Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 17:35

C’est un fait : en Europe, nous sommes plutôt déprimés. Deux adultes sur 5 tout de même. Et selon les experts, ce chiffre n’est pas prêt d’aller en s’améliorant.

Alors oui, en pleine période hivernale et au beau milieu d’une grave crise économique de surcroît, les raisons pour déprimer sont nombreuses. Confinés dans nos bureaux (ou nos salles de classe), nous manquons cruellement des quelques rayons de soleil qui peuvent s’échapper. Et encore, pour ceux qui ont la chance d’avoir un travail…

Mais apparemment, nous sommes plus stressés et sujets à la dépression, voire à la déprime, aujourd’hui qu’il y a 100 ans, par exemple. Pourtant, plus la modernité et le confort envahissent nos quotidiens, moins nous nous sentons heureux. Les touristes occidentaux sont toujours surpris de voir que dans des contrées où les gens manquent de tout, les sourires ne manquent pas. Que dire des personnes que l’on croise chaque matin dans le métro ? Joie de vivre et bonheur flottent rarement dans l’air. Nos ancêtres vivaient eux aussi dans un monde plus dur que le nôtre et pourtant, il ne semble pas que la dépression faisait vraiment partie de leur quotidien. Il faut dire qu’avant, ce genre de « maladies de l’âme » n’avaient pas leur place. On serrait les dents et on faisait avec. Aujourd’hui, on reconnait la dépression comme une maladie et le baby blues, le blues hivernal et le summer blues sont brandis par les psychologues régulièrement. Un peu comme pour nous rassurer « non, nous ne devenons pas fous : c’est avéré, on manque de telle vitamine, de fer, de magnésium… » Bref, il n’y a pas une seule période de notre vie qui puisse en fin de compte nous rendre réellement… heureux.

A notre décharge, notre société est quelque peu devenue angoissante. Il faut répondre à un schéma dicté par on ne sait qui et s’en détourner, c’est prendre le risque d’être montré du doigt. Il faut à la fois s‘accomplir professionnellement, devenir un époux parfait, un parent modèle, être filiforme et avoir une vie sociale…

Après, comme toujours, il y a des exceptions à la règle. Et l’on peut se dire qu’il y a des gens doués pour le bonheur et d’autres, non. Et ce, indépendamment de nos expériences, bonnes ou mauvaises. Il y a juste des gens qui courent après l’allégresse et qui vont la dénicher peu importe où elle se trouve, malgré les coups durs. Et d’autres qui ne voient pas la joie, même quand elle frappe à leur porte…

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by LanA - dans Société
commenter cet article

commentaires