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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 12:03

Oui, les résultats PISA 2012 (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) ne sont pas glorieux pour la France qui pointe à la 25ème place, perdant 5 places. Mais, est-ce vraiment une surprise ?

Ne nous répète-t-on pas depuis des décennies que l’école ne va pas bien, que le niveau des élèves ne fait que baisser, que les inégalités s’accroissent, que le diplôme du Baccalauréat est dévalué (...) ?

Le titre même de l’émission C dans l’Air proposée par France 5 et présentée par Yves Calvi « Formons-nous des cancres ? » était symptomatique ! Et les professionnels présents sur le plateau de reconnaître les graves difficultés auxquelles sont confrontées le personnel éducatif. On établit du reste toujours les mêmes constats : des professeurs mal reconnus et mal rémunérés, des disparités géographiques, des inégalités sociales, des programmes pas adaptés, un enseignement pas assez individualisé...

Bref, les reproches se succèdent, les mêmes, et rien ne change. Ah oui, on parle toujours de grandes Réformes, même de refondation, mais à l’arrivée, les choses ne bougent pas et pis, la situation se dégrade toujours plus !

Oh soyons bien conscients que les critiques sont plus faciles à formuler que les mesures concrètes à mettre en œuvre. Parce qu’il y a souvent en la matière des résistances, de la mauvaise foi, des souffrances... Et les critiques justifiées ou non ont fini par créer un climat de défiance. Tout le monde est sur ses gardes, le premier qui dégaine une mesure est tout de suite cloué au pilori. Il n’y a qu’à voir la réforme des rythmes scolaires qui, au départ, semblait faire consensus et à présent est l’objet de toutes les critiques. Oui, il y a un énorme problème de confiance, et cette confiance sera longue à revenir, la sensibilité des uns et des autres étant à fleur de peau.  

Parce que les jeunes qui sortent du système ont pour beaucoup des lacunes en français et en mathématiques, on se dit qu’il y a quelque chose qui cloche. Et ne parlons pas de l’histoire qui n’est plus chronologique, de la géographie où peu de jeunes sont capables de situer des villes françaises sur une carte, de citer les capitales de chaque pays...

On se rend bien compte que les bases sont galvaudées. Parce qu’on a voulu arrêter tout ce qui était trop répétitif, des dictées à en être saturés, des tables de multiplication et d’addition à répéter encore et encore jusqu’à en être gavés. Oui, il fut une époque où on martelait les connaissances pour qu’elles rentrent dans le crâne et à la fin, il en restait quelque chose. Maintenant, les dictées sont un tel désastre pour les élèves, qu’on ajoute plusieurs exercices pour sauver les notes !

Alors oui, il y a des efforts à faire pour redonner le goût d’apprendre aux élèves, pour améliorer le niveau, pour réduire le plus possible les inégalités sociales. Parce que les élèves des quartiers difficiles ont comme tous les autres enfants le droit de réussir. Parce que le Baccalauréat ne doit pas mentir sur le niveau réel des jeunes qui ensuite doivent affronter les études supérieures avec trop souvent des échecs à la clé.

Une pensée à tous les professeurs qui malgré les difficultés se donnent à leur travail et tentent, comme ils le peuvent, d’instruire nos enfants.

La jeunesse est une priorité, il en va de l’avenir de notre Pays...   

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Published by Ambroisine - dans Société
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