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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 11:55

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Capture d'écran LCP

Deux images en peu de temps pourraient faire douter de l’existence d’un dialogue social dans notre Pays

La première fut celle de Pierre Gattaz, patron du MEDEF, qui à l’extérieur des frontières commencent à dénoncer le pacte de responsabilité parce qu’il comporterait des contreparties. Cela commence bien, les négociations sont à peine ouvertes et déjà, on sent arriver les portes qui claquent, les chaises qui grincent. Bon, il est revenu depuis sur cette sortie fracassante prononcée aux Etats-Unis, là où il faudrait montrer de l’unité pour ne pas effrayer les investisseurs potentiels !

Et la deuxième illustration est celle, toute récente, du négociateur de la CGT, Eric Aubin, déchirant devant la presse les propositions du MEDEF sur la réforme du système d’assurance chômage, déficitaire de 4 milliards d’euros. Et là, on agite la menace de blocages et autres actions qui pourraient anéantir toute réforme. A terme, n’en doutons pas, des petites victoires qui feront mousser quelques-uns, et c’est toute la communauté que l’on mènera dans le mur !

Alors, on nous dit que tout cela est du cinéma, que chacun dans son rôle provoque l’autre partie, que les exigences sont hautes pour qu’au bout du compte, on perde moins que prévu ou que l’on gagne plus que prévu.

Mais, en attendant, les réformes sont indispensables et on se doute bien que si l’on pouvait s’en passer, cela se saurait. Or, pas un système n’est à l’équilibre, tout est à bout de souffle : l’assurance chômage est au bord de l’implosion, les comptes de la sécurité sociale sont dans le rouge écarlate…

Oui, les réformes à entreprendre vont demander des efforts et pas des moindres ! Jusqu’ici, le pays s’est trop souvent contenté de « mesurettes », la montagne qui accouche d’une souris. Et pour pallier les insuffisances de ces réformes a minima (on pensait que cela valait mieux que rien !) on plongeait allègrement dans l’emprunt sans se soucier des conséquences. Mais on est au bout du bout, les caisses sont vides et la capacité d’emprunt est devenue nulle. C’est comme un ménage en surendettement qui voudrait continuer à emprunter pour garder son train de vie… C’est certainement triste, mais comme tout ce qui ne peut être changé, doit être supporté…

Dans les négociations qui s’engagent, les partenaires sociaux doivent être à la hauteur des enjeux, comme jamais. Qu’ils nous apportent enfin la preuve qu’ils sont capables de réussir des compromis, qu’aucun sujet ne doit être tabou. L’indemnisation des intermittents du spectacle doit être étudiée sans a priori. Car on trouve de tout dans ce système qui arrange aussi les employeurs. C’est comme dans tout, il y a de la bonne dépense pour financer une culture dont personne ne veut voir la disparition et des abus qui, rappelons-le, ne sont pas uniquement du côté des bénéficiaires !

Le pays ne peut plus attendre, il est temps de remettre les comptes publics en ordre et bien évidemment, il est inutile de se voiler la face ; chacun sait que ce sera par des sacrifices consentis, on n’y échappera pas.   

 

Mais si c’est au prix de sauver un système qui nous est si cher ? Cela n’en vaut-il pas la peine ?  

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Published by magtuttifrutti - dans Economie
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