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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 16:22

 

pôle emploi blog

Alors que le chômage continue de progresser, mais de façon moins virulente (15 000 chômeurs de plus en juin), le Gouvernement mise sur son dispositif d'aides pour inverser la courbe du chômage pour la fin de l'année. 

Malgré tout, la recherche d'un emploi est souvent synonyme de galère. Pas toujours, certes, mais dans de nombreux cas, on peut dire que l'impression de ne jamais correspondre au profil exigé est la plus forte. 

On pourrait penser que pour chaque offre correspond un diplôme ! A défaut du précieux sésame, inutile de postuler, le dossier est rejeté. Difficile dans ce cas, de sortir de sa formation initiale et pour ceux qui n'en ont pas, aucun espoir. Pourtant, il fut un temps où former les personnes "sur le tas" ne posait pas de problème. On peut le comprendre pour des métiers avec des compétences très pointues. Mais cela s'est généralisé et c'est regrettable car on ne laisse aucune chance à des personnes de bonne volonté. Il peut exister des exceptions, mais trop rares... Il faut espérer que les différentes formations proposées aux chômeurs favoriseront l'accès à un emploi.  

Et ne parlons pas de l'expérience ! A moins de trois ans minimum dans un poste, les chances d'être retenu est de l'ordre de l'exceptionnel. Du reste, à ce jeu malsain, on finit par avoir toute une génération sans grande expérience, à l'exception de nombreux stages. Car les stages, il n'y a pas de problème pour en décrocher. Vous pouvez en cumuler autant comme autant, mais pour passer au précieux CDI, c'est une autre aventure. Et sans CDI, on connait la chanson : difficultés pour se loger, pour emprunter... 

Dans cette course effrénée, il y a beaucoup de candidats pour peu d'élus. C'est la terrible réalité à laquelle est confronté un demandeur d'emploi. En adressant son Curriculum vitae et sa lettre de motivation, il sait que des centaines de dossiers atterriront sur le bureau du recruteur. Alors, chacun essaie de se distinguer pour le meilleur ou pour le pire ! On bidouille le CV, on gonfle l'expérience ou on s'ingénie à trouver la formule choc pour que l'attention de l'employeur soit retenue. Bref, c'est un jeu de poker menteur avec des désillusions à la clé... 

Mais qu'on se rassure. Il y aurait une mine d'offres d'emplois non pourvues ; le chiffre oscille entre 200 000 et 300 000 offres et pour les plus optimistes, le chiffre pourrait atteindre les 500 000. On se doute déjà que ce ne sont pas des boulots qui font rêver. Mais ils ont le mérite d'exister et il est vrai que c'est mieux que rien... 

Vous avez dit adéquation ? 

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 10:13

conte;blog

 

Comment échapper à cette vague d'informations sur le "Royal Baby" ? A moins de vivre dans une grotte ou une île déserte, personne n'évitera, aujourd'hui et les prochains jours, le sujet. Il va être incontournable, que cela nous intéresse ou ne nous intéresse pas.

Certains vont plonger dans les articles de presse afin de ne pas en perdre une miette, pendant que d'autres recevront,sans même le vouloir, un flot de renseignements, tous plus inutiles les uns que les autres. Mais cela n'est pas grave, bien au contraire... 

Dans ce grand déballage médiatique, il y a comme un parfum d'optimisme ; une naissance, c'est la vie, le renouveau et peu importe que l'enfant à naître n'ait aucun lien avec nous, Français, dont la fin de la royauté a comme un parfum de tragédie. Culpabilisons-nous ? Non, c'est le cours de notre Histoire. Mais nous aimons chez les autres ce que nous ne voudrions plus chez nous ! Cette royauté outre-Manche a quelque chose de démodé, mais aussi de rassurant. Elle coûte un peu aux Anglais (39,2 millions d'euros en 2012), mais nous sommes heureux qu'à nous, elle ne coûte rien. On peut goûter au bonheur de cette famille royale gratuitement. 

Et puis en cette époque de morosité, suivre cette famille, c'est comme une bouffée d'oxygène. Le "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants"  est devenu concret. Pour toutes les jeunes filles, le destin de Kate Middleton est celle d'une bergère épousant son prince, la messe est dite. 

Malgré tout, il reste des royalistes convaincus qui rêvent d'un retour sur le trône d'un descendant de ??? Plusieurs prétendants pourraient revendiquer le trône de France : les Bourbons, les Orléans, les Bonapartes. Mais là, c'est une autre histoire, à écrire peut-être ? Laissons-les à leur doux rêve... 

Pour beaucoup, s'intéresser au couple royal britannique, c'est comme suivre un artiste, une comédienne ou un top modèle. Et quand on voit la médiatisation de certaines vedettes de la téléréalité, on se dit qu'il vaut mieux que le couple royal britannique soit un modèle pour tous ceux qui en manquent. 

Et finalement, ce jeune couple est sympathique et leur simplicité est touchante. 

Alors, félicitations aux heureux parents et longue vie au bébé... 

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 17:41

La suspicion devient le mot d'ordre dans notre société. Il faut dire que des affaires récentes, qu'elles soient politiques, économiques ou sanitaires, ont contribué à renforcer ce sentiment de défiance. 

Et les derniers jours ne sont pas pour alléger ce climat de méfiance généralisée.

Entre le déraillement ferroviaire de Bretigny-sur-Orge où les spécialistes de la question crient haut et fort que quatre boulons n'ont pas pu se dévisser en même temps, l'acte de malveillance a fini par s'imposer dans les esprits. Plus de place au doute. Inutile d'attendre les résultats de l'enquête, l'affaire est entendue. Et malheur à ceux qui diront le contraire !  

Il en est de même des agressions qui se seraient produites après le déraillement. Cela parait évident pour beaucoup que l'on veut nous cacher des choses... Des enquêtes sont en cours mais déjà on entend crier au complot, et que l'on veut étouffer l'affaire. 

En matière politique, l'affaire Cahuzac prend aussi une nouvelle tournure. La commission parlementaire a fini par jeter la doute sur le fameux niveau de connaissance des membres du gouvernement sur le mensonge de l'ex-ministre du Budget. Se pourrait-il que nous citoyens, soyons les derniers avertis et qu'en définitive, ce mensonge n'ait été qu'un secret de polichinelle ? 

Oui, la suspicion est bien là et elle se développe dans tous les domaines. Dès qu'un événement se produit, le pire est envisagé et chacun y va de sa théorie. L'affaire de Bretigny-sur-Orge et l'opposition se fait un plaisir de dénoncer le laxisme et la presse friande du moindre scandale ou couac est tout aussi ravie de relayer la moindre petite phrase choc. Tout le monde y trouve son compte : l'opposition a besoin de se manifester entre deux élections et les médias de susciter l'intérêt par du sensationnel. 

Mais toute cette défiance qui enfle n'est pas bonne pour la démocratie. Les tensions se font plus fortes dans la société et le vivre ensemble commence sérieusement à avoir du plomb dans l'aile. Le sénateur-maire, François Rebsamen regrettait, il y a quelques semaines, que l'on ne puisse plus parler de l'immigration comme une chance pour la France. Et il a raison : combien sont ceux à le penser aujourd'hui ? Emettre une telle idée et vous vous faites lyncher ! 

Relativiser serait la solution. Mais aujourd'hui, relativiser sonne comme un renoncement ou un aveuglement.... 

 

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 15:38

Argent2

La baisse prochaine du taux du livret A (1,25% au 1er août) ne crée pas un grand émoi parmi les Français. Certes, c'est toujours un manque à gagner, mais l'essentiel est toujours là ; sécurité et disponibilité des sommes placées. Ainsi, la poire pour la soif ou le bas de laine pour les coups durs n'est pas prêt d'être boudé. Bien au contraire ! 

Car, Oui, cette mesure devrait être de nature à cesser la course à l'épargne et à relancer la sacro-sainte consommation qui joue la désertion. L'économie est en berne et un gros coup de fouet serait le bienvenu ! Le gouvernement prie le ciel que l'argent coule à flots dans l'économie asphyxiée; que les citoyens vident leur livret A pour achèter le dernier modèle de voiture (fabriquée en France de préférence) ou faire bombance (en France bien entendu)... 

Et n'est-ce pas là l'incompréhension ?

Comme la boite à outils qui est aussi une boite à impôts, pour ne pas dire une boite à claques, la peur des lendemains qui déchantent est toujours bien présente. La confiance n'a pas encore fait de retour triomphal où chacun peut se dire : cette fois, on est au bout du tunnel ! Des jours meilleurs nous attendent.

Non, c'est plutôt l'angoisse qui domine toujours avec la crainte d'un chômage encore plus haut, de prélèvements plus lourds, de réformes douloureuses... Un cocktail explosif qui brasse les pensées les plus sombres et qui bloque l'économie. 

Il faudra plus que l'optimisme affiché de notre Président lors de son intervention du 14 juillet pour rassurer une France qui a peur. Même si, comme on aime à le répéter, la France est un grand pays, elle est aussi très endettée, en voie de désindustrialisation et sa fragilité se fait de plus en plus visible...

Pourtant, le pays se trouve à la croisée des chemins. Soit, il est capable de se réformer et d'aller de l'avant pour retrouver dynamisme et une certaine prospérité. Soit il plonge dans une crise encore plus profonde où cette fois, la consommation ne sera plus un choix, mais un luxe... 

Et puis l'épargne aide aussi l'économie. Le livret A finance le logement social, pendant que d'autres produits d'épargne sont injectés dans l'économie réelle; 

Alors, l'épargne : stop ou encore ? 

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 08:31

La compétition n'a jamais fait autant partie de nos vies. On peut la sentir jusque dans nos postes de télévision.

 Elle s'invite dans nos cuisines avec des émissions comme "Un dîner presque parfait" et teste nos aptitudes à être un bon marmiton. Elle se planque dans nos penderies avec la "reine du shopping" qui récompense la meilleure shoppeuse de la semaine, celle qui aura le mieux réussi à s'habiller en fonction du thème imposé et avec un budget assez large. Et cette fameuse compétition se trouve même à l'occasion du plus beau jour de notre vie avec "4 mariages pour une lune de miel" où 4 mariées s'affrontent sur leur robe, leur repas et l'ambiance de leur bal dans l'espoir de gagner un voyage de noce. Le même concept est appliqué aussi aux chambres d'hôtes, donc au métier de certains... 

 On se demande jusqu'où ira ce délire concurrentiel. A quand le "4 bébés pour un couffin" où des candidats jugeront l'accouchement et le bébé de leur voisine? Un véritable phénomène de mode. Tout est susceptible de jugement et de notation, même des événements aussi heureux et personnels qu'un mariage.

 Puisque l'Homme juge tout et tout le temps, autant carrément en faire un jeu et le rendre public. Et on peut dire que l'audience est au rendez-vous. Ces émissions nous donnent des idées de recettes, nous amusent lorsque l'on voit deux jeunes mariées s'écharper pour les notes respectives qu'elles se sont données. 

 Il y a quelques mois, la mode était plutôt au coaching et à l'éducation. Les gens ne savaient pas s'habiller, se prendre en main seuls et élever leurs enfants. Heureusement que des relookeurs, des super Nanny et des Pascal le Grand frère ou de véritables fées du logis ("c'est du propre") étaient là pour nous venir en aide, nous pauvres mortels...

Nous étions des cancres incapables de nous débrouiller dans nos vies, par nos propres moyens. Même nos compagnons à 4 pattes ne faisaient pas exception à cette contagion de coaching, Outre-Atlantique. Les Américains pouvaient faire appel à un éducateur canin et aux caméras pour venir à bout de leur chien mal-élevé.

 Ces émissions de télé-réalité dites "de vie" s'immisçaient et s'immiscent toujours dans nos quotidiens. On apprend à cuisiner avec "Top chef" ou "Master chef", à décorer son intérieur avec l'équipe de Valérie Damidot, à éduquer ses enfants et ses animaux de compagnie, à récurer sa maison du sol au plafond, à s'habiller mieux.

Mais après l'apprentissage, l'heure de la 'compét' a sonné. Jusqu'où ira-t-elle ?  

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 13:32

accident-ferroviaire---blog.jpgLa catastrophe ferroviaire de Bretigny-sur-Orge, s'il savère que l'origine est bien une pièce défaillante du système d'aiguillage, tombe comme un coup de tonnerre.

Les langues se délient peu à peu et on parle de cette ligne comme une ligne malade, on évoque même des trains poubelles. De quoi décourager les plus adeptes à prendre le train...

 

Et c'est toujours le même refrain ! En matière de sécurité, il seraint naturel que l'on ne lésine pas sur les moyens. On sait bien que plus on laisse les choses empirer, plus les accidents peuvent arriver, c'est pure logique.  Quand des réparations sont à entreprendre et qu'on les remet à plus tard, voire à beaucoup plus tard, on joue avec la sécurité des passagers. Alors on pourrait presque se demander si les intéressés ne s'en remettent pas à  la chance ?  Tant que cela tient, et bien, continuons et on avisera. Et le temps passe... Jusqu'à ce que se produisent, dans le meilleur des cas, des incidents sérieux qui vont alerter et donner le signal d'alarme. Et parfois, c'est la catastrophe comme aujourd'hui avec cet accident terrible...

 

Il y a déjà assez des défaillances humaines ou une défectuosité imprévisible pour ne pas ajouter des défaillances mécaniques qui, avec un peu de prudence, auraient pu être évitées. Du matériel vieillisant est un matériel à risque qui peut lâcher à tout moment.

 

Car c'est le prix du sang qu'il faudra payer et pour nous, voyageurs, c'est intolérable. Beaucoup d'entre nous prennent ce transport pour plus de sécurité, la route on la sait dangereuse, ce n'est pas pour y laisser la vie !

 

On peut se dire aussi que ce genre d'accident est exceptionnel ; c'est aussi la réalité. La dernière catastrophe ferroviaire en France ayant causé la mort remonte au 4 juin 2000 avec le déraillement d'un train Corail Vintimille-Calais (2 morts et 12 blessés).

 

Mais le matériel est dénoncé comme vétuste et on connait par ailleurs les contraintes budgétaires. Il y aura donc des choix à faire pour qu'un tel accident ne se reproduise plus...


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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 14:09

Les préoccupations liées à l'environnement reviennent sans arrêt dans le débat public sans pour autant s'imposer.

Pourtant, on est tous de plus en plus conscients des problèmes liés au réchauffement climatique, à la pollution et à la nécessité de procéder à une transition énergétique.

 

Mais entre les bonnes intentions et la réalité, il y a un énorme fossé qui s'apparente d'ailleurs plus à un gouffre. Chacun a envie de voir évoluer les bonnes pratiques, celles qui respecteront la planète et qui éradiqueront la pollution. Quand il s'agit de trier les déchets, de ne pas gaspiller l'eau et autres petits gestes qui ne sont pas trop contraignants, l'adhésion est quasi unanime. 

 

En revanche, si notre mode de vie devait être profondément modifié, il n'est pas certain que l'adhésion soit aussi forte. Abandonner l'ère de la voiture, du transport aérien, des appareils ménagers gros consommateurs d'énergie... relève presque de la mission impossible. Alors, oui, il y a bien la voiture électrique mais qui n'est pas encore à la portée de toutes les bourses. Et pour ce qui est de l'habitat, sans coup de pouce de l'Etat, procéder à des travaux d'isolation ou s'équiper de panneaux solaires, est assez onéreux. Manger bio est réservé à ceux qui ont les moyens.  

 

En période de crise économique, les gouvermenents sont plus préoccupés des problèmes de court terme que des investissements de long terme. Le nucléaire dont on ne peut nier la dangerosité semble être un mal nécessaire et les recherches sur l'exploitation des gaz de schiste restent d'actualité, histoire de voir notre facture énergétique diminuer. C'est la principale préoccupation ; réduire les dépenses, surtout ne pas aggraver les déficits. Le reste n'est pour le moment que littérature ! ou presque !

 

Il est vrai que les lois de l'économie ne font pas forcément bon ménage avec les lois de l'écologie. Ou alors, que la volonté d'aller vers une économie verte soit prise à un niveau international. Et on en est bien loin ! La pollution continue joyeusement à régner et tout ce qui est fait pour la réduction des émissions de CO  demeure bien faible.

 

Faudra-t-il attendre pour réagir d'être au pied du mur, avec un changement climatique qui sera difficilement gérable, une pénurie des matières premières ? 

 

Ou alors la prise de conscience se fera-t-elle avant l'irréparable ? On peut rêver...  

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 10:28

world war Z - blog

Le film World War Z est un succès et pour les amateurs du genre, l'horreur est bien au rendez-vous. Les zombies sont hideux à souhait, le héros, Brad Bitt, est toujours aussi séduisant et on plonge dans cet univers glauque non sans crainte... 

L'étrange maladie que développent les humains et qui les transforment en zombies ne sont pas sans nous rappeler les diverses menaces de l'OMS en matière de virus.

En effet, le coronavirus vient de faire deux nouvelles victimes en Arabie Saoudite. La grippe aviaire rode toujours et il ne se passe pas un mois sans que l'on déplore de nouveaux décès. 

Mais que l'on se rassure, pour le moment, la situation est sous contrôle selon l'OMS. 

Donc pas de panique ; nous ne risquons pas de voir déambuler des morts-vivants dans nos rues, fracassant les vitres de nos voitures, se jetant sur nous pour nous mordre... 

Toutefois, le risque d'une mutation de l'un de ces virus est toujours possible. Et cette peur est régulièrement agitée par les instances médicales. C'est ce qui s'est produit il y a deux ans et cette alerte au H1 N1 qui nous a valu de crouler sous une montagne de vaccins. Finalement, ils n'ont servi à rien et il a fallu détruire 19 millions de doses. Mais cela aurait pu être grave et l'on s'était organisé pour faire face à une pandémie. 

Du reste, par le passé, l'humanité a dû faire face à des épidémies avec un taux très élevé de létalité ; peste, choléra et en 1918, la grippe espagnole qui a fait 20 millions de morts. 

On sait déjà qu'avec la mondialisation, une pandémie ferait des ravages ; reste à espérer qu'avec nos moyens modernes nous soyons capables de faire face à un tel fléau...  

Alors, peur des virus ? 

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 10:09

Mettre tout sur la place publique devient de plus en plus à la mode dans la sphère politique. Pas un contentieux, pas un scandale n’éclate sans que les citoyens ne soient mis au courant par les politiques eux-mêmes et avec toute la dramaturgie plus ou moins habilement orchestrée.

D’où vient ce besoin de prendre tout le monde à témoin ? La scène médiatique n’est-elle qu’un défouloir ou les personnes concernées cherchent-elles à nous pousser à juger, à trancher ? Est-ce normal ou y-a-t-il des risques à ce grand déballage teinté d’impudeur ?  

Hier, l’imbroglio des élections au sein de l’UMP avec son cortège de doléances sur les tricheries, supposées ou avérées. Mais on peut multiplier les exemples presqu’à l’infini, entre l’affaire Bettencourt, l’arbitrage de Bernard Tapie, le mensonge de Jérôme Cahuzac... Ne parlons pas des confidences de l’ex-Ministre de l’écologie, Delphine Batho, et peut-être demain, de l’ex-Président de la République, Nicolas Sarkozy, dont les comptes de campagne ont été rejetés par le Conseil Constitutionnel.

Oui, on voit se multiplier sous nos regards effarés, les mises en cause de grandes Institutions, comme la Justice ou le Conseil Constitutionnel, et tout cela pour le plus grand bonheur des commentateurs. Évidemment, cela crée du buzz, l’audimat atteint des sommets et les quotidiens vendent du papier. Alors pas belle la vie ?

Sauf que tout cela crée aussi des interrogations, de la méfiance et pourquoi ne pas l’avouer, du rejet. Rejet des Institutions dont on pourrait penser à travers ces divers témoignages qu’ils sont vérolés et puis, de toute la classe politique qui à cracher dans la soupe ne donne pas vraiment la plus belle image d’elle-même !

 Car notre subjectivité ne peut être que biaisée ! Nous n’avons pas ou tellement peu d’éléments objectifs pour chacune des affaires étalées au grand jour. Et quand bien même en aurions-nous, cela nous permettrait-il de les interpréter, combien sont des spécialistes du Droit ? Que pouvons-nous comprendre de l’arbitrage de Bernard Tapie ? Sommes-nous à même d’en comprendre les tenants et les aboutissants ? On peut avoir des doutes... Et de la décision de rejet des comptes de campagne 2012 de l’ex-Président ? Surtout que là, il y a des éléments de fond et une appréciation plus subjective ! Et des arbitrages du gouvernement en matière de budget ? Pas plus...

Alors, si ces confidences sont un exutoire pour les hommes et femmes politiques, on peut dire que le but est atteint. En revanche, si c’est la recherche d’empathie, d’adhésion à leur cause, là c’est plus aléatoire, en parlant vulgairement « casse-gueule » !

Parce qu’il y aura toujours les inconditionnels du complot, ceux qui d’emblée prendront toujours fait et cause pour celui qui s’expose ainsi publiquement, que le monde est pourri et que le coup de balai est la seule solution. A l’inverse, il y en aura pour critiquer, chacun dans son camp politique, ce manque de pudeur, cette absence de solidarité avec un monde qui les nourrit.

Beaucoup d’autres peuvent aussi déplorer les affaires elles-mêmes. Est-ce normal de dépenser des sommes folles pour une campagne présidentielle et ce, sur le dos du contribuable. Cet argent ne serait-il pas mieux utilisé ailleurs ? Accorder plus de 40 millions d’euros pour un préjudice moral pour une affaire commerciale alors qu’un citoyen accusé à tort par la justice ou des parents qui ont subi la perte d’un enfant dans un accident ne se verront pas attribuer ni la moitié, ni le quart de cette somme ?

Oui que de questions sur le fond toutes ces affaires se posent à notre conscience de citoyen.

 

Alors, en définitive, les politiques n’ont-ils pas plus à perdre dans ces confidences avec le peuple ? 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 10:08

Le limogeage de l’ex-ministre de l’écologie, Delphine Batho, sonne comme la fin de la récréation. Le Président de la République avait prévenu : "Ce qui m'importe, c'est la ligne. Il ne doit y avoir qu'une seule ligne au sein du gouvernement... "

Et visiblement, la ligne rouge a été franchie avec la déclaration tonitruante de l’ex-ministre qualifiant de « mauvais » le budget 2014, le Ministère de l’écologie devant perdre plus de 7% des crédits octroyés.

Il est vrai que l’on attend d’un gouvernement de la solidarité et de la cohésion. Toutes les voix discordantes que l’on a pu entendre depuis des mois, ont mis à mal la parole gouvernementale, laissant penser que chacun y allait de sa propre musique et que l’indiscipline était le mot d’ordre.

Faire un exemple est toujours compliqué et souvent mal compris. C’est comme rétablir la discipline dans une classe : la sanction tombe souvent sur celui qui n’est pas le plus agité ! Oui, comme si le sort prend un malin plaisir à faire supporter sur celui qui s’est réveillé au plus mauvais moment et qui va trinquer pour tous les autres. D’où l’incompréhension pour l’ensemble et le sentiment d’injustice ressenti !

En l’occurrence, c’est ce qui se passe pour Delphine Batho. Elle ne faisait pas partie des trublions habituels, n’avait pas encore fait entendre une voix dissonante et voilà qu’elle paie pour les autres...

Comme il s’agit d’une femme, on y voit un acte machiste. Elle ne représente pas une force politique de premier plan, on parle alors d’un acte fort sur une faible. Enfin, comme l’écologie est un secteur sensible, certains pensent même à un renoncement au projet de transition énergétique...

Sur le plan de la communication, c’est un échec puisque 59 % des Français désapprouvent l’éviction de la Ministre.

Pourtant, il faut relativiser. Selon certaines sources, Delphine Batho aurait pu revenir sur ses propos et rester dans le gouvernement. Certains diront que c’est une marque de courage, elle a montré son désaccord. Mais dans ce cas, n’était-ce pas à elle de partir ? Telle l’application de la célèbre formule de Jean-Pierre Chevènement « Un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l'ouvrir, ça démissionne.»

Peut-être a-t-elle voulu jouer un bras de fer et du coup, elle a perdu ? La conférence de presse qu’elle tiendra ce jour apportera peut-être des explications ou pas !

Ce qu’il faut retenir de ce limogeage est moins le fond de l’affaire dont on peut comprendre les raisons, mais surtout la forme qui n’a pas été très élégante, entre le Tweet de Matignon et l’annonce brutale de sa mise à l’écart.

Mais pour tous les autres Ministres, ceux qui auraient envie à l’avenir de s’exonérer de la solidarité gouvernementale, ils ne pourront plus dire qu’ils ne savaient pas. Et puis, cette fois, plus personne ne sera à l’abri... 

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