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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 10:26

musique blog

Les reprises musicales ont le vent en poupe ; il ne se passe pas une année sans que des artistes ne cèdent à la tentation.  En ce moment, nous avons droit à un duo un peu morbide d’Hélène Ségara et de Joe Dassin, l'album Forever Gentlemen sorti le 21 octobre 2013, avec une quinzaine d'artistes français qui reprennent des classiques des années 50. N’oublions pas les reprises par des jeunes interprètes des succès du talentueux Jean-Jacques Goldman...

Vu le nombre croissant de ces reprises, devons-nous penser que nos artistes sont en manque d’inspiration ? Pourtant, les auteurs et les compositeurs ne semblent pas avoir déserté la France, et nous avons souvent la preuve de leur créativité.

Ou alors, est-ce une envie profonde de certains chanteurs ou chanteuses de remettre au goût du jour des chansons qui avaient sombré dans l’oubli, leurs interprètes avec ? Il est certain que dans ce domaine aussi, une nouveauté chasse l’autre et on finit par enterrer des titres qui ont eu un immense succès en leur temps. Car là aussi, il y a un phénomène de mode et sortir une musique démodée peut être la remettre à la mode, quelques arrangements en plus...

Mais il y a aussi, et il faut bien l’admettre, un intérêt commercial à cette foison de reprises. Évidemment, cela fait mieux de crier sur tous les toits que l’on aime tellement le première interprète que l’on a voulu lui rendre un vibrant hommage. Cela ne ferait pas classe d’avouer que l’on a voulu faire une belle opération commerciale !

Car c’est bien souvent le jackpot ! Certes, il peut y avoir des voix discordantes, criant au sacrilège, que l’on a massacré là, un tube du grand Charles Aznavour ou piétiné l’œuvre de l’inoubliable Michel Berger. Mais dans l’ensemble, ces reprises sont appréciées parce qu’elles répondent à notre besoin de petits retours vers le passé. A un titre correspond souvent une tranche de vie que l’on regrette et qui de toute façon suscite la nostalgie. Pour peu que l’interprétation soit bonne et parfois excellente, tout le monde est content. Et les maisons de disques les premières...

Ceux qui usent et abusent du procédé, ce sont les émissions de télé-crochet ; la Nouvelle Star, The Voice... Pas de risque de voir dégringoler l’audimat parce que le jeune artiste aurait eu l’idée « saugrenue » de chanter un titre de son répertoire ! Non, on ne se lance pas dans une telle aventure, il faut travailler sur du lourd, personne ne peut dévier du répertoire plus ou moins imposé. Que des titres connus et qui ont fait leurs preuves... commerciales... Au bout du compte, ces jeunes qui connaissent un succès fulgurant sur des reprises, peinent ensuite à imposer leur propre registre... Toute la limite du système.

En définitive, beaucoup aiment les reprises même si certaines sont un désastre et sont loin de rendre l’hommage mérité à l’interprète premier.

D’autres, au contraire, ont connu plus de succès que le titre initial ; The Beatles avec Misery (Kenny Lynch) ou Madonna et Don’t cry for me Argentina (Julie Covington)... 

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Published by magtuttifrutti - dans Ciné-Livres
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