3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 18:40

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Qui a oublié l’image du secrétaire d’État Colin Powell agitant sous le nez des photographes et par là-même du monde entier, la fiole contenant de l’anthrax irakien lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU en janvier 2003 ?

Personne et surtout pas les opinions publiques des pays concernés par une possible intervention en Syrie ! Le Royaume Uni a été le premier à faire machine arrière. Barack Obama veut consulter le Congrès et pour ce qui concerne la France, 64% des Français sont opposés à un engagement de notre Pays !

Mentir aux populations pour de bonnes ou de mauvaises raisons conduit à la situation que nous connaissons aujourd’hui ; une opinion défavorable à toute ingérence dans un pays, aussi en souffrance soit-il !

Pis, plus les tentatives pour convaincre les peuples de la nécessité d’agir se multiplient, plus la suspicion se renforce et l’impression qu’on veut les manipuler emporte tout sur son passage, les bons sentiments avec.

Car les vidéos mises en ligne sur l’attaque chimique commise sur le peuple syrien ne peuvent laisser indifférents. Comment ne pas être bouleversés par toutes ces malheureuses victimes, ces petits corps d’enfant placés côte à côte ?

C’est pourtant, non pas l’indifférence, mais une opinion publique incrédule qui se lève contre toute attaque ou « punition » du pouvoir syrien de Bachar el-Assad. Non pas que cette opinion lui accorde crédit ou ne le suspecte pas d’avoir perpétré ces crimes, mais le doute reste et risque de rester le plus fort.

Oui, il y aura toujours le doute que cette odieuse attaque au gaz sarin ait été lancée par des rebelles pour pousser les Occidentaux à réagir ! Pourtant, les experts ne pensent pas que les rebelles soient équipés pour mener de telles attaques. Quant aux preuves ? Elles pourront être les plus probantes possibles que les incertitudes continueront à faire œuvre de sabotage...

Et la finalité de l’action ? Les peuples n’ont pas été convaincus par les campagnes afghanes, irakiennes ou libyennes. Si le but premier a été atteint, à savoir chasser le pouvoir en place, pour la suite, on ne peut parler de victoire de la démocratie...

Car toute intervention représente un coût, en hommes et en moyens, qui ne laisse pas l’opinion indifférente...

Oui, cette histoire de fiole, mais elle n’est pas la seule, a entamé la confiance des peuples ; on ne ment pas impunément sans retour de bâton..  

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Published by Ambroisine - dans Monde
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