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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 16:13
Elections européennes 2014 : cynisme ou naïveté des politiques ?

Cette fois les résultats définitifs sont tombés concernant les élections européennes 2014 : le FN à 24,85%, l’UMP à 20,80 %, PS à 13,98 %...

Tous les politiques reconnaissaient dès hier soir le succès du Front national à ces élections, malgré une forte abstention (57,57 %).

Et là d’entendre l’émoi, la consternation de ces mêmes personnes politiques : « c’est un choc » disait l’une, « un séisme » renchérissait un second, « une éruption volcanique » lançait un troisième, « une pluie acide » s’épanchait un quatrième…

Bref, cette annonce d’un FN qui vient prendre la première position semble avoir pris par surprise le monde politique, comme si rien n’avait laissé présager un tel score ! Cette apparente stupéfaction est-elle sincère ou serait-elle feinte ? Les femmes et hommes politiques auraient-ils fait preuve d’une grande naïveté ou alors nous livreraient-ils un spectacle pour ne pas reconnaître leurs responsabilités dans ce qui vient de se dérouler ?

Pourtant, les sondages des derniers mois avaient très souvent donné le FN gagnant, ou au coude-à-coude avec l’UMP. En revanche, le PS n’était jamais en bonne position. Certes, il est plus bas que prévu mais vu la cote de popularité du Président de la République, il ne fallait pas être devin pour imaginer une « branlée » selon les propres termes du Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis.

Et puis, il y a tant de colères et de ressentiments parmi les citoyens que l’occasion n’était-elle pas rêvée de les exprimer hier aux municipales, aujourd’hui aux européennes, voire demain aux régionales ?

Parce que les résultats économiques ne sont pas là. Le Président de la République avait promis une inversion de la courbe du chômage et celle-ci n’est pas venue. Il a senti un retournement économique et dans la foulée, l’INSEE a annoncé une croissance nulle au premier trimestre. Et puis, un pacte de responsabilité qui tarde à se mettre en place, un ras-le-bol fiscal qui continue à irriter le contribuable même si des promesses ont été faites. Que valent-elles en ces temps de difficultés économiques où la chasse au moindre euro est lancée pour renflouer les caisses de l’Etat ?

Mais l’opposition n’est pas en reste avec l’affaire Bygmalion qui jette le trouble et le doute sur l’honnêteté des dirigeants du parti. Même si pour le moment, seule une information judiciaire a été ouverte, l’image est désastreuse parmi l’opinion… Du reste, l’ancien premier Ministre, François Fillon parlait « d’atteinte à la crédibilité » de l’UMP et que « son honneur était mise en cause »…

Et si l’on en s’en tient à la campagne même des élections européennes, il y eut beaucoup de critiques de la part des uns et des autres, même des plus convaincus, ce qui ne pouvait que conforter les électeurs à faire un bras d’honneur à cette Union européenne qu’ils accusent de tous les maux.

Alors à ceux qui ne croient pas ou plus en l’Union européenne, leur expliquer que le vote FN avec sortie de l’euro mènerait au chaos, mais c’est justement le chaos qu’ils cherchent !

Jusqu’aux médias qui s’y sont mis pour exciter un peu plus des électeurs déjà en état de surchauffe ! Les dernières péripéties de la famille Dibrani et de la jeune Leonarda qui ont demandé des passeports croates pour mieux revenir en France n’ont pas dû arranger l’image de l’espace Schengen !

Oui ces résultats, s’ils ont vraiment surpris la classe politique, on peut leur reprocher une bien grande naïveté ! Mais, celle-ci arrange, elle évite de parler des responsabilités, des défaillances, des renoncements… 

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Published by Ambroisine - dans Politique
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commentaires

DutermeJulien 27/05/2014 19:30

Exactement, c'est le chaos que nous cherchons ! Envoyer ce vieux monde croulant dans les flammes et construire, demain, une société nouvelle.
Je suis jeune, viens de conclure mon parcours universitaire, et n'ai pas envie de passer une existence sans éclat à l'image de nos aînés. Notre référence n'est pas cette couille molle de Maurras ou l'énervé Poujade, c'est Jünger ! Notre désir est l'action nationaliste.