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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 17:57

IMGP0225

Après l’affaire du cheval dans les plats cuisinés, on assiste à une nouvelle affaire, celle d’un trafic de viande de cheval impropre à la consommation. Des animaux de laboratoire, 200 chevaux, se seraient retrouvés dans le circuit alimentaire. Les bêtes auraient été vendues 10 euros pièce par le groupe pharmaceutique SANOFI pour être revendus 300 euros. A n’en pas douter, une affaire juteuse pour les négociants !

Et tout cela par appât du gain, ce désir de vouloir gagner toujours plus, au mépris de toutes les règles sanitaires, quitte à rendre les consommateurs malades. Ces voyous n’ont que faire de notre santé, il n’y a que le profit qui compte, lui seul. Des euros collés à la rétine, ils sont prêts à tout, à défier les contrôles et les lois pour empocher les gains.

Combien sont-ils ces professionnels sans éthique ? Certainement plus que ce que l’on voit à travers les différents scandales qui éclatent (1 contrôle sur 3 révèle des fraudes alimentaires) mais fort heureusement à des degrés divers. Combien de restaurants fermés parce que l’hygiène y est déplorable ? Combien de produits dont nous sommes abusés sur la qualité ? (du fromage râpé qui n’en est pas...)

Oui, on pourrait penser que la filière n’est pas fiable et que nous sommes à la merci de truands. Heureusement, il y a des contrôles mais la baisse régulière des effectifs est alarmante. Et ces différentes affaires ont mis en évidence les limites de « l’auto-contrôle » un système pour pallier les carences en inspecteurs.

Et la colère légitime face à ces scandales s’évanouit quelque peu en regardant le reportage proposé par France sur Rungis, les maîtres du goût. Voir toutes ces femmes et tous ces hommes passionnés par leur métier- bouchers, poissonniers, fromagers – a été un moment de pur délice. Des agriculteurs eux aussi cherchant à produire dans les meilleures conditions, étaient comme une bouffée d’oxygène.

On était loin de l’univers du produire à moindre coût, de la mauvaise qualité et des mauvaises pratiques. Et les Chefs de grand restaurant de tester les produits, de découper une tomate ananas avec une délicatesse extrême ou de poser délicatement des pétales de capucine sur une préparation. Oui, il y a des professionnels qui veulent nous faire partager leur passion pour les bonnes choses.

Mais nous n’avons pas tous les moyens de nous offrir le saumon artisanal à plus de 40 euros le kilo ou le foie gras à 50 euros les 300 grammes. Oui la qualité se paie cher, parfois trop cher.

Après, il est toujours possible de trouver des producteurs locaux en qui nous pouvons faire confiance, le boucher de quartier qui déçoit rarement...

 

Mais il existera toujours des professionnels qui tenteront de se glisser entre les mailles du filet sanitaire et là, nous sommes démunis. 

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Published by magtuttifrutti - dans Société
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