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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 14:03

Ministre-droit-des-femmes--blog.jpg

Capture d'écran 

Oui tout ce qui peut tendre à l’égalité entre les femmes et les hommes dans le domaine professionnel n’est pas un luxe. C’est aussi le but du projet de loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes qui a été adopté en première lecture par l’Assemblée Nationale, le 28 janvier 2014.

Dommage du reste que l’on en soit encore à légiférer sur ce qui devrait faire consensus et qui semble d’ailleurs l’être, mais seulement en théorie. Après mettre toute le monde, hommes et femmes, sur un pied d’égalité, veut dire pour une entreprise d’augmenter les femmes ! Encore des charges supplémentaires, pensent les employeurs ! Ah parce que si c’était l’inverse, croyez bien que l’égalité aurait été vite réalisée !

Pour ce qui est de la parité un peu partout, dans les partis politique, dans les conseils d’administration, il convient de manipuler tout cela avec précaution. Parce que rien ne se réglera par un coup de baguette magique. Déjà, il faut l’envie ; toutes les femmes n’ont pas envie de s’engager en politique ! Il n’y a qu’à voir les difficultés des municipalités pour constituer des listes ! Pour les plus petites (juste au-dessus des 1000 habitants), c’est un vrai casse-tête. On voit déjà les manipulations avec des femmes qui vont jouer les « hommes de paille » ! Un comble pour les féministes !

Et puis, surtout, cette discrimination positive pourrait conduire à nommer des personnes à des postes, non pas pour leurs compétences mais pour ce qu’elles sont : des femmes !  Et pourquoi accorder aux femmes ce que l’on semble refuser aux minorités ? On déplore souvent que les Français de couleur ne sont pas suffisamment représentés à l’Assemblée Nationale ou dans les entreprises ? Eux aussi auraient besoin de ce coup de pouce !

Surtout, pour tous, c’est un égal accès à toutes les professions, à tous les sports... Ensuite, chercher à ce que les femmes soient représentées partout peut devenir ridicule. Il y aura certainement des domaines où les femmes n’auront jamais envie de s’aventurer ou en nombre très restreint. Tant que c’est leur choix, où est le problème ? Les femmes ont-elles envie de faire des travaux de force, comme le déménagement (il y a en quelques-unes) ?

Parce que pour les professions comme médecins, avocats, pharmaciens, enseignants, magistrats, elles n’ont pas hésité à se lancer et du reste, elles ont même fini par être majoritaires dans certaines d’entre elles.

On peut s’indigner que les tâches ménagères soient assurées plus par les femmes que par les hommes, mais que faire pour changer les mentalités ? Pas grand-chose à vrai dire, sauf à  laisser les mentalités évoluer. On peut dire que les nouvelles générations sont plus dans le partage des tâches, il y a là une question d’éducation.

Oui, les stéréotypes ont la vie dure et malgré la réprobation de beaucoup, les choses évoluent à petits pas. Et puis c’est toujours quand on tire dans un sens, d’autres vont tirer dans l’autre, histoire de provoquer ou de s’opposer !

Ceci ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire et surtout ne pas s’arrêter à des résistances ou à des manipulations comme cela vient de se produire avec les SMS recommandant aux parents de ne pas envoyer leurs enfants à l’école un jour par mois pour lutter contre un enseignement de la théorie du genre, ce qui a été démenti par le Ministre de l’Education nationale, M. Vincent Peillon.

Non, l’uniformisation des sexes ne guette pas notre pays, n’exagérons pas !

D’un autre côté, pas de précipitation à vouloir changer les contes de notre enfance sous prétexte qu’ils renvoient à des stéréotypes ! Gardons la raison !

 

Il est vrai qu’il est des pays où les droits des femmes sont quasi-inexistants, d’autres où ils sont menacés, et que la vigilance ne doit pas retomber, jamais, nulle part… 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 14:16

Voyage-presidentiel-Turquie---blog.jpg

Capture d'écran BFMTV

Le Président de la République a reconnu lors de sa visite en Turquie, le mardi 28 janvier 2014, n’avoir pas réussi à faire diminuer le chômage en 2013.

Oui, un tel aveu est assez rare pour être souligné et il doit l’être ! Du reste, on a vu le gouvernement tenter de transformer, par tout un tas de stratagèmes linguistiques, un échec en victoire ou semi-victoire… 

Et cela ne relance-t-il pas le débat sur l’impuissance publique ?

Cela voudrait-il dire que l’Etat ne peut pas tout ? Pis, ne pourrait-il plus rien ?

Car malgré la volonté affichée d’une équipe gouvernementale en ordre de bataille, des mesures (CICE, contrats jeunes…) qui constituaient la fameuse boite à outils, la courbe du chômage ne s’est pas inversée. Pari raté, France désespérée !

Rappelons-nous la déclaration de M. Lionel Jospin en 2001 à propos des licenciements chez Michelin « l’Etat ne peut pas tout » et ce que cela lui avait valu en termes d’impopularité. Son image en avait été gravement altérée.

De manière générale, il est difficile d’entendre que l’Etat est impuissant à régler les problèmes. Du reste, les politiques savent bien rassurer les citoyens en affichant leur volonté, réelle ou supposée, en prenant des mesures, en demandant des sacrifices…

Parce que derrière cette question de l’impuissance, n’y-a-t-il pas la question de la compétence des politiques qui est aussi soulevée ? Sont-ils à la hauteur des enjeux ?

Car la question se pose autant en matière économique que dans d’autres domaines de la société, comme la délinquance. Les politiques se succèdent et pourtant, les chiffres sont toujours aussi calamiteux. On en arriverait à penser que les autorités ne peuvent rien contre cette vague de cambriolages qui s’est abattue sur notre pays, que les règlements de compte qui sévissent à Marseille seraient une fatalité ? Sur cette question de la délinquance, M. Lionel Jospin avait reconnu sa naïveté lors de l’élection présidentielle de 2002, et il n’avait pas figuré au 2ème tour de ladite élection !

Oui, cela peut coûter cher à un politique de reconnaître qu’il n’a pas réussi ! On ne sait pas encore ce que cet aveu va entraîner en matière de cote de popularité bien que de ce côté, le Président n’ait plus grand-chose à perdre, sauf à jouer les spéléologues ! Et puis, il lui reste quelques années pour réussir. Seule une victoire  sur le chômage, même tardive, fera oublier ce pari… Sinon le pari raté sera un boulet à traîner…

Cette impuissance publique qui s’affiche souvent, trop souvent, n’est pas bonne pour notre démocratie. Elle renforce les extrêmes, parce que tout aura été essayé et que rien ne marche.

 

Parce que si les citoyens peuvent concéder que l’Etat ne peut pas tout, qu’en matière économique, il y a un environnement mondial, un climat de confiance qui s’installe ou pas… ceux-ci doivent continuer à penser légitimement que l’Etat peut beaucoup, qu’il y a un pilote dans l’avion… 

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 12:13

pôle emploi blog

Début de la chaîne de l’emploi ou à la fin, jeunes et seniors sont plongés dans la même galère !

Oui une galère qui se vit au quotidien par une recherche d’emploi effrénée pour de médiocres résultats. Bien sûr, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne et il y a des cas plus douloureux que d’autres.

Mais un constat commun ; des difficultés à trouver un premier emploi ou si par malheur on le perd après 45 - 50 ans ! Oui, parce que le senior dans le monde du travail n’est pas celui retenu par le milieu médical (65 – 70 ans).

Les jeunes ont toutes les peines du monde à entrer sur le marché de l’emploi. http://www.magtuttifrutti.com/article-chomage-des-jeunes-entre-espoir-et-desespoir-118140922.html

De stages en petits boulots, de nombreuses années s’écoulent avant de pouvoir décrocher un CDI, celui qui fait tant rêver. Que de vies mises entre parenthèses ! Pas ou peu de projets peuvent être réalisés sans un contrat stable ; pas de logement, pas de crédit… Des revenus irréguliers et encore, quand il y en a !, et aucune vie ne peut se construire sur des bases aussi fragiles ! Beaucoup n’ont pas d’autre choix que de rester vivre chez les parents. Il y a quelques années, ces jeunes que l’on nommait les Tanguy, prêtaient à sourire. A présent, on les plaint, une génération de sacrifiés !

A l’autre bout de la chaîne, les seniors sont à peu près dans la même situation ! Sauf que pour beaucoup, la sortie du chômage sera la mise à la retraite, les futurs retraités pauvres, ne nous leurrons pas !

Pour eux aussi, pas de pitié ! La sanction de l’âge est brutale, bien que sournoise. On ne vous dira jamais que vous n’avez pas été retenu en raison de votre âge. C’est à force d’essuyer des refus que vous en ferez le constat. Du reste, ceux qui recrutent – cadres d’entreprise, patrons - sont souvent de la même génération que les candidats, c’est peut-être cela le plus incroyable ! Ils vous pensent dépassés alors que beaucoup pourraient être déjà à la retraite !

Parce qu’il faut du temps avant de se rendre compte que c’est votre âge qui pose problème, vous ne voulez pas le croire ! Vous pensez longtemps que votre profil n’est pas en totale adéquation avec le poste proposé ! Non, la réalité ne vous saute pas immédiatement aux yeux, c’est comme un poison qui se distille et qui vous tue à petit feu… Oui, vous arrivez progressivement à vous avouer que vous ne retrouverez plus d’emploi, que votre heure est passée… Vous êtes has been…

Alors, évidemment, chacun réagit selon son caractère. Jeunes ou seniors, les battants se « battent », faisant feu de tout bois. Beaucoup n’ont pas peur de changer de voie, s’expatrier (pour les seniors c’est plus compliqué), bâtir son entreprise… Mais pour d’autres, c’est le découragement qui domine et qui empêche de rebondir.

On saura ce soir si la courbe du chômage s’est inversée mais déjà, on nous annonce plus une stabilisation qu’une inversion. Pour tous ceux qui sont concernés, le combat continue, et même s’il n’est pas prêt d’être gagné, l’espoir doit toujours être là…   

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 11:10

Valerie-Trierweiler---blog.JPG

Capture d'écran BFMTV

Oui, s’il y a une femme qui ne semble pas avoir bénéficié de la solidarité féminine, en admettant qu’elle existe, c’est bien Mme Valérie Trierweiler ! Du moins jusqu’ici ! Ou si peu que les personnes qui ont montré de l’empathie sont à compter sur les doigts d’une main, peut-être deux ?

La première qui vient à l’esprit, c’est Madame Bernadette Chirac qui a reconnu avoir adressé un petit message de soutien. La Ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, Madame Najat Vallaud-Belkacem, à qui Jean-Jacques Bourdin a finalement réussi à extirper « je me suis mise en contact avec elle » ! Bon, on peut comprendre la gêne en tant que Ministre du gouvernement...

Et des messages de soutien sur les réseaux sociaux, il y en a eu, mais c’est plus des messages de rejet qui ont éclaté sur la toile !

Alors, pour justifier ce manque d’empathie, on dit que Valérie Trierweiler n’était pas aimée des Français, qu’elle n’a jamais su trouver sa place, que son tweet de soutien à M. Falorni pendant les élections législatives a scellé en quelque sorte son destin de tête de turc, la  Marie-Antoinette des temps modernes !

Il y a aussi les soutiens de Mme Ségolène Royal et là, c’est la vengeance à l’état pur : « bien fait pour elle, ce n’est que le retour de manivelle ! Elle l’a bien cherché... » Oui, les sympathisantes de la Présidente de la Région Poitou-Charentes ont la rancune tenace et se réjouissent du sort de Valérie Trierweiller, peut-être plus que l’intéressée elle-même qui est sur la réserve, toute en dignité...

Et puis, de nos jours, on peut s’étonner de ce procès en illégitimité qui est fait à Valérie Trierweiler. Elle n’est pas mariée ! On a de la chance que son statut de femme divorcée ne lui revienne pas en pleine figure ! Non, on a quand même dépassé cette ancienne discrimination. Mais, pas mariée, une simple concubine, « une maîtresse » comme certains se plaisent à décrire sa situation ! Pour le coup, le Mariage fait son retour par la grande porte, cette institution qui avait été boudée, jugée ringarde il y a encore quelques années... La roue tourne...

Parce que, de Valérie Trierweiler, que connaissons-nous vraiment ? Pas grand-chose, si ce ne sont que quelques apparitions publiques, quelques petites confidences ici ou là, cet impair qui lui colle à la peau...

Même ces consœurs journalistes ne semblent guère avoir manifesté la moindre solidarité ! Et les féministes ont été d’un silence assourdissant !

Pourquoi tant de cruauté à l’égard de cette femme bafouée ? Parce que la première victime des révélations de Closer, c’est elle ! Une femme qui semblait amoureuse, on la dit jalouse - mais comme tant de femmes ! – s’est retrouvée humiliée devant la France et le Monde ! Cela lui a coûté un séjour à l’hôpital dont certains pensent même qu’il y a là-dessous du chantage, voire de la comédie ! On a parlé d’une scène de ménage et la rumeur de gros dégâts à l’Élysées, rumeur démentie par le Mobilier National. Combien de femmes prendraient la nouvelle d’une liaison avec de la dignité ? Certainement peu, cela se finit bien souvent par des insultes et d’objets jetés sur l’infidèle !

Faut pas rêver, à une telle annonce, il y a de quoi mettre une maison sens dessus dessous et celles qui ont été dans cette situation le savent bien ! Mais là, il s’agit du Président, alors la femme doit s’incliner et partir la tête haute, sans une larme, sans un mot !

N’assiste-t-on pas à une sorte de curée médiatique ? La clarification qui est attendue va sonner le glas pour une femme qui aura beaucoup perdu dans cette histoire sentimentale !

Alors que l’on apprécie ou pas cette femme qui a été jetée ainsi en pâture, elle mérite un peu décence, un peu de compassion. Mesdames, n’oubliez pas, nous pourrions être toutes des Valérie Trierweiler ! 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 13:14

manifestation-pour-la-vie---blog.jpg

Capture d'écran BFMTV

C’est bien l’impression que nous pourrions avoir quand on voit comment tout débat se termine !

Ainsi, la suppression de la notion de détresse dans la loi portant sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG) a mis le feu aux poudres et suscité de vives réactions de part et d’autre. A ceux qui trouvaient sacrilège de toucher à la loi Veil répondait une campagne sur Twitter  (#IVGmoncorpsmondroit) qui a été couronnée de succès.

Parce que les uns ne veulent pas de la banalisation de l’avortement, voire de sa suppression, les réponses ont été un peu, beaucoup, à la folie… disproportionnées (du gentil J’aime mon droit à l’avortement au "STOP aux GROS CONS", toute une palette d’insultes…). A cela s’est ajouté cet amendement pour le déremboursement de l’IVG et pour un peu, nous allions atteindre les sommets de la fureur…

Oui, on peut comprendre l’émotion, voire la colère, à l’évocation d’une IVG de confort, comme s’il s’agissait d’une visite chez l’esthéticienne ! Non, pour celles qui subissent une IVG, c’est de la souffrance et de la culpabilité. A l’inverse, sur les 200 000 avortements pratiqués en France chaque année, combien pourraient être évités ? Toujours plus d’informations sur la contraception sont indispensables ainsi que sur les risques d’oubli... Si l’IVG est un droit, mieux vaut ne pas avoir à l’utiliser ; cette intervention est vécue comme un traumatisme…   

Quelques mois plus tôt, nous avions eu le spectacle désolant des débats sur le Mariage pour tous où chacun a campé sur ses positions, où les débordements resteront comme une blessure pour les homosexuels qui se sont sentis rejetés par une partie de la population. Du reste, loin de désarmer, il se produit toujours ici ou là, des résistances alors que la loi fêtera dans quelques mois son premier anniversaire.

Oui, il y a de plus en plus dans notre société une montée d’une radicalité. On assiste à un  "front contre front", aucun dialogue ne semble vouloir s’installer, un rejet en bloc des arguments des uns et des autres.

Dans une société, tout débat est sain. Chacun a droit de s’exprimer, d’exposer ses craintes ou de manifester des interrogations. Et tout cela dans le respect des uns et des autres et des lois. Evidemment, ce n’est ni simple et comme dans toute discussion, elle peut vite s’embraser. A chacun d’être vigilant pour éviter les dérapages.

Ce qui est le plus inquiétant dans ce que nous vivons depuis maintenant plusieurs années, c’est la montée de l’intolérance, une intolérance qui mène à la haine de l’adversaire. Parce que les uns par crainte de céder du terrain se montrent intraitables, fermés à tout dialogue, les seconds se sentant incompris, vont grossir les rangs des révoltés, prêts à se sacrifier pour leur combat.

Dommage, notre société mérite mieux que ces déchainements successifs qui ajoutent de la division à de la division et qui pourraient bien mener à la désintégration de la communauté nationale.

 

Parce qu’il y aura d’autres débats (euthanasie, PMA...), à chacun de faire des efforts dans l’écoute et le dialogue. Ensuite, comme dans toute démocratie, après le débat, il y a un vote qui doit être accepté par tous. 

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 14:17

Oui la pauvreté est une discrimination de plus qui, au fil de la crise économique que nous traversons, se fait de plus en plus criante.

Et les chiffres de la pauvreté sont de plus en plus inquiétants : entre 2009 et 2011, 900 000 personnes sont devenues pauvres ! Ce sont particulièrement les chômeurs et les jeunes adultes qui sont les plus touchés par cette hausse.

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1464

La pauvreté n’est pas très appréciée dans une société, pour ne pas dire rejetée.

Il y a d’abord la peur ! Une peur presque panique à regarder en face cette misère qui pourrait être la nôtre. Parce que chacun a conscience que son destin pourrait basculer du jour au lendemain par suite de maladie, licenciement, divorce, enfin ce que l’on appelle un accident de la vie. Oui, nous sommes tous des pauvres potentiels !

Comme tout ce qui fait peur, finit souvent par le rejet. Non seulement la pauvreté suscite de l’anxiété, mais également de la méfiance et de l’aversion. Les pauvres sont souvent considérés comme des boulets, des pompes à prestations ! Et ce n’est pas tout… Ils sont suspectés de fainéantise ! Oui, pensent d’aucuns, s’ils sont pauvres, c’est parce qu’ils sont paresseux, ils préfèrent profiter des minima sociaux plutôt que d’aller bosser. Et certains politiques d’exploiter cette misère à des fins électorales, jeter ainsi l’anathème sur cette population démunie.

Et les pauvres, que font-ils ? Ils ne sont même pas en mesure de se défendre de la mauvaise image véhiculée ! Ils se cachent, font tout pour ne pas se faire remarquer et pour certains même, ont toutes les difficultés à solliciter de l’aide. Ils jouent pour beaucoup les invisibles et portent leur misère comme une honte. C’est cette femme qui franchit les portes des Restos du cœur en baissant les yeux, ce sont ces enfants qui n’invitent pas leurs copains à la maison ou qui s’inventent un univers qu’ils n’ont pas…

Et pourtant, la France a une redistribution des richesses plus efficace que beaucoup d’autres pays ; il n’y a qu’à voir le niveau des prélèvements, l’un des plus élevés au monde.

Qu’il y ait des personnes qui bénéficient de la solidarité nationale en raison de leur situation dramatique, cela semble accepté, mais de plus en plus difficilement, crise oblige !

Qu’il y ait des abus, il serait ridicule de le nier et des fraudes sont chaque année détectées et sanctionnées. Ce qui est le plus grave, c’est de laisser croire que ces abus sont une généralité, comme s’il existait un système mafieux à grande échelle, pour se gaver de l’argent public !

La pauvreté n’est pas une fatalité ; beaucoup sortent de la misère par un retour à l’emploi et c’est là qu’est le nœud du problème. Le chômage de masse retarde un retour à meilleure fortune, pendant que de nouveaux pauvres viennent grossir les rangs.

Dans la pauvreté, le pire est le découragement… Beaucoup finissent par baisser les bras à force de se battre, sans aucun résultat. Parce que la plongée dans la misère est plus rapide que sa sortie, elle provoque de la détresse, des rancœurs, de la violence…

Et pendant ce temps, on apprend qu’1% des plus riches détiennent près de la moitié des richesses mondiales, cela donne une idée des inégalités… C’est du reste le thème choisi par la 14ème édition du Forum économique mondial de Davos, et il y a du pain sur la planche !

 

Les Riches ne sont pas en voie de disparition et malheureusement les pauvres non plus, même si, O consolation, l’extrême pauvreté a reculé dans le monde !

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 10:31

President-Correze---blog.JPG

Capture d'écran France3

Peut-être,sommes-nous proches du dénouement de cette affaire tragico-sentimentale qui se joue à l’Élysées et dont 62% des Français considèrent qu’il s’agit d’une affaire privée (sondage BVA pour i-télé du 18 janvier 2014).

Tout ce qui se déroule à l’abri des regards et dans les cœurs des trois intéressés ne regarde qu’eux et eux seuls...

Après, on ne peut empêcher tout ce qui s’est déroulé jusqu’à présent ; les questions sur la sécurité du Président et sur l’exemplarité de la fonction, la fascination des médias nationaux et internationaux, le voyeurisme...

Oui, le Président a fait son entrée royale dans la cours des people avec tout ce qu’il y a de graveleux, de sordide et somme toute, d’irrespectueux envers le Premier personnage de l’État.

Et là, on ne peut pas dire que le Président ne soit pas responsable de ce qui lui arrive ! Il a parfaitement le droit de changer de partenaire, personne n’a à juger de sa conduite. En revanche, il n’appartenait qu’à lui que nul ne sache rien de cette « double vie » ; il y a bien des secrets d’État dont nous sommes dans l’ignorance absolue ! Ou une séparation préalable claire et nette aurait évité ce à quoi, nous avons dû assister malgré nous, l’hospitalisation d’une compagne traumatisée et une attitude glaciale sur ce sujet brûlant au cours de la Conférence de presse du 14 janvier dernier.

Malgré tout, il ne faut pas exagérer outre mesure les conséquences d’une telle affaire. Elle aura alimenté une presse que l’on disait en souffrance ! Des records de vente pour les journaux et d’audience pour les Chaînes dès que le sujet est abordé. Pas un article n’échappe à la vigilance des lecteurs dont la curiosité est insatiable.

L’image du Président à l’étranger a été certes ridiculisée mais bon, cela ne durera que le temps de le dire et tout le monde passera à autre chose. Du reste, ces autres pays n’ont pas à glousser sur ce qui nous arrive ; certains ont connu bien pire et d’autres connaîtront cette même situation demain ou après-demain. Les affaires Clinton, Berlusconi ne sont que quelques exemples parmi d’autres...

En France, que restera-t-il de cette affaire ? Trop tôt pour le dire, bien évidemment. Cela ne fera pas partie des réussites du quinquennat, on peut en être convaincus. Certains lui reprocheront longtemps d’avoir fait passer ses affaires intimes avant les problèmes de la France ; sa maîtresse aurait dû être la France et elle seule ! On lit beaucoup sur les réseaux sociaux que s’il a pu trahir sa compagne, il peut trahir aussi ses électeurs ? Tous des cocus ?

D’autres encore l’accusent d’avoir terni l’image de la fonction présidentielle, mais n’a-t-on pas fait le même procès à son prédécesseur ? Certes, le « Moi Président, je serai exemplaire en toute circonstance » risque de lui revenir comme un boomerang...

Mais le Président a tellement d’autres affaires à régler, celles-ci beaucoup plus importantes que sa vie privée : réduire la dette, endiguer le chômage, aider le retour de la croissance...

En voilà des sujets qui préoccupent avant tout les Français, ceux sur lesquels au fond le Chef de l’État sera jugé au terme de son mandat. Et du reste, de grands chantiers de réformes vont être lancés et qui vont exiger la mobilisation de tous ; redresser notre Pays doit être la priorité...

 

Alors, comme le répète à l’envi son ex-compagne, Mme Ségolène Royal, tournons vite cette page... 

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 12:27

Le Président de la République, lors de sa conférence du 14 janvier dernier, a annoncé plusieurs chantiers de réformes en matière économique, administrative et de protection sociale.

Oui, si toutes ces réformes sont menées à leur terme, elles devraient changer en profondeur les structures de l’Etat et de notre modèle social. Une modernité des services publics devrait apporter de la simplification et de l’efficacité et surtout, économiser l’argent public. Redonner de la compétitivité à nos entreprises tout en protégeant notre système social, l’objectif est ambitieux. Nous pourrions nous prendre à rêver d’une France dynamique qui ne joue plus petits bras dans la compétition mondiale !

Mais une fois ces projets sur la table, le plus dur reste à faire ! Il y a d’abord les paroles et ensuite, les actes. Seront-ils à la hauteur du discours courageux et déterminé ? N’y aura-t-il pas des reculades, des renoncements, des enterrements de première classe ? De réformes qui se voulaient importantes, n’avons-nous pas connu à la place de pauvres réformettes ? Oui parce qu’il faudra plus que du courage pour mener à bien ce que l’on peut déjà qualifier de révolution, c’est de l’ordre du suicide politique avec des risques de défaite électorale à la clé !

Mais au-delà de la volonté de réforme qui devra être sans faille, tous ceux qui seront concernés directement par ces chamboulements, vont-ils jouer le jeu ? Les élus, les syndicats, les entrepreneurs ou leurs représentants seront-ils eux aussi au grand rendez-vous qui les attend ? N’y aura-t-il pas des blocages, des résistances corporatistes et autres rejets pour torpiller les réformes annoncées ?

Si les élus sont prêts à des changements comme l’indiquait la Ministre de la Réforme de l'Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique, Mme Marylise Lebranchu, lors d’un entretien avec Jean-Jacques Bourdin, qu’en sera-t-il le moment venu ? Elle précise déjà qu’il ne faudra pas y aller à la hache pour ce qui est de la réduction du nombre des régions, on parle aussi d’un bonus/malus pour ceux qui procéderont à des fusions.

Avec ces réductions et ces regroupements, les élus vont devoir concéder à des efforts en matière de postes, de budgets. On verra vite s’ils agissent dans l’intérêt général ou dans celui de leurs petits intérêts. A eux de montrer qu’ils sont responsables au-delà de tout clivage politique.  

Pour ce qui est du pacte de responsabilité et autres allègements des contraintes administratives, les entreprises seront-elles au rendez-vous de l’emploi et de l’investissement ? On ne parle pas de celles qui sont dans les difficultés et qui devront d’abord se refaire une santé. Non, de celles dont le pacte va apporter plus de commandes et qui auront vraiment le choix entre redistribuer des dividendes, investir, ou embaucher ? Là, mystère total ! Du reste, la confiance règne tellement qu’un observatoire des contreparties va être mis en place ! La baisse de la TVA sur la restauration qui devait créer des emplois n’a pas été à ce niveau un franc succès.

Quant aux syndicats qui ne sont pas suffisamment représentatifs, seront-ils aussi à la hauteur des négociations qui s’annoncent ? Ils sont parfois pointés du doigt pour leurs attitudes trop radicales. Néanmoins, ils savent aussi faire des compromis et ils signent bon nombre d’accords. On verra ce qu’il ressortira des négociations sur l’indemnisation des chômeurs, sachant que la caisse UNEDIC affiche un déficit de plus de 4 milliards pour l’année 2013…

Oui, un grand défi attend notre Pays dans les mois à venir. On n’échappera pas aux réformes qui s’annoncent, espérons que chacun des partenaires fera preuve de responsabilité, oubliera ses intérêts particuliers au profit de l’intérêt général…  

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 11:51

conference-presse---blog.JPG

Capture d'écran TF1

Ne restera-t-il pas aussi de la conférence de presse du Président de la République de ce mardi 14 janvier un sentiment de trahison de la part de ses électeurs ?

On peut le penser quand on voit les premières réactions ici ou là, de syndicalistes, du Front de gauche... Sans que le Président affiche comme hier son statut de social-démocrate, l’impopularité depuis l’élection reflétait déjà la déception, comme si le compte n’y était pas.

Alors, oui, certains disent que le Président a toujours affiché cette étiquette, bien avant sa présentation à l’élection présidentielle et que finalement, c’est normal qu’il y arrive.

Oui, les circonstances exceptionnelles, avoir ce qu’on appelle le dos au mur, peuvent aussi expliquer cette nouvelle orientation, ce virage, cette accélération. Tout cela bien éloigné des discours de campagne.

Oui, les électeurs sont naïfs de croire que les promesses d’une campagne peuvent être toutes réalisées ! On vous dira qu’il faut s’adapter à la réalité, que l’on peut changer en cours de route ou revenir en arrière. http://www.magtuttifrutti.com/article-politique-et-naivete-des-electeurs-117626749.html

Mais le souci c’est que précisément, tous les politiques trahissent leurs électeurs une fois au pouvoir. Et c’est peut-être là que cela ne va pas ou ne va plus. Certes, on peut dire que la vérité n’est pas vendeuse, que si le candidat François Hollande avait annoncé ce qu’il s’apprête à faire à présent, il ne serait peut-être pas aujourd’hui le Président de la République ! http://www.magtuttifrutti.com/article-la-parole-politique-toute-la-verite-rien-que-la-verite-113548454.html

Sauf qu’il ne faut pas s’étonner que les électeurs que nous sommes tous risquent de ne plus pardonner tous ces écarts, ces trahisons, ces revirements, ces changements de ligne... C’est la longue série des tromperies que les politiques vont finir par payer le prix fort : la réduction de la fracture sociale de M. Jacques Chirac qui n’a jamais eu lieu mais qui faisait bien en slogan de campagne...

On dit que la parole publique est décrédibilisée, que l’on ne fait plus confiance aux politiques, il n’y a plus guère que le Maire qui a grâce aux yeux des citoyens ! Les résultats du baromètre de confiance CEVIPOF sont révélateurs du climat actuel mais pas si étonnants ! Cela fait bien des années que la situation se dégrade, que le pessimisme grandit, que la méfiance explose... http://www.cevipof.com/fr/le-barometre-de-la-confiance-politique-du-cevipof/les-resultats-vague-5-janvier-2014/

Si les politiques ne sont pas responsables de tous les maux de notre Pays, ce serait trop simple, ils contribuent grandement à cet affaiblissement du pouvoir, à cette suspicion généralisée.

C’est le sens de l’essai du sociologue Roland Cayrol « Tenez enfin vos promesses » paru aux éditions Fayard en janvier 2012.

 

Parce que l’abstention ne fait que progresser, parce que les partis populistes prennent une importance de plus en plus grande, parce que le dégoût de certains pour la politique est d’un tel niveau, parce que la révolte gronde ici ou là, les politiques, plus que jamais, se doivent d’être le plus clair, le plus précis, le plus respectueux possible de la parole donnée... 

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 17:47

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Compte tenu de l’état des finances de notre pays, le slogan du gouvernement de 1973 est plus que jamais d’actualité !

Oui, l’imagination va devoir se faire à tous les étages de la société, maintenant et plus encore que par le passé.

Parce que les comptes publics sont dans un état calamiteux, parce que notre balance commerciale est de plus en plus déficitaire, parce que la courbe du chômage ne s’inversera pas par l’opération du Saint-Esprit, nous allons devoir faire preuve de créativité pour ne pas échouer sur les récifs de la mondialisation !

Dans le secteur public, le Président de la République a bien noté que l’Etat était « trop lourd, trop lent, trop cher ». La réforme s’impose avec pour objectif essentiel, faire des économies tout en gardant un service identique voire, dans l’idéal, un meilleur service. Et là, germent toutes les idées pour réaliser cet exploit.

Revient sur le tapis la réduction du "millefeuille administratif" avec la suppression d’un échelon, celui du département, par exemple. Egalement, la réduction du nombre des députés et celui des sénateurs pourrait bien refaire surface, mais là, les intéressés n’ont pas envie de se tirer une balle dans le pied !

De son côté, la Ministre de la Justice propose de réduire la tâche des magistrats en confiant la procédure du divorce par consentement mutuel aux greffiers. Certes, ils sont peut-être débordés mais multiplier leur nombre est peut-être moins coûteux qu’augmenter le nombre des magistrats. De même la mise en place d’un guichet universel serait aussi un moyen de simplifier l’accès à la justice…

Bref, toute idée est bonne à prendre en ces temps de disette budgétaire ! En revanche, il conviendrait pour toute réforme de grande ampleur, de passer par une phase d’expérimentation afin d’éviter les désagréments et autres catastrophes, à l’image du logiciel de paie Louvois utilisé par l’Armée et auquel le Ministre de la Défense a dû renoncer …

Quant au secteur privé, il faut s’en remettre à nos entrepreneurs dont l’imagination, espérons-le, continuera à être débordante. Airbus enregistre en 2013 un record historique en matière de commandes, plus de 1500, battant son concurrent américain, Boeing. Mais au-delà des géants, il y a bon nombre de petites entreprises qui grâce au crédit d’impôt recherche peuvent se développer.

Avec le pacte de responsabilité, il est à souhaiter que la compétitivité de nos entreprises s’améliorera ; encore une idée dont on verra si elle porte ses fruits…

En ce qui concerne le chômage, c’est peut-être bien là où l’on attend le plus les idées. Parce que l’on sait bien que les contrats aidés ne peuvent à eux seuls inverser la courbe du chômage, il faudra bien trouver d’autres solutions ! Alors, la réforme de la formation professionnelle doit favoriser encore plus les chômeurs, faire entrer davantage les entreprises dans les universités, valoriser les métiers manuels…

Le 14 janvier, la conférence de Presse du Président de la République devrait initier des changements, peut-être de grande ampleur, pour remettre le pays sur les rails. Sera-t-elle à la hauteur des enjeux ?

 

La France n’a pas de pétrole (peut-être du gaz de schiste ?!) alors, si elle veut garder une place enviable dans le classement des économies mondiales, elle doit avoir des idées, et les bonnes !

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