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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 11:53

drapeau européen

Dans son dernier numéro, l’hebdomadaire Marianne a consacré un dossier sur la sortie de l’Euro, mettant sur la table un débat que semble s’interdire une grande partie de la classe politique.

A la lecture des différents articles, on se dit mais pourquoi n’y pensent-ils donc pas, tous autant qu’ils sont ? Nos dirigeants seraient-ils à ce point aveuglés pour ne pas envisager un retrait d’un système monétaire qui semble nous porter un tel préjudice ? On parle de Religion de l’Euro, une sorte de connivence des partis de gouvernement pour ne pas envisager ce retrait de la zone euro.

Pourtant, si c’était La Solution, celle qui sauverait la France du naufrage économique, on se demande bien pourquoi un Président de la République avec une telle impopularité n’envisagerait pas cette éventualité comme il lance aujourd’hui son pacte de responsabilité ? Parce que nous sommes bien loin des hommes politiques à l’idéologie inébranlable, on constate qu’ils sont prêts à trahir leurs idées pour être réélus. Et là, ils se priveraient d’un coup d’une Idée géniale ? Non, c’est incompréhensible…

Parce qu’avec la sortie de l’Euro, c’est le retour d’une indépendance budgétaire et le recours à la dévaluation. Ainsi, on pourrait faire fonctionner la planche à billets comme le font tant de pays. Et par cette dévaluation, O miracle, nous redeviendrions plus compétitifs sur le marché international… Ceci dit, il faudrait avoir plus d’entreprises qui exportent pour en voir rapidement les effets !

Alors, on a envie de crier : qu’attendent-ils pour se lancer dans l’aventure ?

C’est quand on attaque les scénarios de la sortie de cette monnaie que l’on commence à  s’interroger sur les conséquences. Oui, on s’en serait douté, il y a un scénario rose et un scénario noir…

Parce que la dette, cette dette qui nous étrangle, est la grande interrogation, peut-être la plus grande de la sortie de l’Euro. Celle-ci s’alourdirait-elle au point de mettre notre pays en faillite ? Ou à l’inverse, nos créanciers seraient-ils les dindons de cette farce financière ? On imagine alors le retour de bâton, une exclusion pure et simple du jeu des marchés, devenant ainsi persona non grata ! Et ne parlons pas des investissements étrangers dont on déplore aujourd’hui la baisse significative ! Là, un pays qui ne tient pas parole, ne deviendrait-il  pas le paria du monde des affaires ?

Là-dessus, que deviendrait la facture énergétique ? Nous n’aurions certainement plus qu’à trouver du gaz de schiste, vitesse grand V. Par ailleurs, notre désindustrialisation, ne nous reviendrait-elle pas en pleine figure ? Nous sommes obligés d’importer bon nombre des produits manufacturés et avec une monnaie dévaluée, nous risquons d’avoir une facture salée. Et de manière générale, un envol des prix n’est pas à exclure…

Déjà, pour avoir le choix de cette sortie de la monnaie unique, la priorité serait de revenir à une situation saine de nos finances.

Parce que OUI, nous avons vendu notre âme au diable de la finance et bien que cela nous déplaise, nous sommes pour longtemps à leur merci ! A notre pays de rétablir les comptes publics pour se permettre le luxe de faire la fine bouche sur une monnaie qui ne nous avantage pas et qui semble effectivement aller comme un gant à nos partenaires allemands !

Si cette sortie de l’Euro intervenait aujourd’hui, elle serait certainement le résultat d’un éclatement de la zone. Ou parce que nous subirions une telle attaque des marchés que nous pourrions prendre ce risque.

Et c’est probablement pour cette raison que les gouvernements successifs ménagent la chèvre et le chou, se pliant aux exigences de la Commission européenne.

 

Parce qu’un retrait pur et simple, sans être dos au mur, représente quand même un chemin obscur, peut-être une impasse ? C’est sur ce doute que les politiques de droite comme de gauche se refusent pour l’heure à tenter l’aventure … 

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Published by Ambroisine - dans Economie
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