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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 00:12

 

« Je me suis fait amincir le nez et raboter la mâchoire. Dans quelques mois, je me ferai débrider les yeux. » Le témoignage quelque peu effrayant d’une jeune Chinoise était diffusé, il y a peu, à la télévision. Depuis quelques années, les canons de beauté occidentaux ont envahi l’espace publicitaire asiatique et abîmé les visages et l’identité de leurs femmes. Mais le phénomène ne s’arrête pas au pied des podiums ; les employeurs chinois exigent très souvent des critères physiques qui feraient pâlir de jalousie ceux d’une grande agence de mannequinat. Pour devenir secrétaire ou vendeuse, taille, poids et profil deviennent aussi essentiels, sinon plus, que les qualifications professionnelles ou l’expérience. Pour devenir compétitives sur le marché de l’emploi, les jeunes Chinoises n’ont d’autre choix que de se plier à la dure loi du bistouri. La chirurgie esthétique y est banalisée et les opérations se pratiquent à la chaîne par des médecins pas toujours compétents.


Et la famille dans tout ça ? Cautionnent-elles de telles opérations, parfois, lourdes de conséquences ? Eh bien oui ! Les parents sont prêts à débourser des sommes faramineuses pour le bonheur de leur unique enfant. Et il n’est pas rare qu’une jeune chinoise reçoive pour son 16ème anniversaire sa première visite chez le chirurgien plastique. On pourrait se sentir flattées d’être ainsi copiées par des femmes au visage pourtant sublime, si le phénomène n’était pas aussi répandu et aussi grave.


Mais l’Etat le plus peuplé du monde ne s’arrête pas là ! Les villes occidentales reproduites à l’identique poussent depuis quelques décennies comme des champignons dans tout le pays. Ainsi la Chine possède sa Tour Eiffel, son château de Versailles, ses Champs Elysées mais aussi sa pyramide de Gizeh, son Buckingham Palace, et son Saint-Marc de Venise. Mais si nous nous offusquons et crions à la contrefaçon, pour les Chinois il s’agirait plus d’un hommage. Différence culturelle oblige. Le magazine Géo expliquait, d’ailleurs, cet été, que si dans nos esprits « « ouestiens » » la copie est synonyme d’espionnage et l’originalité largement plébiscitée, il n’en est pas de même dans la République Populaire chinoise, où l’imitation est, à elle seule, un art. Pas de quoi s’offusquer donc. Et après tout, ne serions-nous pas heureux, de notre côté, de pouvoir visiter la Grande Muraille de Chine (même une réplique) sans passeport ? 

 

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Published by LanA - dans Monde
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commentaires

click here 09/05/2014 14:18

My friends and I recently visited china for our business trip. And it was the best, trip journey we ever gone. I really surprised that they do not use English at all. And the complete transactions they are doing with their mother tongue.