Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 11:35

Crimee---Blog.jpg

Capture d'écran France24

Alors que les dirigeants russes ont envoyé des troupes russes en Crimée et que bon nombre de nations dénoncent la violation du droit international, on assiste à un bras de fer dont on ne sait encore quelle en sera l’issue. Quoique !

Sur le terrain militaire, si le conflit devait s’envenimer, à part les Ukrainiens, qui irait défendre les frontières de cet Etat ? Qui peut décider si cette nation doit rester unie ? Ce sera bien à l’Ukraine de décider de son sort par la voix du peuple, à condition que la procédure de consultation ne soit pas entachée de fraude…

Mais ce qui semble être l’arme la plus redoutable pour tous les pays qui se mettent hors du jeu des règles internationales, c’est bien l’arme économique. Parce que l’on sait bien que la diplomatie ne peut pas tout, et qu’elle peut vite montrer ses limites…

L’asphyxie économique d’un pays est une arme puissante ! Cela fut le cas en Iran qui, Etat exsangue, a renoué le dialogue sur le nucléaire. Il en sera tôt ou tard de même avec la Syrie qui finira par plier sous le coup des blocages et autres mesures restrictives.

Et sur l’affaire ukrainienne, le Président russe, Vladimir Poutine, a ordonné aux militaires sur la frontière avec l’Ukraine, de rentrer dans les casernes. Cette décision n’est-elle pas guidée par une place financière qui avait plongé hier et un rouble qui avait brutalement chuté ? Tout cela n’était pas de bon augure et un pouvoir ne peut pas rester insensible à ces menaces économiques.  

A moins de vivre dans l’autarcie d’une Corée du Nord, les pays ont besoin de l’oxygène des marchés financiers. Et ceux-ci étant d’une grande volatilité, un grain de sable dans les rouages et un pays se retrouve en proie aux plus grandes difficultés.

Oui le monde a évolué et l’économie conduit de plus en plus les affaires internationales. De plus en plus, les pays dépendent des uns des autres, la forte demande énergétique, le besoin de croissance pour survivre, tout concourt à renforcer des liens plutôt qu’à les détruire. L’économie prend de plus en plus le pas sur le politique.

Est-ce un progrès ?

On pourrait le penser bien que des terrains de guerre soient toujours là, tenaces et qui échappent aussi à  ces logiques économiques (la plupart des guerres civiles qui minent l’Afrique…). Et puis, des pays en crise qui doivent faire des efforts peuvent avoir des envies de se libérer du carcan économique et tenter des aventures suicidaires…

A l'inverse, l’économie parfois, loin d’imposer la paix, peut aussi provoquer des rancœurs et finir par être à l’origine de conflits. Il n’y a qu’à voir l’animosité qui grandit parmi les populations vis-à-vis des pays qui, se défiant des lois sociales et des lois environnementales, donnent dans la compétitivité jugée de plus en plus déloyale. Et sans aller loin, en Europe, la polémique sur les travailleurs détachés ou cette comparaison incessante avec l’Allemagne qui fait monter des tensions… On voit les nationalismes exploser au cœur de l’Europe dont on verra probablement la traduction dans les élections européennes du mois de mai.

 

Oui, l’arme économique est devenue une arme redoutable et redoutée… Si elle peut faire plier des pays, elle pourrait devenir aussi source de conflits…

Partager cet article

Repost 0
Published by Ambroisine - dans Monde
commenter cet article

commentaires