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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 09:42

IMGP0227C’est une histoire peu banale qu’a rapportée le site anglophone Slate. Peu banale oui, mais qui pourrait devenir plus courante dans les années à venir. Un homme, né suite à une insémination artificielle et élevé par deux femmes, rencontre une jeune fille lors de ses études universitaires. C’est le coup de foudre, le couple se marie et a trois enfants assez rapidement. Jusque là rien de bien extraordinaire. C’est quand le mari cherche ses origines que les choses se corsent. Il apprend que sa femme, née comme lui grâce à un don de sperme, est également… sa sœur. Il a posté son témoignage sur le site de conseil et ne sait pas à ce jour s’il doit informer sa famille de sa terrible découverte.

En même temps que l’Homme réussit à déjouer les lois de la biologie, il doit affronter bon nombres de questions éthique et morale. L’insémination artificielle est une grande avancée pour tous les couples qui ne peuvent concevoir un enfant par la voie naturelle. Mais du même coup, linterrogation sur l’anonymat ou non du donneur s’est posée.

Si l’on permet à une personne de connaître l’identité de celui qui lui a donné pour moitié la vie, certains donneurs verront des centaines d’héritiers frapper à leur porte. Comme l’histoire de ce Londonien, David Gollancz, né d’une insémination artificielle et qui, après enquête, a découvert que son père biologique n’était autre que le fondateur de la clinique dans laquelle il a été conçu et que cet homme pourrait être à l’origine d’entre 300 et 600 naissances ! On comprend bien qu’une telle personne n’aurait pas envie de voir débarquer sa nombreuse progéniture qui pourrait se réclamer d’une part de l’héritage. La levée de l’anonymat risquerait donc de refroidir les potentiels candidats au don de sperme. Car cet acte deviendrait équivalent à celui de mettre un bébé au monde et donc, à assumer pleinement la responsabilité d’une paternité.

Mais l’enfant dans tout cela ? C’est humain, nous avons tous besoin de savoir d’où l’on vient, à qui nous ressemblons et de connaître notre histoire. Et puis, au-delà même de ces questionnements existentiels, comment connaître les maladies génétiques dont nous pouvons être porteurs ou nos antécédents familiaux, si nous ne connaissons pas l’identité de nos deux parents ? Avons-nous le droit d’interdire à quelqu’un de vouloir rechercher ses racines ? Les interrogations ne manquent pas contrairement aux réponses.

Chaque fois que l’Homme se sent de déjouer les lois de la nature, il ouvre une boîte de Pandore…

 

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Published by LanA - dans Société
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