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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 14:09

Les préoccupations liées à l'environnement reviennent sans arrêt dans le débat public sans pour autant s'imposer.

Pourtant, on est tous de plus en plus conscients des problèmes liés au réchauffement climatique, à la pollution et à la nécessité de procéder à une transition énergétique.

 

Mais entre les bonnes intentions et la réalité, il y a un énorme fossé qui s'apparente d'ailleurs plus à un gouffre. Chacun a envie de voir évoluer les bonnes pratiques, celles qui respecteront la planète et qui éradiqueront la pollution. Quand il s'agit de trier les déchets, de ne pas gaspiller l'eau et autres petits gestes qui ne sont pas trop contraignants, l'adhésion est quasi unanime. 

 

En revanche, si notre mode de vie devait être profondément modifié, il n'est pas certain que l'adhésion soit aussi forte. Abandonner l'ère de la voiture, du transport aérien, des appareils ménagers gros consommateurs d'énergie... relève presque de la mission impossible. Alors, oui, il y a bien la voiture électrique mais qui n'est pas encore à la portée de toutes les bourses. Et pour ce qui est de l'habitat, sans coup de pouce de l'Etat, procéder à des travaux d'isolation ou s'équiper de panneaux solaires, est assez onéreux. Manger bio est réservé à ceux qui ont les moyens.  

 

En période de crise économique, les gouvermenents sont plus préoccupés des problèmes de court terme que des investissements de long terme. Le nucléaire dont on ne peut nier la dangerosité semble être un mal nécessaire et les recherches sur l'exploitation des gaz de schiste restent d'actualité, histoire de voir notre facture énergétique diminuer. C'est la principale préoccupation ; réduire les dépenses, surtout ne pas aggraver les déficits. Le reste n'est pour le moment que littérature ! ou presque !

 

Il est vrai que les lois de l'économie ne font pas forcément bon ménage avec les lois de l'écologie. Ou alors, que la volonté d'aller vers une économie verte soit prise à un niveau international. Et on en est bien loin ! La pollution continue joyeusement à régner et tout ce qui est fait pour la réduction des émissions de CO  demeure bien faible.

 

Faudra-t-il attendre pour réagir d'être au pied du mur, avec un changement climatique qui sera difficilement gérable, une pénurie des matières premières ? 

 

Ou alors la prise de conscience se fera-t-elle avant l'irréparable ? On peut rêver...  

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Published by Ambroisine - dans Société
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