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Mardi 18 juin 2013 2 18 /06 /Juin /2013 16:58

Confiance ou plutôt le manque de confiance sont encore une expression à la mode dans notre société, ces derniers temps. Un dossier avait même été consacré à ce sujet dans le magazine Marianne du 25 mai dernier. Peu de corporations ont les faveurs de l’opinion et plus on s’éloigne de la sphère privée, plus la défiance est de mise.    

On entend partout, de la sphère économique à celle de la politique, que la perte de confiance est un problème et que si celle-ci était retrouvée, notre Pays se porterait mieux...

En même temps, la confiance ne se décrète pas, comme la croissance économique et toutes les affaires politiques et autres scandales sanitaires ont entamé celle-ci au point que la société s’est bloquée. Et les colères et autres frustrations se traduisent dans les quelques élections, tel le premier tour des législatives dans le Lot-et-Garonne où le Front National flirte avec la victoire. Après l’affaire Cahuzac, on pouvait se douter qu’une sanction allait intervenir mais au-delà, c’est toute la classe politique qui est remise en cause.

Ce lien qu’est la confiance est un lien bien fragile ; il est plus vite défait que construit. Un problème et celui-ci disparaît illico. Une fraude alimentaire discrédite non seulement une entreprise, mais aussi toute une filière. Un scandale sanitaire comme le mauvais conditionnement d’un médicament et la méfiance resurgit jusque sur les médicaments génériques. Des affaires politiques et c’est tout le milieu qui est considéré comme vérolé...

C’est ainsi et on peut essayer de relativiser, la confiance n’en fait qu’à sa tête ; elle met du temps à s’installer et peut déserter brutalement. Pour le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV, la France est en train de perdre pied.

Alors on parle d’exemplarité, d’éthique, de déontologie, de transparence...

En politique, c’est même devenu obsessionnel chez les élus qui prônent exemplarité et transparence. Après, pour traduire les intentions dans une loi, c’est une autre histoire. Mais la volonté de restaurer cette confiance semble bien réelle et chacun est bien conscient de la nécessité et de l’urgence. En ce sens, la loi sur la transparence de la vie politique, la lutte contre l’évasion fiscale...

Pour l’économie, cette confiance peut se rétablir sous l’effet de mesures fortes, de signaux positifs qui redonnent l’espoir. Oui, l’espoir donne l’envie de consommer aux consommateurs, aux entreprises d’investir. Pour le moment, les conditions ne sont pas réunies. Trop d’incertitudes planent (http://www.magtuttifrutti.com/article-incertitudes-quand-une-societe-se-bloque-118273200.html), le brouillard d’angoisses qui s’est installé, n’arrive pas à se dissiper. Au pouvoir en place de lever les doutes qui ne font qu’alourdir l’atmosphère...

 

Il en faudrait peu pour que la confiance ne fasse un retour triomphal dans notre société. Chacun a besoin de croire en l’avenir, de balayer les craintes et autres peurs qui l’assaillent. Et comme l’oubli, pour ne pas dire l’amnésie, nous guette tous, la confiance sera pour demain, ou après-demain... 

Par Ambroisine - Publié dans : Société - Communauté : commentaires sur actualité
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Dimanche 16 juin 2013 7 16 /06 /Juin /2013 17:05

La présomption d’innocence, principe fondamental de notre système judiciaire, semble de plus en plus bafouée et ce, pour le plus grand bonheur des médias...

Telle une pluie d’obus, la mise en cause des personnes publiques est de plus en plus médiatisée et il ne se passe pas un mois sans que l’on soit confronté à l’ouverture d’une information judiciaire, à une mise en examen ou tout simplement à une mise en cause sans intervention de la justice. Et ce ne sont pas pour des broutilles que ces personnes publiques sont dans l’œil du cyclone judiciaire : proxénétisme en bande organisée, escroquerie en bande organisée, abus de faiblesse... Inutile de citer les noms, chacun retrouvera les personnes concernées...

C’est bien souvent un coup de tonnerre quand une personne publique, hommes ou femmes politiques, patrons d’industrie (...) est concernée par une infraction et le tribunal médiatique va très vite en besogne. Bien entendu, il y a toujours un petit rappel à cette présomption d’innocence, histoire de donner le change, mais l’insistance et le développement des faits aboutissent le plus souvent à une condamnation avant toute décision judiciaire.

Après le passage des médias sur une affaire, le doute n’est plus permis : la personne qui fait l’objet de tout acte de procédure, est clouée au pilori. Pas moyen d’y échapper, et la présomption d’innocence n’est plus qu’une petite ritournelle que le brouhaha de la culpabilité étouffe.

Alors, que se passe-t-il ensuite ?

La procédure peut être menée à son terme et s’il y a condamnation, cela ne fait que renforcer ce qui a été répété pendant des mois, voire des années. Donc, rien de neuf sous le Soleil !

En revanche, si le soufflé retombe et qu’un non-lieu intervient, la décision passerait presque inaperçue. La nouvelle n’est pas intéressante à relayer, qui cela va intéresser ? Pis, la condamnation dans les esprits ayant déjà fait son œuvre, la décision ferait presque douter de l’impartialité de la justice, à penser comme Jean de La Fontaine « selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » !

Les hommes ou les femmes qui ont eu à faire face à ce lynchage médiatique en gardent des traces indélébiles. Du reste, peu importe qu’il s’agisse de personnes publiques ou du citoyen lambda. Cette protection édictée par le législateur n’est pas inutile et devrait pouvoir être mise en œuvre de manière plus efficace.

Souvent, le secret de l’instruction est lui aussi bafoué, ce qui ajoute à l’acharnement médiatique.

 

Sans entrer dans une opacité qui serait nocive, il doit bien être une demi-mesure où chacun puisse garder son honneur sans pour autant échapper à la Justice... 

Par Ambroisine - Publié dans : Société - Communauté : commentaires sur actualité
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Vendredi 14 juin 2013 5 14 /06 /Juin /2013 12:41

retraite - blog

Cette fois, on y est : la réforme des retraites est lancée. Après la foire aux idées (http://www.magtuttifrutti.com/article-reforme-des-retraites-la-foire-aux-idees-est-lancee-116092383.html), le rapport Moreau est remis ce jour au Gouvernement et suivra la Conférence sociale, les 20 et 21 juin.

La potion sera-t-elle amère ? Il semblerait que oui, et le terme magique pour adoucir le traitement de choc est : justice ! C’est le mot d’ordre depuis plusieurs mois et on aurait envie de dire : c’est le moins que l’on puisse attendre d’une réforme ! Que chacun participe à la hauteur de ses moyens, que ceux qui ont été les plus exposés dans la vie professionnelle soient protégés, que les petites retraites soient épargnées...  

Mais, entre le principe de justice et la réalité, on entre dans une "autre dimension"...

Déjà, chacun a son idée de l’équité. Qui va avouer que son sort est enviable, qu’il peut faire des efforts ? Là, on plonge dans un monde merveilleux où ceux qui se sentent privilégiés vont se lever et crier haut et fort : "Oui, moi, moi, je peux travailler plus longtemps ! ","Moi, je peux voir ma pension baisser sans problème ! "

Mais, on redescend vite sur Terre et on sait déjà que beaucoup vont se sentir lésés. Certains diront qu’’ils ont assez travaillé, que leurs conditions de travail ont été pénibles, qu’ils ont cotisé pour les autres et que maintenant, c’est à leur tour de profiter de la vie... Alors, la réforme, ce sera surtout et avant tout pour les autres, chacun espérant échapper au dispositif et pensant de bonne foi, qu’il est le plus mal loti...

Au-delà même du ressenti, le principe de justice va se briser sur les récifs de la réalité.

Ce qui semble être le premier obstacle à cette équité ; l’hostilité d’un possible rapprochement des régimes du privé et du public. Si la CFDT se montre favorable à une certaine convergence, il est d’autres syndicats, dont la CGT, qui ont marqué leur refus. Et quand on connait les moyens de pression, la France risque de se trouver paralysée si le Gouvernement se dirige dans cette voie... Et ne parlons pas des régimes spéciaux qui comme leur nom l’indique, sont dérogatoires et qui sont considérés comme sacrés.  

De même, la notion de pénibilité est un concept complexe, qui relève d’éléments objectifs et subjectifs. Alors si l’on peut s’accorder sur certains critères indiscutables, comme le travail de nuit, une exposition à des produits toxiques, il y aura bien d’autres situations plus contestables. D’où pourra naître l’injustice...

Ainsi, même si la volonté affichée est de faire une réforme des retraites juste, la réalité risque d’être tout autre et le ressentiment inévitable. Du reste, 67 % des Français ne pensent pas que cette réforme sera faite dans la justice (enquête BVA du 7 juin 2013).

Les partenaires sociaux ont les cartes en main ; démentiront-ils les prévisions ou renforceront-ils le sentiment d’injustice largement répandu dans la société française ? 

Par Ambroisine - Publié dans : Economie - Communauté : commentaires sur actualité
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Mercredi 12 juin 2013 3 12 /06 /Juin /2013 18:26

Si la loi relative à la transparence de la vie publique en cours d’élaboration n’ira pas aussi loin que l’avait promis le Président de la République, elle aura au moins le mérite d’améliorer le système actuel. Certes, il n’y aura pas de publication du patrimoine, mais une consultation sera possible. Ce n’est pas encore la transparence totale, on aurait pu se douter que les députés n’allaient pas se mettre une balle dans le pied ! Sauf qu’il leur faut faire tout de même des avancées pour que les électeurs aient l’impression que l’on est sur la bonne voie, pas sur une voie de garage.

Et cette longue marche vers une transparence non pas totale, mais suffisamment importante pour que la corruption soit bannie, est bien engagée.

Car au-delà de la législation, les femmes et les hommes politiques savent désormais que tout peut se savoir. Les secrets seront de plus en plus difficiles à garder, la moindre fuite et le pot aux roses sera découvert...

On peut compter sur les médias prêts à investiguer, une justice qui ne s’en laisse plus conter et des citoyens de plus en plus remontés contre les dérives. On sent monter parmi la population une colère contre ses élites et le « tous pourris » fait recette.

Il faut bien avouer que la crise économique favorise cette défiance envers ceux qui tiennent le pouvoir ; ils n’ont plus le droit à l’erreur depuis que leur impuissance à résoudre les difficultés économiques est aussi flagrante.

Il semble peu probable que les dérives qui ont pu se pratiquer hier n’auront plus cours demain ; telles des primes en liquide versées à Claude Guéant alors que ces pratiques étaient interdites. Mais il y avait eu un certain laissez aller et puis, qui le saurait ? Qui dénoncerait ? Après tout, il y avait tant de gaspillages, alors un peu plus ou un peu moins, cela ne se verrait pas...

Également, il est fort à parier que des cas comme Jérôme Cahuzac ne se reproduiront plus. Qui va oser se présenter en ayant un compte caché à l’étranger, ou d’autres affaires aussi peu reluisantes ? Ce ne sera pas parce que la vertu aura soudainement touché le personnel politique, mais la peur d’être découvert, elle, sera bien réelle...

Quelques-uns pourront toujours se croire plus malins et tenter de mettre la main dans le pot de confiture avec le risque d’être découverts et sanctionnés. Il faudra être sans scrupule pour endurer le lynchage médiatique qui, dans ce cas, se mettra en place. Mais ceux qui auront dévié ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas...

De même, ceux qui, comme dans l’affaire Tapie, disent qu’ils ont agi par imprudence, non par malhonnêteté : et bien, la prudence sera de rigueur dans le futur ! Qui se lancera dans une telle aventure ?

Alors, oui, on peut dire que cette moralisation tant espérée de la vie publique est en train de se répandre et ne s’arrêtera pas en si bon chemin. 

Par Ambroisine - Publié dans : Politique - Communauté : commentaires sur actualité
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Lundi 10 juin 2013 1 10 /06 /Juin /2013 19:30

caddie blog

Si nous avions eu encore quelques illusions sur ce que nous avalons au cours de nos repas, les deux dossiers de Marianne et du Point de la semaine dernière nous les auraient enlevées...

Ainsi, le prix étant la seule obsession des distributeurs, les industriels de l’agroalimentaire ont laissé la qualité sur le bord de la route ! Alors, on pourrait nous rétorquer qu’il fallait s’en douter et qu’il n’y a là aucun mystère : plus le prix est bas, plus la qualité s’en ressent ! Cela est mathématique. Mais moins de qualité, cela équivaut-il à aucune qualité ? Car en lisant les articles de ces deux hebdomadaires, on bascule carrément dans le mauvais, tout ce qui se fait de pire en matière de consommation. Et bien évidemment, on a encore à l’esprit la fraude des lasagnes au cheval... Mais d’autres exemples sont cités : du curry qui contient du jaune de méthyle, des faux fromages dans les hamburgers, du porc gavé aux antibiotiques....

Alors, dès qu’un scandale éclate, on se détourne des produits incriminés, on les boude pendant quelques mois puis lentement, la publicité aidant, on y revient....

Les revues notent la diminution sensible des petits commerces : le poissonnier, le boucher, le fromager... Ceux qui restent, connaissent un énorme succès, ce que l’on peut comprendre. Certains de ces artisans donnent dans le haut de gamme ; si l’on peut espérer trouver la qualité, il faut bien avouer que les prix s’envolent. Alors certains peuvent fréquenter ces boutiques quotidiennement, d’autres se feront plaisir à certaines occasions et pour d’autres, beaucoup d'autres, ils ne pourront que saliver devant les vitrines appétissantes...   

Alors, oui, pour de nombreuses familles, la grande surface est devenue incontournable pour des raisons de budget. Car l’idée de départ était simple : acheter en grandes quantités permettait de faire baisser les prix. Mais qui pouvait se douter que peu à peu la course au profit allait prendre le dessus, conduisant à la malbouffe ? Parce que les enquêtes amènent à ce constat amer !  

Pour ne pas plomber complètement l’ambiance, les magazines exposent quelques partenariats avec des entreprises artisanales bio qui donnent de quoi espérer. Ouf, nous pouvons respirer ! Mais attention que ces exemples ne soient pas qu'un simple affichage pour mieux nous faire ingurgiter des produits bas de gamme. 

 

Les consommateurs ont toujours la possibilité de privilégier des produits, non pas pour le prix mais pour la qualité, à condition qu’ils soient informés de ce que contiennent leurs assiettes. Et cela est une autre histoire... 

Par Ambroisine - Publié dans : Société - Communauté : partage
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  • : 24/10/2011
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