des centaines de milliers de manifestants dans les rues de Paris et de Province. Le mouvement a fini par lui échapper et elle s’en est allée vers d’autres cieux, une formation, l’Avenir pour Tous, qu’elle espère voir prendre le relais de la contestation. Quant à la deuxième, Béatrice Bourges, l’autre égérie de l’anti-mariage gay et porte-parole du Printemps français, semble vouloir poursuivre le combat, alors que son mouvement est menacé d’interdiction...

Les FEMEN, ces combattantes jusqu’au-boutistes, ont beaucoup fait parler depuis le début de l’année ; dans l’enceinte de la cathédrale Notre-Dame de Paris pour dénoncer le "fascisme", devant la Grande Mosquée de Paris en brûlant un drapeau salafiste, à Berlin en opposition à la venue du Premier Ministre tunisien, à Kiev pour se moquer du Divorce du Président Russe, Vladimir Poutine. Rien ne semble les décourager et trois d’entre-elles viennent d’être emprisonnées en Tunisie suite à leur manifestation seins nus en plein centre de Tunis, en soutien d’une autre Femen, Amina.

En riposte, d’autres jeunes femmes ont organisé un mouvement Les Antigones, toutes de blanc vêtues... Si leur seul but est de faire de l’anti-FEMEN, leur mouvement arrivera-t-il à se démarquer ?

D’autres femmes moins médiatisées, des mères de famille, ont voulu aussi faire entendre leur voix pour dénoncer la violence dans les quartiers nord de Marseille, réclamant sécurité pour leurs enfants. D’autres femmes l’ont fait aussi en Corse avec défilé et pétition, réclamant la fin de la spirale de la violence. Seront-elles entendues ?

Et pour finir, cette image de la femme en rouge devenue le symbole de la révolte en Turquie. Cette jeune femme, fragile et désarmée, faisant face à un jet de gaz lacrymogène semble ignorer la violence qui l’entoure. Elle résiste simplement... Sa photo a fait le tour de la toile, la voici devenue une icône d’un combat pour plus de liberté...

 

Ainsi, est-on face à une lame de fond qui va entrainer les femmes au cœur des sociétés, leur donnant enfin la place qu’elle mérite ? Ou ces revendications seront-elles sans lendemain ? L’avenir, comme toujours, le dira....  

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 15:20

dépenses publiques - blogLa dépense publique doit être réduite, cela est devenu un impératif en même temps que nos déficits se creusent.

Quand on évoque cette réduction, on pense immédiatement aux divers gaspillages dont la presse s’est souvent fait le relais ; subventions mal ciblées, comités Théodule, Hadopi, formation professionnelle...

Mais la presse n’est pas la seule à pointer du doigt la mauvaise utilisation de l’argent public. Le député socialiste René Dosière dans L’argent de l’État dénonce des gaspillages et comment y remédier. La Cour des Comptes fait elle aussi des rapports réguliers sur le mauvais usage de l’argent public et le dernier sur l’enseignement est édifiant.  

Certains imaginent même des hordes de fonctionnaires se tournant les pouces dans des bureaux déserts ou arpentant de longs couloirs de bâtiments administratifs comme des âmes en peine... Et c’est vrai que les reportages sur ces sous-préfectures fantômes apportent de l’eau à leur moulin !

Mais la dépense publique c’est aussi et surtout des domaines et des missions dont on voit mal comment en réduire les coûts : sécurité, justice, enseignement, défense, travail, emploi... http://www.economie.gouv.fr/files/projet-loi-finances-2013-plf-chiffres-cles.pdf

Et puis au moindre scandale, dès qu’un événement tragique se produit, on appelle l’État au secours et on réclame toujours plus d’interventions et donc, plus de dépenses.

C’est ainsi pour la sécurité ; à chaque fait divers dramatique, c’est un besoin de protection qui se fait sentir parmi la population qui exige plus de policiers et de gendarmes sur le terrain. Et puis vient une soif de justice plus répressive, donc plus de magistrats, et bien évidemment, plus de places de prison.

En matière de terrorisme, c’est plus de surveillance des lieux publics, des personnes dont on peut penser qu’elles pourraient basculer vers le côté obscur : 15 personnes sont nécessaires pour surveiller une personne. Alors, si on multipliait ce chiffre par des dizaines, voire des centaines d’individus, on ferait exploser le compteur de la dépense publique...

Dans le domaine économique, on voit bien qu’une fraude comme celle du cheval dans les plats cuisinés à la place du bœuf, a révélé une baisse du nombre de contrôleurs et on a tous crié au scandale ! Mais là aussi plus de contrôles, plus de dépenses en fonctionnaires...

D’autres exemples pourraient être exposés et tous iraient dans le même sens : subventions dont les entreprises ont besoin pour se lancer, pour ne pas déposer le bilan, pour investir... Urgences des hôpitaux souvent au bord de l’explosion...   

Ne voir dans la baisse des dépenses publiques que la chasse aux gaspillages, l’optimisation des services - le faire mieux avec moins - quelques réductions ou suppressions de-ci de-là, est une erreur. Certes, tout cela doit être fait et se fera car ce sera le plus facile à justifier. Et on s’en réjouira tous.

Mais cela ne suffira pas !

Cette réduction de la dépense est une obligation, l’Union européenne nous l’impose et aussi notre bon sens ; on ne peut pas dépenser plus que ce que l’on a et le recours à l’emprunt systématique a trouvé ses limites.

Mais penser que cela n’affectera pas la bonne marche de l’État et n’aura pas d’impact sur notre vie quotidienne, est une illusion... 

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 15:13

En réponse aux multiples incertitudes (économiques, juridiques, fiscales...) la société dans son ensemble est en train de se paralyser.

Les réformes (retraites, chômage, santé...) qui sont attendues mais qui tardent à venir, comme si l’on traînait des pieds pour les faire, sont redoutées par une grande majorité des Français. Personne n’en connait vraiment l’ampleur et c’est peut-être justement cette ignorance qui fait craindre le pire. Cette inquiétude n’est pas infondée puisque, vu l’état des comptes publics, ces réformes ne pourront pas être douces. Ainsi, les actifs s’inquiètent de savoir quand ils pourront se retirer du monde professionnel, les retraités s’angoissent de voir leurs pensions baisser par l’effet d’une désindexation, les chômeurs et ceux qui peuvent le devenir craignent le durcissement des conditions d’accès aux allocations, de leur maintien...

 De grandes incertitudes fiscales demeurent, malgré la promesse de stabilité. On voit qu’à la première occasion - le déficit de la branche famille - l’impôt reste l’outil préféré. Comme l’a souligné le Président de la République évoquant la réduction du quotient familial : "plus juste, plus simple et plus efficace". Oui, on n’en doute pas mais ce recours à l’impôt a de quoi stresser tous les ménages qui veulent équilibrer leur budget. Aussi, telle la fourmi qui se prépare à l’hiver fiscal, on fait des économies et du coup, pour la relance de la consommation, c’est perdu d’avance...

Pour les acteurs économiques, on est un peu dans le même cas de figure, mais en pire ! Oui, quand on ne sait pas où les prélèvements vont tomber, telle une pluie d’obus, on se garde d’investir ou de recruter... Et si l’on ajoute à cela, une insécurité juridique, comme celle que ressentent actuellement les auto-entrepreneurs, c’est le pompon ! Ce statut qui concerne un million de personnes, qui fonctionne apparemment plutôt bien, même si des corrections sont nécessaires, le moment est-il vraiment choisi pour le réformer ? Ceux qui sont en place risquent de paniquer et de tout arrêter, alors que d’autres qui sont au chômage peuvent abandonner leurs démarches, faute de visibilité.  

Évidemment, il est plus facile de donner des leçons derrière un écran que d’avoir en main les manettes de l’État ! Et du reste, de nombreux commentateurs politiques et économiques y vont de leur plume pour tacler le Gouvernement. Et c’est un concours à la couverture la plus cruelle : "L’hypnotiseur", "Hollande, secoue-toi, il y a le feu !", "Pépère est-il à la hauteur ?", "Qu’est-ce qui coince ?"... La liste est longue et tout le monde croit avoir les remèdes, ceux qui nous sortiront de la crise par le haut, comme ils disent !

Alors les réponses à apporter, quelles qu’elles soient, devraient être claires et rapides. Pire que le mal lui-même, c’est l’idée du mal qui est nocive. Même si le traitement est douloureux, mieux vaut le savoir et le plus vite possible. Là, l’attente est insupportable, personne ne sait ce qui va sortir du chapeau et du coup, on s’imagine les scénarios les plus graves.

Et la société se bloque... 

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 13:43

CAF - BlogAlors que la réforme des allocations familiales qui sera dévoilée le lundi 3 juin semble indispensable pour rétablir les comptes de la branche famille, ne risque-t-elle pas d’enflammer une société de plus en plus à fleur de peau ?

Pourtant, selon un sondage Viavoice pour Les Echos, France Info et BCPE : "68% des Français sont favorables à une réduction des allocations familiales pour les ménages gagnant plus de 5 000 ou 6 000 euros par mois", ce qui semble de bon augure pour la réforme à venir. Le Président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, invité de Jean-Jacques BOURDIN le 31 mai dernier, proposait même de supprimer celles-ci aux familles qui n’en avaient pas la nécessité. Il ajoutait que vu le niveau d’endettement de la France, ces familles aisées devaient faire des efforts.

Apparemment, il ne sera pas possible d’échapper à cette réforme, chacun a bien conscience de l’urgence à revenir à l’équilibre des comptes.

Le problème de cette réforme, c’est surtout et comme toujours, qu’elle va être faite dans l’urgence et sous la contrainte, avec une pression fiscale déjà forte. Ainsi, la pilule pourrait être amère et certains peuvent même en faire une question de principe. Alors, le danger est bien là, et la contestation pourrait éclater...

Certaines familles dites « à l’aise » et qui ont plusieurs enfants, commencent à faire entendre leur voix. Non, cet argent n’est pas superflu, disent-elles, il vient boucler un budget de plus en plus serré. Parce que, à l’exception des très hauts revenus, ceux des patrons du CAC 40 qui du reste ne doivent plus être trop concernés par le sujet, beaucoup d’autres paient des impôts élevés et peuvent avoir de lourdes charges. Ainsi des frais de logement peuvent être très importants, surtout pour les résidents de la région parisienne où l’immobilier est une ruine pour les ménages. Alors, cette allocation, quel que soit son montant, peut contribuer à une vie correcte.

Du reste, le député socialiste de Haute-Garonne, Gérard Bapt, rapporteur du budget de la Sécurité sociale à l'Assemblée nationale reconnait une sorte de « double peine » pour les hauts revenus si les deux leviers étaient utilisés à savoir, la modulation des prestations en fonction des revenus, et la réforme du quotient familial,

Pour les classes moyennes qui ne devraient pas être concernées, (15% des ménages le seraient), la méfiance pourrait dominer. Pour que cette réforme soit efficace et soit source de réelles économies, alors qu’il est prévu que certaines allocations seraient revalorisées, voire même étendues, difficile de penser que celles-ci ne seront pas touchées par le dispositif.

D’autres vont y voir et y voient même déjà, une rupture du pacte social, une attaque au principe d’universalité de la politique familiale. Certains s’interrogent même sur le fait, qu’une fois cette entaille faite, pourquoi cela ne toucherait-il pas la sécurité sociale où du reste, est évoquée une franchise pour la médecine de ville en fonction des revenus.

Pour d’autres encore, il s’agira d’une preuve supplémentaire que ce sont toujours les mêmes qui paient et toujours les mêmes qui reçoivent. Une sorte de rébellion contre la solidarité, pilier de notre pacte républicain. Oui, la révolte gronde chez ceux qui ont l’impression de payer toujours plus et de recevoir de moins en moins. Il en faudrait peu pour que la rupture soit consommée.

En définitive, il serait regrettable que cette réforme qui, au fond, n’est pas dénuée de sens, puisse briser le consensus national, alors qu’il en serait différemment dans une période plus sereine. Du reste, d’autres gouvernements s’y sont déjà cassé les dents ! 

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 07:23

Il est un sujet qui a su évoluer avec le temps, mais, qui pour autant, ne se démodera jamais : les relations mère et fille. Un sujet qui a de plus toute sa place sur ce blog étant donné qu’il est réalisé par justement une mère et sa fille. Ce lien si fort et parfois destructeur est le sujet de nombreux films (LOL avec Sophie Marceau par exemple), de séries (Clémence, une adolescente qui devient mère à son tour), de livres de psychologues, mais aussi de personnages publics comme le « tu seras une femme, ma fille » de Nathalie Rykiel, la fille de la célèbre Sonia Rykiel, directrice de la marque éponyme. Et puis parfois ce sujet sort de la sphère purement privée pour exploser aux journaux télévisés de 20h, comme avec l’affaire de l’héritière du groupe L’Oréal, Liliane Bettencourt et sa fille. Leur querelle concernant la mise sous tutelle de la milliardaire nonagénaire a retenu la Une de l’actualité quelques mois, mère et fille se lançant dans des explications par journaux interposés.

Selon un article, publié par le magazine l’Express Style, il y a plus de trois ans, les relations mères filles auraient changé depuis les années 70. Suite au fameux mai 68 ? Où toute une génération a voulu instaurer une relation « amicale » avec ses enfants. Une rupture avec leur propre éducation qui se voulait plutôt stricte ?

Avant cette date, l’hebdomadaire affirme qu’avoir une fille était plutôt synonyme de malédiction pour une mère car elle lui transmettait la condition de la femme à l’époque, les risques du viol ou de mourir en couche. On a pourtant du mal à croire en une telle généralité. Mais, depuis l’émancipation des femmes, avoir une fille n’aurait plus le même sens. Au contraire, aujourd’hui le conflit intergénérationnel entre enfants et adultes tend même à se réduire considérablement. Les premiers sont de plus en plus précoces et veulent grandir trop vite, les seconds veulent rester jeunes plus longtemps. Il n’est donc pas rare de voir une mère et une fille échanger leur garde robe, pouvoir se parler très franchement de sujets mêmes intimes. Notre maman devient dans de nombreux cas notre meilleure amie. Avec l’avantage qu’une mère ne vous laissera jamais tomber, vous aimera toujours quoi qu’il puisse arriver et vous connaisse mieux que n’importe qui d’autre. Un modèle, une confidente, un repère, la mère a des rôles plus que primordiaux à jouer.

Mais parfois ce lien peut être fusionnel jusqu’à en devenir malsain. Pour certaines mères il s’agit de contrôler les fréquentations de sa progéniture, pour d’autres se mêler de tous ses choix de vie. Derrière tout cela, les psychologues y voient un amour infini, la peur que son enfant puisse s’accrocher aux difficultés de la vie, puisse souffrir. Ils y voient même dans certains cas une envie de posséder son enfant, ou de ne pas vieillir… Peu importe ce qu’il y a derrière, ce cordon doit un jour ou l’autre être détaché. Parfois il est tranché dans la douleur, parfois les fils s’effilochent naturellement et en douceur. Il n’existe pas de recette miracle ou de guide du bon parent. Chacun est un être humain avec ses qualités et ses défauts et on n’a pas d’autre choix que de faire avec.

 

Mais bon, même si ce lien est trop fort et empêche parfois au conjoint d’occuper une place à part entière, au moins cela prouve qu’il existe, non ?

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 17:10

pôle emploi blogLe chômage des jeunes en France (26,5 % des jeunes de 15-24 ans) comme une bonne partie de l’Europe, est de plus en plus préoccupant. Des mesures ont été mises en place (Contrats de génération, emplois d’avenir) et d’autres viennent d’être promises à un niveau européen. Les gouvernements sont tous conscients de la gravité de la situation et ils tentent de réagir. Sauf que les moyens financiers font défaut et que les aides ne seront pas à la hauteur des enjeux.

Alors les jeunes doivent faire face comme ils le peuvent : certains se lancent dans l’aventure de l’entreprise, d’autres partent pour l’étranger, d’autres tentent les concours administratifs, et d’autres désespèrent à trouver un emploi...

Les situations sont diverses et certains souffrent bien plus que d’autres, comme leurs aînés d’ailleurs.

Il y a ceux qui n’ont aucune formation et qui paient le prix fort de la crise. Sans aucune qualification, c’est une mission, si elle n’est pas impossible, très difficile. Du coup, ils sont les premiers bénéficiaires des aides. Toutefois, vu leur nombre, (début 2013, ils étaient 1,9 millions de 15-29 ans à n’avoir pas d’emploi, ne pas être dans un parcours d’éducation ni de formation) on voit tout de suite que les contrats aidés seront insuffisants, il faudra trouver d’autres idées pour intégrer ces jeunes dans le monde professionnel.

Ceux qui ont une formation professionnelle ont plus de chances de trouver un emploi. Mais là, tout dépend des secteurs, certains recrutent plus que d’autres : le bâtiment, la restauration et l’hôtellerie, les services à la personne, l’informatique...

Et pour les diplômés BAC +++, c’est là que l’on trouve les disparités les plus fortes. Même si le taux de chômage est inférieur (10 %) à celui des non diplômés, il reste tout de même élevé. Le fait de sortir d’une grande école n’est peut-être plus une garantie de trouver un emploi mais c’est tout de même une belle carte de visite. Beaucoup sont encore recrutés avant d’avoir fini leurs études et les employeurs continuent à leur faire les yeux doux.

En revanche, pour les diplômés des Universités, les filières sont déterminantes. Les filières scientifiques, technologiques sont prisées sur le marché du travail et les jeunes sont souvent embauchés par les entreprises dans lesquelles ils ont fait des stages. Ils sont repérés avant même parfois, la fin de leur diplôme et ne connaissent pas ainsi les affres de la recherche d’emploi.

Pour les filières littéraires, sociales, économiques, les choses se compliquent. Certains empilent les stages puis les CDD pour connaître souvent vers 30 ans, le Saint Graal, le CDI. Il faut dire que certaines matières qui peuvent être passionnantes à étudier offrent des débouchés restreints (sociologie, psychologie, philosophie...).

Et dans bon nombre de métiers (juristes, journalisme, communication, marketing...) les employeurs sont impitoyables : il faut de l’expérience. Alors là, c’est la désillusion et on rentre dans le parcours du combattant. C’est le cycle infernal des stages, puis des CDD.... Les jeunes diplômés ne peuvent pas non plus patienter indéfiniment. Sans travail stable, pas de logement, pas de crédit... Alors l’obligation de l’alimentaire est la plus forte et les Bac +3, 4, 5 ou 6 sont contraints à oublier leurs rêves pour prendre le premier emploi venu...

Si l’on ne veut pas avoir une jeunesse désabusée, il est temps d’offrir des perspectives pour ceux qui n’ont rien et de mettre en adéquation travail et formation.

 

La situation est grave, il y a urgence à agir... 

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 16:22

IMGP9820

A mesure que les politiques perdent de leur crédibilité, les journalistes politiques voient leurs missions s’élargir. De simples commentateurs de la parole et de l’action politiques, ils ont pris du galon pour devenir les principaux relais.

Ils font plus qu’analyser les propos, les faits et gestes des hommes politiques, ils en sont à traduire leurs pensées ou à rebondir sur des lapsus souvent jugés révélateurs.

Sur les plateaux de TV, dans les journaux, chacun avec sa sensibilité, ils décryptent, dissèquent tel le scalpel du chirurgien, tout ce qui émane du monde politique : discours, apartés, silences, rien n’échappe à leur vigilance.

Pour les profanes que nous sommes, les démonstrations de Denis Jeambar, Raphaëlle Bacqué, Yves Thréard, Judith Weintraub, Bruno Jeudi et bien d’autres, nous frappent soit par leur pertinence, soit parfois par le décalage avec notre ressenti. Mais ce sont eux les experts ; ils évoluent dans le milieu des politiques, reçoivent leurs confidences, et parfois même de leur entourage. Pour certains, ce sont des dizaines d’années de proximité, ce qui donne encore plus de poids à leurs différentes analyses.

Mais parfois, des erreurs se produisent. Ce qui avait été soigneusement étudié se trouve après coup démenti par les faits. En ce sens, certains journalistes proches du Président François Hollande ne savent plus que penser du discours de Leipzig devant le SPD prononcé le 23 mai dernier. Ils se demandent si de social démocrate, le Président ne se serait-il pas mué en social libéral ? Bref, on a senti le flottement et il y en avait même pour s’interroger : quel homme avait-on élu en mai 2012 ? Qui est finalement François Hollande ?

Oui à n’en pas douter, des erreurs peuvent surgir dans l’appréciation des journalistes parce que cette proximité avec le politique n’est qu’une façade. Certes, il y a des discussions en off qui permettent d’avoir un autre éclairage. En même temps, la méfiance n’est-elle pas de mise ? Certains politiques peuvent même manipuler, penser une chose et en confier une autre, histoire de brouiller les pistes. Et puis comme pour tout le monde, chacun tient à son intimité et les journalistes ne sont ni les psys ni les confidents des hommes et des femmes politiques.

Si la force des journalistes est d’être au contact des politiques, elle est aussi leur plus grande faiblesse. Ils sont la plupart du temps acquis à leur cause et sont leurs premiers défenseurs, tant pis pour l’objectivé. C’est ainsi qu’ils perdent à leur tour la crédibilité et que la confiance des Français peut s’émousser.

 

C’est du reste ce que révèle le sondage HARRIS INTERACTIVE pour MARIANNE publié le 25 mai : seulement 37 % des Français font confiance aux journalistes ! 

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 10:44

feu voiturePour nos sociétés modernes, la violence qui s’invite sans arrêt sur nos écrans et dans nos vies, nous est de plus en plus insupportable. Les scènes qui s’offrent à nous, dont la dernière en date – le massacre à la machette d’un militaire anglais dans un quartier de Londres – nous épouvante. A chaque vision d’horreur, nous nous sentons agressés et nous oscillons entre peur et révolte. Ces sentiments éprouvés qui s’entrechoquent sont humains, tellement humains...

Chacun s’identifie aux victimes et le sentiment d’insécurité progresse.

Car la violence est partout : de la violence verbale aux actes terroristes en passant par des actes de délinquance, des actes d’incivilités et autres règlements de compte. Et puis la violence économique s’invite aussi dans le débat ; des ouvriers jetés hors de leurs usines sans ménagement et qui répondent à leur tour par des destructions et parfois, par des agressions.

Les chiffres devraient être là pour nous rassurer : les homicides sont en baisse constante. Et nous sommes loin de la violence de certaines parties du monde ou même des périodes de notre Histoire.

Mais l’angoisse est là. Alors, tout est bon pour faire des raccourcis, des amalgames et certains s’en font le réceptacle avec la risque de créer une bombe à retardement.

Car ne nous laissons pas abuser : nous sommes tous des victimes potentielles. C’est une violence à l’aveugle qui ne connait pas la couleur de peau, le statut social et la religion. Personne ne peut se prétendre à l’abri et donc, il revient à tous de s’en préoccuper.

Les discours sur la misère sociale ne sont plus audibles, même si les problèmes économiques expliquent aussi la violence. Mais pas seulement... Il y a des violences gratuites, des envies de se défouler pour certains, des réseaux mafieux, des problèmes d’intégration, d’assimilation... Personne ne peut les nier et à l’inverse, des populations se sentent reléguées, discriminées et cela aussi est à prendre en compte.

Comme quoi, la violence a plusieurs visages et elle doit être traitée. Pas facile, surtout en période de crise. Les fameux « il n’y a qu’à » « faut qu’on » trop souvent lancés en l’air mais la réalité est plus compliquée. Et surtout plus onéreuse. Car le nerf de la guerre, comme toujours, est bien là. Faute de moyens, les problèmes restent et empirent...

Car à laisser faire, la violence s’enkyste et d’une violence, on bascule dans une autre, de plus en plus grave, jusqu'à pouvoir embraser toute une société. Et qui aurait à y gagner ? Personne, hormis ceux qui attendent le chaos...

Alors, oui les discours de fermeté sont indispensables, les moyens sur la sécurité le sont encore plus. On dit la Justice trop complaisante, un sentiment d’impunité règnerait parmi les délinquants. Puis on apprend aussi que beaucoup de peines prononcées ne sont pas appliquées et que les prisons débordent.

La prise en compte des victimes est là aussi essentielle. Trop souvent, on entend dire que celles-ci sont encouragées à ne pas porter plainte pour ne pas faire gonfler les statistiques. Un fantasme selon les forces de l’ordre, mais cela se propage partout et c’est mauvais. Car il faut bien se dire que derrière une victime, il y a tout un entourage qui va être contaminé par la peur. Au bout du compte, une bonne partie de la population vit dans la hantise de l’agression.

Et puis, tous les problèmes sociaux qui ne doivent pas être négligés car eux aussi sont porteurs de violence. Le chômage qui détruit des familles, la misère qui s’installe, le sentiment d’être abandonnés par les pouvoirs publics. Tout cela forme un cocktail explosif...

Alors oui, la violence est là, bien ancrée dans notre société. Mais elle n’est ni irréversible, ni non plus à chaque coin de rue. 

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