Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 19:24

C’est avec stupeur que la nouvelle est tombée ; à Peyriac-de-Mer (Aude), deux filles de 13 ans auraient eu le projet d’assassiner la famille de l’une d’elles !

Evidemment, comme l’ont souligné à plusieurs reprises les criminologues interrogés, de telles situations sont exceptionnelles…

En l’espèce, on ne connait pas les motivations des deux gamines, mais on a vu, en d’autres lieux, des adolescents liquider leur famille.

Alors que la rue fait peur, - le sentiment d’insécurité progresse à chaque sondage - c’est bien à la maison où l’on se sent le plus à l’abri. Là où l’on peut relâcher la pression, se sentir en sécurité…

Et pourtant, la maison peut être aussi l’antre du diable, le lieu d’un cauchemar permanent ou le témoin d’un drame …

Il y a déjà les accidents domestiques qui causent près de 22 000 morts par an et qui se trouvent être la première cause de mortalité chez les plus jeunes ; chutes, électrocutions, intoxications, brûlures… Oui, les pièges sont nombreux ; une casserole d’eau bouillante qui bascule, une prise de courant non protégée où le petit dernier peut mettre le doigt, un tapis de baignoire glissant… Les exemples sont nombreux où la vie d’une famille a basculé en quelques secondes, par un manque d’attention ou un geste maladroit…

Mais la maison peut se transformer en ce que l’on redoute le plus à l’extérieur : les agressions. Le plus terrible est que là où l’on pourrait s’attendre au réconfort, à la sérénité, c’est la terreur qui règne dans le cocon devenu enfer.

Les violences conjugales sont un fléau et les chiffres sont effarants : on recenserait chaque année 201 000 femmes victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur conjoint. Là nous sommes dans des chiffres officiels mais combien échappent aux statistiques ? Et combien vivent sous la coupe de ce que l’on appelle un tyran domestique ?

La violence faite aux enfants est aussi un scandale quand on sait que chaque jour 2 enfants meurent sous les coups de leurs parents…

Oui, le nid que l’on voudrait douillet est pour certains un lieu des plus grandes souffrances. Les victimes vivent  l’horreur à l’abri des regards et les liens affectifs avec le bourreau sont si forts que la mort est souvent la seule délivrance. Fort heureusement, certaines victimes arrivent à échapper au pire et à trouver refuge… ailleurs, loin du foyer cauchemar.

C’est un paradoxe pour une société qui voit le danger toujours à l’extérieur du foyer alors que le pire peut se produire à l’intérieur… 

Partager cet article

Repost 0
Published by magtuttifrutti - dans Société
commenter cet article

commentaires