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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 15:16

Cela fait nombre d’années que l’on se plaint que les hommes ou les femmes politiques ne tiennent pas parole. Ils promettent monts et merveilles avant de se hisser sur les marches du pouvoir et, une fois le trophée obtenu, il ne se passe rien ou presque plus rien.

Il n’est pas un commentateur, un spécialiste du monde politique qui ne déplore cette attitude qui au bout du compte, fait perdre toute confiance et mène doucement mais sûrement aux partis extrêmes. Ceux-ci dénoncent à grands cris tous les mensonges et autres manipulations, se parant de toutes les vertus puisqu’ils n’ont jamais été aux commandes. Le sociologue Roland Cayrol avait lancé comme un cri d’alarme dans son ouvrage « Tenez enfin vos promesses ! » avant l’élection présidentielle de 2012.

Et pourtant, les choses ne bougent pas et l’on continue à ne pas dire la vérité ou à l’édulcorer. Alors, ces hommes et ces femmes politiques seraient-ils cyniques à ce point ? Nous mentiraient-ils impunément, la fin justifiant les moyens ?

Ou alors, seraient-ils victimes d’eux-mêmes ? Se pourrait-il qu’ils croient dans bon nombre de leurs promesses ? Le travailler plus pour gagner plus aurait-il été plus qu’un slogan de campagne ? La lutte contre le monde de la finance aurait-elle été plus que des paroles lancées dans le feu d’un discours d’un candidat enivré par le succès ?

Ne parler que de cynisme serait certainement aller trop vite en besogne et ainsi, jeter l’anathème sur tous ceux qui veulent accéder au pouvoir. Non pas que certains ne soient pas tentés de trahir leurs promesses sans aucun scrupule ou même qu’ils n’aient jamais songé à les tenir, mais il ne faudrait pas non plus être, nous citoyens, trop crédules !

Mais nous pouvons aussi nous interroger sur le cimetière des promesses non tenues. Pourquoi sont-elles aussi nombreuses à n’avoir jamais vu le jour ? Profonde réforme du droit du travail, de la santé, de l’école, de la fonction publique, grande réforme fiscale... Bref, beaucoup de rendez-vous manqués, reculades et autres renoncements...

Réformer un pays, et peut-être la France plus particulièrement, relève des arts de la guerre ; de l’intimidation, des manifestations plus ou moins agressives, souvent le recul, parfois la débâcle et la défaite. Et finalement, c’est la diplomatie qui intervient et qui signe l’acte de décès des promesses...

Et puis des freins de tous ordres comme l’Union européenne dont on doit tenir compte des directives, des tabous et autres acquis dont on sait qu’ils sont comme une ligne rouge à ne pas dépasser, voilà aussi ce qui peut conduire au renoncement des politiques, même ceux qui sont de bonne foi.

Oui, tout est toujours plus simple quand on est à l’écart du pouvoir. On voit tout ce qu’il faudrait faire ou ne pas faire. Les idées foisonnent, l’imagination est sans limite et sur le papier, le projet est brillant, sans défaut ou si peu... Et l’homme ou la femme politique peut se laisser griser par tant d’ingéniosité, sentiment qui se trouve renforcé avec l’approbation de citoyens conquis.

Et puis, face à la réalité, terrible réalité, le projet vole en éclats. Les idées se perdent dans l’océan des contraintes et des blocages pour finir par s’y noyer, il ne restera plus rien.

 

Est-ce une raison pour continuer ainsi ? Non, à ces hommes et femmes politiques d’écrire une histoire avec les citoyens, sans que cette histoire ne tourne au cauchemar !

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Published by Ambroisine - dans Politique
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commentaires

céline-aivitable 04/10/2013 09:32

Arrivez au pouvoir ,les hommes et femmes ,ne sentent plus comme la France d'en bas , les privilèges sont si agréable qu'on en oublie d'où l'on vient.

Réfléchissez, demain on vous nomme à la tête d'un groupe, vous gagnez plus que vous n'avez jamais gagné, penseriez vous aux autres?

Voudriez vous perdre cette place si précieuse?
Non ,vous sauveriez votre tête.
Le pouvoir grise.

Mais ne fait pas le bonheur.
L'homme est encore trop cupide, pour être garant d'un millier d'être vivant.

Et temps qu'il n'aura pas saisie l'essentiel de la vie , il ne sera que l'ennemi de lui même.

Ambroisine 04/10/2013 11:26



OUi toute la difficulté pour nos dirigeants de garder un pied dans la réalité ! Mais ils doivent faire cet effort pour ne pas continuer à perdre leurs électeurs...